Rouiba, Réghai‘a et le port d‘Alger au trafic mari—
largement dépassées en ces cinq années sépa—
time important. La baie constitue de ce fait un
rant
les deux études. Merzoug & al. (1986)
réceptacle des déversements d‘eaux usées
relèvent prés des rejets dans la baie des taux
domestiques et industrielles du Gi'and4Ailgei'.
supérieurs à 24.106/ 100 ml. Benmalek & 51].
Ces rejets s‘effectuent sans traitement préalable
(1986) mettent en évidence l'étroite relation
à l'exception des eaux usées traitées au niveau
entre le taux de coliformes et la distance par
de la station de Baraki. Les points de rejet sont
rapport aux sources de pollution (émissaires).
pour l‘essentiel :
Cependant, ils constatent que cette relation
dépend des facteurs volume et qualité des eaux
—
le port d‘Alger où se déversent 24 égouts,
évacuées. Autrement dit, la dilution s'opère dif—
_
_
ficilement lorsque les débits des rejets sont
—
les localités de Hussein Dey et de Bordj El
importants. De la comparaison de leurs résul—
Kiffan (rejets urbains),
.
tats et ceux de Aid & al. (1977), Benmalek & al.
'
(1986) constatent une extension spatiale de la
—
l'Oued El Harrach, qui prend naissance dans
pollution microbienne; ce qui suggère que le
l'Atlas blidéen et traverse la plaine de la Mitidja,
pouvoir épurateur de la baie a diminué. Les
importante zone agricole, pour prendre l'aspect
eaux usées viennent baigner une grande partie
d'un égout à ciel Ouvert près de la côte,
du littoral jusqu'à plusde 2 km de la rive, si
-
bien qu'à cette distance l'eau de mer contient
_
—
l'Oued El Hamiz, second cours d'eau de la
encore des quantités considérables de popula—
baie, dont le débit-est régulé par un barrage.
tions microbiennes (1 100 coliformes/ 100 ml,
Les deux Oueds drainent les eaux usées domes—
640 colibacilles/ 100 ml et 460 Streptococcusfea—
.
tiques et indœtrielles‘ des régions qu'ils traver—
cali5/ 100 ‘ml), tandis que Aid & al. (1977) ne
sent.
-
’
‘
-
détectaient aucun germe a cette même distance
de la côte.
‘
Selon
les
recommandations
de
l'OMS, les
La pollution microbienne dans la baie d'Alger
auteurs
des
travaux
doivent procéder au
peut être qualifiée de préoccupante. En effet,
dénombrement des germes tests de Contamina—
les critères de la qualité relative aux eaux des
tion fécale et a la recherche de germes patho—
zones récréatives et conchylicoles sont loin d'ê—
gènes, salmonelles et vibrions. Citons pour cela
tre observés, et cela essentiellement pour ceux
Juillian & al. (1962), Aid & al. (1977), qui ont
qui se rapportent aux germes pathogènes tels
étudié la pollution microbienne des eaux de la
que les vibrions cholériques et les salmonelles
côte algéroise, insistant surl‘insalubrité des pla—
qui doivent être totalement absents. Or, Aid &
ges_et les risques d'épidémies lors des périodes
al. (1977) ont identifié des salmonelles et des
estivales. Aid & al. (1982), à l'instar des auteurs
vibrions de mêmeque l‘Institut Pasteur d'Alger
précédents, ont entrepris l'étude de l'évolution
(IFA, 1986) a relevé la présence de Vibrz‘o algi—
saisonnière
de la
pollution des plages de
nolyticus,
V.
cboleme
NAG, Aeromonas et
l'Ouest algérois. Leur conclusion fut que les
Plesz‘omonas.
,
plages les plus polluées sont les plus—fréquen—
Une analyse microbiologique de l'eau de mer le
tées (Sidi—Fredj, Zéralda). L'Institut technolo—
long d'Alger—Plage, entre l'Oued El Hamiz et les
gique de la santé publique (ITSP) de la wilaya
Ondines; a été ”réalisée par Merabtine & a].
'
dFAlger (1984) dénombrait 12.105 côliformes
(1993) (tableau 5.2).
totaux/ 100 ml, soit8,75 fois le taux relevé en.
Il existe une dizaine d'émissaires le long de
1977. Alors que les cOliformes fécaux qui attei—
cette portion Est de la baie d'Alger. Les résultats
gnaient un chiffre de
en 1977 (Aid & al.,
(tableau 5.2) ont révélé des concentrations
non
1977) sont évalués à 75.106 / 100 ml en 1984,
négligeables en bactéries ainsi que l‘exrstence
soit une augmentation spectaculaire de 555 fois.
de germes pathogènes. Il est a
relever des
Ainsi, les normes de salubrité s‘en trouvaient
concentrations élevées en coliformes totaux et
.
