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Aquaculture of Cyprinids
température sur le cycle reproducteur de la carpe. La photopériode n'ayant
qu'un effet limité sur la gamétogénèse, mais non négligeable sur le rendement
de l'ovulation (cf. DAVIES et HANYU, 1986, Aquaculture 21, 277—288). La dif—
férenciation du sexe apparait dès l'âge de 95 jours chez la carpe et le pre—
mier cycle reproducteur nécessite une somme de 10.000 à 20.000° jours, soit
4—5 ans en pays tempérés et 1 à 2 ans en zones tropicales. L'activité ovogé—
_
nétique ne se manifeste qu'à une température supérieure à 15°C. Le cycle re—
producteur nécessite approximativement 2.000° jours, ce qui permet d'obtenir
3 à 4 reproductions par an chez des femelles maintenues à une température
constante
de 20—22°C. Par contre, lors d'un cycle sexuel annuel normal, des
phénomènes de surmaturation apparaissent si les 2.000°C sont largement dépas—
sés, chez des femelles maintenues en étang et soumises aux conditions ambian—
tes
du milieu. Dans ce cas,
elles ne répondent plus à l'hypophysation. Les
critères d'appréciation du moment de l'hypophysation font appel à la position
de la vésicule germinative dans l'ovocyte (maximum de succès si 75 % des evo—
cytes possèdent une vésicule germinative en position
périphérique), ou res—
tent
très empiriques (taille et souplesse de l'abdomen). Les différents trai—
tements
d'induction de ponte et stimulation de la spermiation ont été revus :
extraits hypophysaires bruts, seuls ou associés à des progestagènes, stéroï—
des, prostaglandines ou anti—oestrogènes, LHRHa en combinaison avec des dro—
gues bloquant l'action de la dopamine. Des résultats encourageants ont été
obtenus
chez
la carpe commune avec un traitement au LHRHa associé à du pime—
zide, de la réserpine ou de l'a—méthyl—para—thyrosine. Au niveau de la ges—
tion des gamètes, des données sur leur biologie permettent de mieux appréhen—
der l'insémination artifiCielle. Les spermatozoïdes sont disponibles et via—
bles toute l'année chez le mâle et leur durée de vie in vitro peut atteindre
10 jours à 4°C. La fécondabilité des ovules n'excèdenË_pas quelques heures
après ovulation in ovario et in vitro. Elle devient nulle après immersion
dans l'eau pendant 1 à 2 min. L'insémination artificielle peut être réalisée
au
taux de dilution du sperme de 10"3 dans une solution saline à pH 8 et
.
pression osmotique de l'ordre de 120 milliosmoles.
GENETIQUE
Les présentations ont fait le point d'une part sur les différentes
thodes d'amélioration génétique, d'autre part sur la maitrise du sexe et de
la reproduction. En ce qui concerne l'amélioration génétique de la carpe, le
croisement entre populations locales a été très développé notamment en Israel
et
en
URSS et conduit à des gains de croissance notables, ainsi qu'à une
meilleure adaptation à des milieux difficiles (températures basses, milieux
peu oxygénés). Les possibilités offertes par la sélection massale semblent
réduites. Par contre, les méthodes de sélection familiale n'ont été que peu
étudiées chez les cyprinidés, alors qu'elles ont montré leur efficacité dans
d'autres groupes de poissons, notamment les truites et les saumons. En ce qui
concerne
la maitrise du sexe, les techniques d'obtention de populations mono—
sexes
femelles semblent applicables chez la carpe commune et la carpe herbi—
vore.
Elles sont basées sur l‘inversion sexuelle par traitement hormonal au
stade juvénile de femelles en mâles. Ces "Néomâles", utilisés comme géni—
teurs, fournissent des populations ne contenant que des femelles.
L'obtention d'animaux stériles par triploîdisation semble également envisa—
geable chez les Cyprinidés. Cette technique mise au point chez les Salmoni—
dés, consiste à faire subir à l‘oeuf un bref choc thermique peu après la fê—
condation.
Les
conditions d‘application de cette technique à la carpe sont
nm1ntenant précisées et le testage des animaux obtenus permettra de confirmer
ou
non
la stérilité.
