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P.Berg0i
vivantes
(APPELBAUM, 1977 ; APPELBAUM et DDR, 1978, avec la levure Candida
lipolytica comme aliment de démarrage ; HECHT et VILJOEN, 1982, avec divers
aliments à base de levure).
OSTROUMOVA
(1981) avec l'aliment Ehkviso fait état de poids moyens de
100—170 mg
(survie 60%) après 11—13 jours d'alimentation à 28—30°C et de
poids moyens de 109—159 mg (survie 67%) après 24 j à 20—23°C. A 28—30°C, le
poids de 1 g est atteint en 21 j (OSTROUMOVA et al., 1980).
CHARLON et BERGOT
(1984) obtiennent des poids moyens de 240 à 440 mg
en
4 semaines avec un aliment à base de levure sèche et de foie et des
poids moyens de 2 g après 3 semaines supplémentaires avec un aliment commer—
cial pour truite.
Les
réserves
formulées initialement quant à la durée limitée des expé—
riences
et
â.
la possibilité de déformations ultérieures du squelette
(DABROWSKI, 1982) ne peuvent plus s'appliquer aux derniers résultats
obtenus.
Les
performances enregistrées avec les aliments secs sont souvent
inférieures à celles atteintes avec le zooplancton (DABROWSKI, 1982 ;
DABROWSKI
et
al.,
1983). Cependant les meilleurs résultats obtenus permettent
de
considérer comme maintenant bien établie la possibilité d'élever
des
larves
de carpe avec des
aliments artificiels.
II — PROBLEMES POSES PAR L'ALIMENTATION ARTIFICIELLE ET
PROGRES PREVISIBLES
Beaucoup de progrès restent-â réaliser avant de pouvoir disposer de
techniques d'élevage fiables et économiques
basées, comme en salmonicul—
ture,
sur
des
aliments secs.
Les
problèmes rencontrés chez les larves de carpe ne concernent pas
que cette espèce.
Ils
se
posent aussi pour les larves de petite taille
d'autres poissons d'eau douce ou de mer. Les résultats positifs d'alimen—
tation artificielle sont encore très rares chez les poissons marins (ADRON
et
al., 1974). Cependant l'effort de recherche important réalisé dans ce
domaine est susceptible de profiter à l'élevage de la carpe.
La
conclusion de certains auteurs est que,
pour passer de
l'alimentation naturelle à l'alimentation artificielle, il faut réviser l'ensem—
ble des
techniques d'élevage et imaginer des techniques adaptées aux
aliments artificiels et aux problèmes spécifiques qu'ils posent (GIRIN,
1979).
A côté de la qualité nutritionnelle des aliments, deux facteurs
limitants de l'élevage larvaire ont été soulignés à plusieurs reprises.
Le premier est la disponibilité de l‘aliment (METAILLER et ALLIOT,
1978). Celle—ci dépend des modalités de distribution des particules
alimentaires. De ce point de vue l'avantage de la distribution automa—
tique (HECHT et VILJOEN, 1982 ; ROTHBARD, 1982 ; CHARLON et BERGOT, 1984}
sur
la distribution manuelle paraît évident. Cette disponibilité dépend
également des caractéristiques de l'aliment (densité, stabilité dans l'eau)
et
de
celles du milieu d'élevage (dynamique de l'eau dans les bacs).
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