Généralité
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Plusieurs études ont été réalisées in vitro et in vivo pour montrer ces activités comme l’effet des
fucoxanthines (famille des caroténoïdes) extraites des algues brunes telle que l’Undaria
pinnatifida, Laminaria japonic, Laminaria religiosa et Petalonia binghamiae. (HARPER.,
2001). Ces dernières ont montré un pouvoir antioxidant et anti-cancéreux, inhibant des cellules
de neuroblastome et des cellules cancéreuses du côlon. (FUNAHASHI ., 2001)
Les algues rouges telle que Kappaphycus striatum, Chondrus crispus, Gigartina pistillata
présentent une activité antivirale contre la grippe B, le virus des oreillons, l’herpès Simplex. Ces
carraghénanes, qui sont des polysaccharides sulfatés, présentent également des propriétés
anticoagulantes, antitumorales et immunomodulatrices. (YASUHARA., 2010 ; FALLER., 2011)
Parmi les propriétés des chlorophycées, on citera une activité antimicrobienne et antifongique
chez Ulva lactuca. Cette dernière inhibe la croissance des bactéries Gram négatif Enterococcus
faecalis, Klebsiella pneumoniae et Enterobacter aerogenes et de la bactérie Gram positif
Staphylococcus aureus et Bacillus cereus. (CHOUIKHI., 2013; VILLARREAL-GOMEZ., 2010)
L’une des applications récentes des algues vertes est leur utilisation comme système
d’expression de protéines recombinantes à but thérapeutique. Dans le domaine de la cosmétique,
les algues sont largement utilisées pour leurs propriétés texturantes en particulier les
carraghénanes. Les algues sont aussi susceptibles d’être utilisées en tant que principe actif pour
des gels tonifiants et gommants, des crèmes antirides de massage, ou de protection solaire. Où
Les molécules algaires actives sont alors l’acide alginique, les phlorotannins, les fucoïdanes et
les fucoxanthines. (PEREZ., 1997 ; FALLER., 2011)
II. Les polyphénols
Les polyphénols, dénommés aussi composés phénoliques, sont des molécules spécifiques du
règne végétal et qui appartiennent à leur métabolisme secondaire (MOMPON et al., 1996). Leurs
fonctions ne sont pas strictement indispensables à la vie du végétal, cependant ces substances
jouent un rôle majeur dans les interactions de la plante avec son environnement (RICHTER.,
1993), contribuant ainsi à la survie de l’organisme dans son écosystème. (MARTIN et al., 2002).
Le terme « phénol » englobe approximativement 10 000 composés naturels identifiés
(DRUZYNKA et al., 2007). L’élément structural fondamental qui les caractérise est la présence
d’au moins un noyau phénolique à 6 carbones (figure I.1), auquel est directement lié au moins un
groupe hydroxyle (OH) libre ou engagé dans une autre fonction : éther, ester ou hétéroside
(BRUNETON., 1999).
Généralité
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Figure I.1 : Structure du noyau phénol
Les composés phénoliques des végétaux sont issus de deux grandes voies d’élaboration de cycles
aromatiques, la voie shikimate (également responsable de la synthèse des acides aminés Phe et
Tyr) et la voie polyacétate, qui consiste en la condensation de molécules d’acétylcoenzyme A
(GUIGNARD., 2000). Cette biosynthèse a permis la formation d’une grande diversité de
molécules qui sont spécifiques d’une espèce de plante, d’un organe, d’un tissu particulier
(BRUNETON., 2008).
II.1. Classification des polyphénols
La classification des polyphénols est basée essentiellement sur la structure, le nombre de noyaux
aromatiques et les éléments structuraux qui lient ces noyaux. (CLIFFORD., 1999).On peut
distinguer deux catégories : les composés phénoliques simples et les composés phénoliques
complexes (D’ARCHIVIO et al., 2007).
II.1.1. Polyphénols simples
II.1.1.1 Acides phénoliques
Ce sont des composés organiques possédant au moins une fonction carboxylique et un hydroxyle
phénolique. Ils sont représentés par deux sous-classes μ les dérivés de l’acide hydroxybenzoïque
et de l’acide hydroxycinnamique (BRUNETON., 2008).
 Dérivés de l’acide hydroxybenzoïque (C6-C1)
Ces acides sont très communs aussi bien sous forme libre que sous forme combinée à l’état
d’esters ou hétérosides (SKERGET et al., 2005). Cette catégorie est abondante dans les végétaux
et les aliments, notamment les épices, les fraises, certains fruits rouges et l'oignon dans lesquels
les concentrations peuvent atteindre plusieurs dizaines de milligrammes par kilogramme de fruits
frais (MANACH et al., 2004).
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