488
Aquaculture of Cypriniäs
Dans
le domaine de la reproduction, des progrès notables sont à souli—
gner dans
les
techniques d'induction de la ponte, en particulier grâce à
l'administration conjointe de facteur de libération de l'hormone gonadotrope
(LHRH—A) et de facteurs intervenant pour lever l'inhibition dopaminergique,
D'autre part,
les
connaissances sur la biologie des gamètes progressent, ce
qui permet d'espérer, à court terme, une amélioration des techniques d'insé—
mination artificielle.
Les
techniques d'amélioration génétique des cyprinidés, et en particu—
lier celles faisant appel à la sélection, ont peu progressé au cours de ces
dernières années, en comparaison avec les salmonidés, et cela bien que la
carpe ait déjà bénéficié d'amélioration génétique empirique dans le passé et
ayant vu sa morphologie considérablement modifiée par l'Homme.
Des progrès notables ont été réalisés dans la maîtrise et la stimulation
de la chaîne alimentaire
(façons culturales, fumures), ce qui permet d'opti—
miser la production de juvéniles et de sujets prégrossis ou engraissés° Les
performances exceptionnelles de la fumure organique combinée à la polycultu—
re,
souvent
soulignées en milieu tropical, se retrouvent en pays tempérés où
les
taux de croissance sont comparables, allant jusqu'à 30 kg/ha/jour. Le
concept de polyculture semble évoluer ; l'association de deux espèces (carpes
argentées et communes) ou "biculture" autorise une très bonne valorisation de
l'écosystème, tout en simplifiant le schéma d'élevage. Il faut aussi noter
les remarquables propriétés d'amélioration et de stabilisation des équilibres
biocénotiques des étangs par ces associations d'espèces de poissons. Le fait
que la simple introduction de la carpe argentée entraine une augmentation de
la production totale de carpe commune vaut d'être rappelé. Cette voie qui
consiste à améliorer la production piscicole par des interventions sur le mi—
lieu et la biocénose, vient compléter celle précédemment examinée et qui s'a—
dresse plus spécialement au poisson, est extrêmement prometteuse et doit être
mieux explorée et privilégiée.
Le groupe des cyprinidés qui est très diversifié apparaît exploité dans
une
très grande diversité de milieux et de contextes agro—aquacoles et sociologiques et selon des modes d'exploitation variés. L'intégration au contexte
agricole est un fait marquant de la pisciculture des cyprinidés dans les
grands pays à vacation aquacole, avec recyclage des déchets et mise en valeur
de zones humides ou de faibles potentialités agronomiques. Dans les pays ri—
ches où la cypriniculture est peu développée, l'association d'élevages hots—
sols
(porcs—volailles) avec la pisciculture en étang pourrait constituer un
moyen de se défaire avantageusement des lisiers qui apparaissent le plus sou—
vent
comme
des nuisances. Un exercice visant à démontrer la faisabilité tech—
nique, économique et sociale d'une telle association vaudrait d'être tenté
dans des régions déshéritées déjà pourvues d‘étangs ou susceptibles.de
l'être.
,
Le développement de la pisciculture est quelquefois envisagé par l'in—
troduction d'espèces étrangères. Cette approche est particulièrement tentante
dans
le cas
des
cyprinidés qui sont susceptibles d'occuper une large gamme
de
niches écologiques et qui sont fréquemment élevés en association. C'est ainsi
que
les
"carpes ChiHOises" (après la carpe commune) ont largement été distri—
buees
de par
le monde au cours des dernières décennies.
Il
faut être consc1ent
des risques encourus : déplacement par compétition de la faune endogè—
ne,
et
introduction
de maladies, de parasites, voire même de poissons indésirables
(il semble que Pseudorasbora parva qui gagne progressivement l'Europe
du S.E.
ait eté
introduit accidentellement en Roumanie en même temps que des
carpes Chln015€s)« Les risques pathologiques sont peut—être parmi les plus
sauvages peuvent se trouver contaminées par
etrangeres ou même Simplement par la mise en élevage
de sujets Porteurs
de germes.