Biodiversité marine et littorale algérienne
53
_
largement dépassées en ces cinq années sépa—
time important. La baie constitue de ce fait un
rant
les deux études. Merzoug & al. (1986)
réceptacle des déversements d‘eaux usées
relèvent prés des rejets dans la baie des taux
domestiques et industrielles du Gi'and4Ailgei'.
supérieurs à 24.106/ 100 ml. Benmalek & 51].
Ces rejets s‘effectuent sans traitement préalable
(1986) mettent en évidence l'étroite relation
à l'exception des eaux usées traitées au niveau
entre le taux de coliformes et la distance par
de la station de Baraki. Les points de rejet sont
rapport aux sources de pollution (émissaires).
pour l‘essentiel :
Cependant, ils constatent que cette relation
dépend des facteurs volume et qualité des eaux
—
le port d‘Alger où se déversent 24 égouts,
évacuées. Autrement dit, la dilution s'opère dif—
_
_
ficilement lorsque les débits des rejets sont
—
les localités de Hussein Dey et de Bordj El
importants. De la comparaison de leurs résul—
Kiffan (rejets urbains),
.
tats et ceux de Aid & al. (1977), Benmalek & al.
'
(1986) constatent une extension spatiale de la
—
l'Oued El Harrach, qui prend naissance dans
pollution microbienne; ce qui suggère que le
l'Atlas blidéen et traverse la plaine de la Mitidja,
pouvoir épurateur de la baie a diminué. Les
importante zone agricole, pour prendre l'aspect
eaux usées viennent baigner une grande partie
d'un égout à ciel Ouvert près de la côte,
du littoral jusqu'à plusde 2 km de la rive, si
-
bien qu'à cette distance l'eau de mer contient
_
—
l'Oued El Hamiz, second cours d'eau de la
encore des quantités considérables de popula—
baie, dont le débit-est régulé par un barrage.
tions microbiennes (1 100 coliformes/ 100 ml,
Les deux Oueds drainent les eaux usées domes—
640 colibacilles/ 100 ml et 460 Streptococcusfea—
.
tiques et indœtrielles‘ des régions qu'ils traver—
cali5/ 100 ‘ml), tandis que Aid & al. (1977) ne
sent.
-
’
‘
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détectaient aucun germe a cette même distance
de la côte.
‘
Selon
les
recommandations
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l'OMS, les
La pollution microbienne dans la baie d'Alger
auteurs
des
travaux
doivent procéder au
peut être qualifiée de préoccupante. En effet,
dénombrement des germes tests de Contamina—
les critères de la qualité relative aux eaux des
tion fécale et a la recherche de germes patho—
zones récréatives et conchylicoles sont loin d'ê—
gènes, salmonelles et vibrions. Citons pour cela
tre observés, et cela essentiellement pour ceux
Juillian & al. (1962), Aid & al. (1977), qui ont
qui se rapportent aux germes pathogènes tels
étudié la pollution microbienne des eaux de la
que les vibrions cholériques et les salmonelles
côte algéroise, insistant surl‘insalubrité des pla—
qui doivent être totalement absents. Or, Aid &
ges_et les risques d'épidémies lors des périodes
al. (1977) ont identifié des salmonelles et des
estivales. Aid & al. (1982), à l'instar des auteurs
vibrions de mêmeque l‘Institut Pasteur d'Alger
précédents, ont entrepris l'étude de l'évolution
(IFA, 1986) a relevé la présence de Vibrz‘o algi—
saisonnière
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nolyticus,
V.
cboleme
NAG, Aeromonas et
l'Ouest algérois. Leur conclusion fut que les
Plesz‘omonas.
,
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Une analyse microbiologique de l'eau de mer le
tées (Sidi—Fredj, Zéralda). L'Institut technolo—
long d'Alger—Plage, entre l'Oued El Hamiz et les
gique de la santé publique (ITSP) de la wilaya
Ondines; a été ”réalisée par Merabtine & a].
'
dFAlger (1984) dénombrait 12.105 côliformes
(1993) (tableau 5.2).
totaux/ 100 ml, soit8,75 fois le taux relevé en.
Il existe une dizaine d'émissaires le long de
1977. Alors que les cOliformes fécaux qui attei—
cette portion Est de la baie d'Alger. Les résultats
gnaient un chiffre de
en 1977 (Aid & al.,
(tableau 5.2) ont révélé des concentrations
non
1977) sont évalués à 75.106 / 100 ml en 1984,
négligeables en bactéries ainsi que l‘exrstence
soit une augmentation spectaculaire de 555 fois.
de germes pathogènes. Il est a
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Ainsi, les normes de salubrité s‘en trouvaient
concentrations élevées en coliformes totaux et
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