différences très nettes par rapport aux spécimens d’origine atlantique)
et les bancs aujourd’hui découverts témoignentde
la presence
certainement
permanente d’O. nigra dans la région algerorse.
.
Une telle permanence
et
l’existence de populations importantes
prouvent que les conditions écologiques locales sont favorables a_cette
espèce. Nous avons commencé une étude de ces cond1trons écologiques.;
Il semble bien que la présence d’eau à caractère atlant1que
ne
sort pas
une condition suffisante à la présence de l’espèce. O. mgm n’a, en effet,
pas
été récolté enmer d’Alboran alors que la mer d’Alboran
se distingue
du reste de la Méditerranée par son caractère atlantique tant en ce qu1
concern—e
les eaux que pour les peuplements bentbiques. Entre 84
et
1116 m. (et donc à des profondeurs normalement atteintes par O. mgm)
SIBUET (1974) ne la signale pas. De plus l’absence de cette espèce dans
les relevés faunistiques concernant la Baie de Bou—Ismail (travaux c1tes
de DIEUZEIDE, LE GALL et FALCONETT1) semble bien montrer qu’elle
n’existe pas en bancs denses dans cette bai-e voisine de celle d’Alger. Il
pourrait donc y avoir sur les côtes algériennes des zones qui abritent O.
m'gm et d’autres qui ne le font pas. Néanmoins le fait qu’O. m'gm n’ait pas
été citée ni dans la baie d’Alger ni ailleurs sur les côtes d’Algérie par
VAISSIERE et FRED] (1963) nou incite à la prudence. C’est pourquoi nous
désirons entreprendre la recherche de cette espèce sur toutes les côtes
algériennes et en particulier sur les fonds antérieurement décrits par les
auteurs
cités. Une éventuelle installation récente en certaines régions
pourrait alors être mise en évidence et contribuerait à une meilleure
définition écologique de cette Opbiure en Méditerranée.
Si
faute
de
documents TORTONESE (1949)
s’abstenait d’inclure
O. nigm dans les espèces méditerranéennes et donc d’y donner sa répartition batbymétrique nous possédons aujourd’hui quelques données qui
nous
permettent de l’esquisser. Les exemplaires connus des côtes tuni—
siennes (CHERBONNIER, 1956) ont été récoltés à 50 et à 250 mètres,
celui des Baléares à 40 mètres (CHERBONNIER, 1958). GUILLE (1964 b)
donne les références de 30 à 35 mètres pour les deux individus signalés.
PETIT (1972). quand à lui, indique << entre 17 et 20 mètres» pour le
spécimen qu’il avait dragué. Les limites des bancs reconnus en Baie
d’Alger sont de 5 à 22 mètres. La récolte de PETIT, également en Baie
d’Alger, entre parfaitement dans ces limites. Mais toutes les autres
découvertes ont été faites à des profondeurs plus importantes, ce qui
tendrait à confirmer que les bancs d’O. m'gm d’Alger correspondent à
des conditions particulières en Méditerranée. Notons néanmoins que selon
MORTENSEN (1927) les limites batbvmétriquœ de cette ophiure sont de
0 à 400 mètres dans l’Atlantique. En partant de ces nouvelles valeurs
les bancs d’Alger s’intègrent parfaitement dans la distribution générale
connue
pour cette espèce.
Outre la présence de deux individus à Banyuls—sur-Mer, GUILLE
(1964 b) décrivait l’un d’eux. Il notait quelques «variations morpholo—
giques » entre son spécimen et les descriptions classiques des individus
_
58 _
et les bancs aujourd’hui découverts témoignentde
la presence
certainement
permanente d’O. nigra dans la région algerorse.
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Une telle permanence
et
l’existence de populations importantes
prouvent que les conditions écologiques locales sont favorables a_cette
espèce. Nous avons commencé une étude de ces cond1trons écologiques.;
Il semble bien que la présence d’eau à caractère atlant1que
ne
sort pas
une condition suffisante à la présence de l’espèce. O. mgm n’a, en effet,
pas
été récolté enmer d’Alboran alors que la mer d’Alboran
se distingue
du reste de la Méditerranée par son caractère atlantique tant en ce qu1
concern—e
les eaux que pour les peuplements bentbiques. Entre 84
et
1116 m. (et donc à des profondeurs normalement atteintes par O. mgm)
SIBUET (1974) ne la signale pas. De plus l’absence de cette espèce dans
les relevés faunistiques concernant la Baie de Bou—Ismail (travaux c1tes
de DIEUZEIDE, LE GALL et FALCONETT1) semble bien montrer qu’elle
n’existe pas en bancs denses dans cette bai-e voisine de celle d’Alger. Il
pourrait donc y avoir sur les côtes algériennes des zones qui abritent O.
m'gm et d’autres qui ne le font pas. Néanmoins le fait qu’O. m'gm n’ait pas
été citée ni dans la baie d’Alger ni ailleurs sur les côtes d’Algérie par
VAISSIERE et FRED] (1963) nou incite à la prudence. C’est pourquoi nous
désirons entreprendre la recherche de cette espèce sur toutes les côtes
algériennes et en particulier sur les fonds antérieurement décrits par les
auteurs
cités. Une éventuelle installation récente en certaines régions
pourrait alors être mise en évidence et contribuerait à une meilleure
définition écologique de cette Opbiure en Méditerranée.
Si
faute
de
documents TORTONESE (1949)
s’abstenait d’inclure
O. nigm dans les espèces méditerranéennes et donc d’y donner sa répartition batbymétrique nous possédons aujourd’hui quelques données qui
nous
permettent de l’esquisser. Les exemplaires connus des côtes tuni—
siennes (CHERBONNIER, 1956) ont été récoltés à 50 et à 250 mètres,
celui des Baléares à 40 mètres (CHERBONNIER, 1958). GUILLE (1964 b)
donne les références de 30 à 35 mètres pour les deux individus signalés.
PETIT (1972). quand à lui, indique << entre 17 et 20 mètres» pour le
spécimen qu’il avait dragué. Les limites des bancs reconnus en Baie
d’Alger sont de 5 à 22 mètres. La récolte de PETIT, également en Baie
d’Alger, entre parfaitement dans ces limites. Mais toutes les autres
découvertes ont été faites à des profondeurs plus importantes, ce qui
tendrait à confirmer que les bancs d’O. m'gm d’Alger correspondent à
des conditions particulières en Méditerranée. Notons néanmoins que selon
MORTENSEN (1927) les limites batbvmétriquœ de cette ophiure sont de
0 à 400 mètres dans l’Atlantique. En partant de ces nouvelles valeurs
les bancs d’Alger s’intègrent parfaitement dans la distribution générale
connue
pour cette espèce.
Outre la présence de deux individus à Banyuls—sur-Mer, GUILLE
(1964 b) décrivait l’un d’eux. Il notait quelques «variations morpholo—
giques » entre son spécimen et les descriptions classiques des individus
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