Aquaculture of Cyprinids
température sur le cycle reproducteur de la carpe. La photopériode n'ayant
qu'un effet limité sur la gamétogénèse, mais non négligeable sur le rendement
de l'ovulation (cf. DAVIES et HANYU, 1986, Aquaculture 21, 277—288). La dif—
férenciation du sexe apparait dès l'âge de 95 jours chez la carpe et le pre—
mier cycle reproducteur nécessite une somme de 10.000 à 20.000° jours, soit
4—5 ans en pays tempérés et 1 à 2 ans en zones tropicales. L'activité ovogé—
_
nétique ne se manifeste qu'à une température supérieure à 15°C. Le cycle re—
producteur nécessite approximativement 2.000° jours, ce qui permet d'obtenir
3 à 4 reproductions par an chez des femelles maintenues à une température
constante
de 20—22°C. Par contre, lors d'un cycle sexuel annuel normal, des
phénomènes de surmaturation apparaissent si les 2.000°C sont largement dépas—
sés, chez des femelles maintenues en étang et soumises aux conditions ambian—
tes
du milieu. Dans ce cas,
elles ne répondent plus à l'hypophysation. Les
critères d'appréciation du moment de l'hypophysation font appel à la position
de la vésicule germinative dans l'ovocyte (maximum de succès si 75 % des evo—
cytes possèdent une vésicule germinative en position
périphérique), ou res—
tent
très empiriques (taille et souplesse de l'abdomen). Les différents trai—
tements
d'induction de ponte et stimulation de la spermiation ont été revus :
extraits hypophysaires bruts, seuls ou associés à des progestagènes, stéroï—
des, prostaglandines ou anti—oestrogènes, LHRHa en combinaison avec des dro—
gues bloquant l'action de la dopamine. Des résultats encourageants ont été
obtenus
chez
la carpe commune avec un traitement au LHRHa associé à du pime—
zide, de la réserpine ou de l'a—méthyl—para—thyrosine. Au niveau de la ges—
tion des gamètes, des données sur leur biologie permettent de mieux appréhen—
der l'insémination artifiCielle. Les spermatozoïdes sont disponibles et via—
bles toute l'année chez le mâle et leur durée de vie in vitro peut atteindre
10 jours à 4°C. La fécondabilité des ovules n'excèdenË_pas quelques heures
après ovulation in ovario et in vitro. Elle devient nulle après immersion
dans l'eau pendant 1 à 2 min. L'insémination artificielle peut être réalisée
au
taux de dilution du sperme de 10"3 dans une solution saline à pH 8 et
.
pression osmotique de l'ordre de 120 milliosmoles.
GENETIQUE
Les présentations ont fait le point d'une part sur les différentes
thodes d'amélioration génétique, d'autre part sur la maitrise du sexe et de
la reproduction. En ce qui concerne l'amélioration génétique de la carpe, le
croisement entre populations locales a été très développé notamment en Israel
et
en
URSS et conduit à des gains de croissance notables, ainsi qu'à une
meilleure adaptation à des milieux difficiles (températures basses, milieux
peu oxygénés). Les possibilités offertes par la sélection massale semblent
réduites. Par contre, les méthodes de sélection familiale n'ont été que peu
étudiées chez les cyprinidés, alors qu'elles ont montré leur efficacité dans
d'autres groupes de poissons, notamment les truites et les saumons. En ce qui
concerne
la maitrise du sexe, les techniques d'obtention de populations mono—
sexes
femelles semblent applicables chez la carpe commune et la carpe herbi—
vore.
Elles sont basées sur l‘inversion sexuelle par traitement hormonal au
stade juvénile de femelles en mâles. Ces "Néomâles", utilisés comme géni—
teurs, fournissent des populations ne contenant que des femelles.
L'obtention d'animaux stériles par triploîdisation semble également envisa—
geable chez les Cyprinidés. Cette technique mise au point chez les Salmoni—
dés, consiste à faire subir à l‘oeuf un bref choc thermique peu après la fê—
condation.
Les
conditions d‘application de cette technique à la carpe sont
nm1ntenant précisées et le testage des animaux obtenus permettra de confirmer
ou
non
la stérilité.
