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L’enquête sur le mode d’acquisition des bateaux avec les armateurs pratiquant la pêche
sardinière, révèle que l’investissement dans ce secteur a connu 2 phases différentes :
❖ Première phase [1982-1999]
L’investissement durant cette phase est basé sur l’autonomie financière, en d’autre terme,
l’autofinancement. En effet, ce mode de financement est le résultat de l’absence de la stabilité
économique et sécuritaire des années 80 et 90, et par ailleurs, l’absence d’une politique
d’investissement ciblant les outils, le matériel de pêche (pièces de rechanges), la vulgarisation et
la formation dans ce secteur (MPRH, 2003).
Durant cette période, les armateurs qui ont investi leurs fonds propres exclusivement sont au
nombre de 24, soit 57 % du panel.
❖ Deuxième phase [2000-2017]
Au niveau du port de Zemmouri El Bahri, l’investissement dans les bateaux sardiniers
commence à revivre durant cette phase ; puisque le secteur de la pêche a connu une relance par
la création du Ministère de la pêche en Décembre 1999. Ce dernier, dans le but d’accélérer le
développement du secteur, a suivi une politique de soutien financier (Financement mixte). C’est
une politique de développement axée sur la promotion et le soutien à l’investissement en opérant
de profondes réformes touchant aussi bien le système bancaire (FAO, 2014).
Durant cette période, 15 navires ont été achetés à partir des fond propres, soit 36% de l’ensemble
(cette manière d’achat est différente de celle de la première phase, le bateau est possédé par deux
armateurs ou plus qui sont en association). Les trois armateurs restants, soit 7% des enquêtés ont
bénéficiés du système de subvention publique dans le cadre de la relance économique du secteur
de la pêche, par le biais de l’ANSEJ (10% fonds propres, 20% d’aides publics sans intérêts et
70% crédits bancaires à taux bonifié).
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Etude des indicateurs socio-economiques de la pecherie sardinière dans le port de Zemmouri El Bahri (Boumerdes) - 44/70

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