circonstances dans lesquelles l'homme pourrait
nom l'indique, fixe une valeur comme objectif
être contaminé par des bactéries présentes dans
à atteindre; l‘eau dont la qualité se rapproche
l'eau de mer. La qualité des eaux littorales algé—
de celle prévue par la ”norme guide" est de très
riennes et les aspects de salubrité de l'eau de
bonne qualité. La ”norme impérative" est une
mer ont pris une importance croissante, qui se
qualité imposée; elle fixe une limite maximale,
traduit en Algérie par une législation réglemen—
les eaux ne peuvent pas dépasser ces limites ou
tant les conditions sanitaires des eaux à carac—
ne peuvent le faire que dans un nombre limité
tère récréatif (tableau 5.1). La mise en place
de cas.
d‘une politique de l'assainissement est confor—
tée par la publication le 14 juillet—1995 d‘une
5.1. Synthèse des travaux sur la
nouvelle loi sur l‘eau et celle de ses textes d'ap—
pollution microbienne des plages de
plication concernant l'assainissement (décret
l‘algérois
exécutif no 93—164 du 10 juillet 1995 et des arrê—
,
tés prévus par celui—ci). Chaque année pas
En Algérie comme dans d'autres pays riverains
moins de 35% des plages sont interdites a la
de la Méditerranée, de nombreux auteurs ont
baignade. Plus de 500 plages sont régulière—
entrepris des études pour estimer le degré de la
ment contrôlées par les services sanitaires, par—
pollution microbienne de l'eau de mer.
ticulièrement en période estivale, a raison d‘un
La baie d'Alger a fait l‘objet de nombreuses étu—
échantillonnage par semaine.
‘
des sur la pollution microbienne. Ces études
L‘inventaire
national
et
les
tendances
des
seront rappelées dans ce qui suit dans un ordre
niveaux des pollutions bactériennes des eaux
chronologique afin de tracer les situations de
côtières ont été réalisés entre 1996 et 2000. A
pollution, et donc en suivre l‘évolution, le long
.
cet effet, seules ont été recherchées et comp—
de cette baie bordée de zones urbaines en
tées les bactéries tests suivantes :, les coliformes
croissance continue, surpeuplées et industriali—
totaux, les coliformes fécaux et les strepto—
sées, abritant de plus un port connaissant un
coques fécaux. La présence de ces trois grou—
trafic maritime et des activités conduisant à l'in—
pes de bactéries est, en fait, révélatrice d‘une
tensification de la pollution de tous types. De
pollution de l'eau de mer par les eaux d'égout.
plus l‘existence d‘émissaires en nombre non
Cependant, en raison de leur importance, .les
négligeable se
dans la baie contribue
et les salmonelles, germes pathogènes,
au déséquilibre, déjà prononcé, de l‘écosystème
parmi lesquels se rencontrent (à côté de nom—
marin. En effet, ces émissaires rejettent les eaux
breuses bactéries d'origine animale} les bacilles
usées chargées en polluants sans que celles—ci
responsables de la typho‘ide et des paratypho‘i—
ne subissent de décontamination au préalable.
des de l'homme, ont étérecherchés dans cer—
Il. est évident que leurs charges bactériennes
tains secteurs de façon strictement qualitative.
rejetées au ,même titre que les polluants chi—
Comme pour de nombreuses directives relati—
miques constituent de ce fait une menace per—
'
ves a la qualité des eaux, la directive baignade
manente sur la santé publique.
-
retient un système de valeurs impératives et de
La région algéroise, très urbanisée, compté les '
valeurs guides. La "norme guide",_comme son
zones
industrielles d‘El Harrach, Oued—Smar,
Tableau 3.1 : Qualité requise des eaux de baignade..
-
—
(Décret exécutif n° 93-164, Journal officiel n°46 du 14 juillet 1993).
Co iformes tota
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500
'_,
10 000
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