Conciudîng-remærks
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tures dans la colonne d‘eau, et entre le flux d'énegie solaire, sa pénétration dans
la colonne d'eau et la teneur de l'eau en oxygène dissous. Un débouché possible
de ces travaux pourrait être à terme le développement de "réseaux d'avertissement
météorologique aquacole" dans les grandes régions de production. Ilsemble d‘ores
et
déjà envisageable d'identifier les conditions météorologiques induisant une
situation de "déficit potentiel en oxygène" dans les étangs ou de prévoir, à partir
des données météo, le taux de croissance des carpes sur une saison de production.
Concernant ce dernier point, le même travail a permi de préciser la température
minimale de croissance de la carpe (IB—14°C) : seules les températures supérieures
doivent être prises en compte lorsqu‘on évalue en "degré—jour" ladurée de certaines
phases physiologiques.
'
Concernant
la
maîtrise du
taux
d‘oxygène dissous dans l'eau, l‘idée
'
de
pouvoir
augmenter
la
production
piscicole
de
l'étang en assurant une
oxygénation artificelle a été contestée; l'agitation mécanique peut toutefois avoir
un
effet positif en favorisant le maintien en suspension des matières organiques.
Des techniques indirectes, comme le labour du fond en assec, permettent également
d'améliorer les conditions d‘oxygénation du fond de l'étang (Verreth et Coll.).
Les problèmes de toxicité, abordés par plusieurs communications n'ont
pas été discutés faute de temps. Une communication portait sur l'utilisation des
propriétés toxiques de l'ammoniac pour empoisonner les étangs après la pêche,
sans
rémanence et en améliorant la fertilité azotée (Ramaprabhu et Coll.). Les
effets de toxiques à des concentrations sublétales sur la croissance de la carpe
ont
également fait l'objet de travaux (Balasubramanian et Coll.; Palanichamy et
Coll.). Il serait souhaitable queces préoccupations gardent une place normale
dans les programmes de recherche sur les techniques d‘intensification.
C.— MAITRISER LES FACTEURS TROPHIQUES.
Les actionssur les facteurs trophiques visent à optimiser la production
piscicole de l'étang sans compromettre le confort du milieu d‘élevage. Les facteurs
d'habitat et les facteurs trophiques sont en effet très largement interdépendants:
il y a un équilibre à trouver entre l'accroissement des ressources en nourriture
et
le
maintien de la qualité de l‘eau.
Les
polycultures constituent
un
moyen
bien
établi
d'optimiser
la
valorisation des ressources alimentaires du milieu et par là même le rendement
global de la production. La diversification des espèces de poissons contribue de
plus
à
une
amélioration
globale
des
conditions
du
milieu.
Toutefois
le
comportement
alimentaire
des
différentes
espèces,
lorsqu‘elles
se
trouvent
associées, parait plus complexe que le laissaient penser de premières experimen—
tations (Opuszynski) : ia carpe herbivore est parfois décrite comme omnivore, la
carpe argentée consomme vraisemblablement des organismes zooplanctoniques. La
stratégie alimentaire du poisson est sans doute, pour une large part conditionnee
par l'écologie de l'étang (Schroeder et Coll.). Cette variabilite du comportement
alimentaire explique en particulier l'échec confirmé des introductions de carpes
argentées pour assurer un contrôle biologique des proliférations algales dans les
milieux tendant à s'eutrophiser : l'effet constaté est souvent l'inverse de l'objectif
recherché, la prédation des carpes argentées s'effectuant en premier lieu sur le
.zooplancton.
Les systèmes de polyculture qui ont été développés avec succès associent
60 à 70% de carpe commune à 15 à 25% de poissons
le reste _de
l'empoissonnement étant constitué d'espèces omnivores ou carnassœres ch0151es
en
fonction des conditions biogéographiques.
Les
travaux
sur
la
fertilisation
ont
été conduits sur les apports de
fertilisants
minéraux et organiques. Dans les deux cas ressortent (Boyd; Olah)
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