L'exemple d'épidémies liées
uc
ion
e
bov1ns domestiques dans certains pays d'Afrique et dec1”
Aquaculture of Cypriniäs
Dans
le domaine de la reproduction, des progrès notables sont à souli—
gner dans
les
techniques d'induction de la ponte, en particulier grâce à
l'administration conjointe de facteur de libération de l'hormone gonadotrope
(LHRH—A) et de facteurs intervenant pour lever l'inhibition dopaminergique,
D'autre part,
les
connaissances sur la biologie des gamètes progressent, ce
qui permet d'espérer, à court terme, une amélioration des techniques d'insé—
mination artificielle.
Les
techniques d'amélioration génétique des cyprinidés, et en particu—
lier celles faisant appel à la sélection, ont peu progressé au cours de ces
dernières années, en comparaison avec les salmonidés, et cela bien que la
carpe ait déjà bénéficié d'amélioration génétique empirique dans le passé et
ayant vu sa morphologie considérablement modifiée par l'Homme.
Des progrès notables ont été réalisés dans la maîtrise et la stimulation
de la chaîne alimentaire
(façons culturales, fumures), ce qui permet d'opti—
miser la production de juvéniles et de sujets prégrossis ou engraissés° Les
performances exceptionnelles de la fumure organique combinée à la polycultu—
re,
souvent
soulignées en milieu tropical, se retrouvent en pays tempérés où
les
taux de croissance sont comparables, allant jusqu'à 30 kg/ha/jour. Le
concept de polyculture semble évoluer ; l'association de deux espèces (carpes
argentées et communes) ou "biculture" autorise une très bonne valorisation de
l'écosystème, tout en simplifiant le schéma d'élevage. Il faut aussi noter
les remarquables propriétés d'amélioration et de stabilisation des équilibres
biocénotiques des étangs par ces associations d'espèces de poissons. Le fait
que la simple introduction de la carpe argentée entraine une augmentation de
la production totale de carpe commune vaut d'être rappelé. Cette voie qui
consiste à améliorer la production piscicole par des interventions sur le mi—
lieu et la biocénose, vient compléter celle précédemment examinée et qui s'a—
dresse plus spécialement au poisson, est extrêmement prometteuse et doit être
mieux explorée et privilégiée.
Le groupe des cyprinidés qui est très diversifié apparaît exploité dans
une
très grande diversité de milieux et de contextes agro—aquacoles et sociologiques et selon des modes d'exploitation variés. L'intégration au contexte
agricole est un fait marquant de la pisciculture des cyprinidés dans les
grands pays à vacation aquacole, avec recyclage des déchets et mise en valeur
de zones humides ou de faibles potentialités agronomiques. Dans les pays ri—
ches où la cypriniculture est peu développée, l'association d'élevages hots—
sols
(porcs—volailles) avec la pisciculture en étang pourrait constituer un
moyen de se défaire avantageusement des lisiers qui apparaissent le plus sou—
vent
comme
des nuisances. Un exercice visant à démontrer la faisabilité tech—
nique, économique et sociale d'une telle association vaudrait d'être tenté
dans des régions déshéritées déjà pourvues d‘étangs ou susceptibles.de
l'être.
,
Le développement de la pisciculture est quelquefois envisagé par l'in—
troduction d'espèces étrangères. Cette approche est particulièrement tentante
dans
le cas
des
cyprinidés qui sont susceptibles d'occuper une large gamme
de
niches écologiques et qui sont fréquemment élevés en association. C'est ainsi
que
les
"carpes ChiHOises" (après la carpe commune) ont largement été distri—
buees
de par
le monde au cours des dernières décennies.
Il
faut être consc1ent
des risques encourus : déplacement par compétition de la faune endogè—
ne,
et
introduction
de maladies, de parasites, voire même de poissons indésirables
(il semble que Pseudorasbora parva qui gagne progressivement l'Europe
du S.E.
ait eté
introduit accidentellement en Roumanie en même temps que des
carpes Chln015€s)« Les risques pathologiques sont peut—être parmi les plus
sauvages peuvent se trouver contaminées par
etrangeres ou même Simplement par la mise en élevage
de sujets Porteurs
de germes.
L'exemple d'épidémies liées
uc
ion
e
bov1ns domestiques dans certains pays d'Afrique et dec1”
