Elevage larvaire dela carpe
231
Un
autre
facteur limitant est le maintien de la qualité de l'eau
(ADRON et al.,
1974
;
GIRIN et PERSON—LÈ RUYET,
1977) qu'il faut concilier
avec
la distribution régulière et abondante de nourriture.
Dans
la compétition qui oppose la croissance des larves et la prolifé—
ration des microorganismes, l'objectif est évidemment de freiner cette
dernière.
Un premier moyen de diminuer la pollution consiste à augmenter
la stabilité à l'eau des particules. Les techniques de fabrication des
microparticules (microgranulés et microcapsules),déjà envisagées à propos
des
larves de poissons de mer, représentent un vaste champ de recherches.
Dans
le
cas
des
larves de crustacés, ces techniques ont déjà donné de très
bons résultats
(TESHIMA et al.,
1982). L'addition de substances rendant
ces
particules attractives pour les larves (APPELBAUM, 1980) peut également
constituer un moyen de réduire la fraction d'aliment non consommée.
Un autre
domaine d'action pour limiter le développement des microor—
ganismes indésirables est la modification des structures d‘élevage
(KOZIANOWSKI et al., 1981
;
CHARLON et BERGOT,
1984) de façon à faciliter
l'évacuation des déchets et le nettoyage. Le renouvellement de l'eau dans
les bacs
qui influence la répartition des bactéries entre l'eau circulante
d'une part et la surface des parois d'autre part (TANAKA et al., 1981) est
également à prendre en compte. En outre, d'autres moyens d'intervention
demeurent peu étudiés comme l'utilisation des produits antibiotiques ou
fongicides (HECHT et VILJOEN, 1982 ; GATESOUPE, 1982) ou la modification
de
la composition chimique de l'eau d'élevage (LAM et SHARMA, 1985).
Un progrès que l'on peut attendre à court terme est l'amélioration de
la qualité des aliments de démarrage destinés aux larves.
La plupart des aliments testés jusqu'à présent contiennent une forte
proportion de levure. APPELBAUM (1977) a trouvé que la levure Candida
lipolytica constituait à elle seule un aliment de départ suffisant au moins
pendant les dix premiers jours. Le foie, dont l'utilisation comme aliment
de départ pour les alevins de truite ou de saumon était courante avant le
développement des aliments secs complets, est également incorporé dans des
aliments pour larves de carpe.
Cela n'exclut pas la possibilité pour
d'autres matières premières de constituer des ingrédients tout aussi inté—
ressents.
Les
échecs initialement enregistrés avec du plancton lyophilisé
ou
des muscles de poissons peuvent être en effet attribués aussi bien à des
conditions expérimentales défavorables (distribution insuffisante ou dégra—
dation du milieu) qu'à une mauvaise valeur nutritionnelle.
On peut également espérer des progrès dans la détermination des
besoins nutritionnels des larves.
Ces besoins sont encore très mal connus.
En effet on ne dispose que depuis peu de temps d'installations expérimen—
tales adaptées au testage en lots de régimes artificiels expérimentaux.
SEN et al.
(1978) en utilisant la caséine comme seule source protéique
concluent qu'une teneur en protéines de 452 du poids sec de l'aliment est
suffisante pour les plus jeunes stades comme pour les animaux plus âgés.
Les
survies obtenues par les auteurs sont cependant médiocres et ce résultat mériterait une confirmation.
Chez
les
larves, croissance et consommation, rapportées au poids vif,
sont beaucoup plus élevées que chez les animaux plus
serait
inte—
ressent
de savoir si cette consommation plus forte Suffit a
couvrir
les
besoins plus élevés des larves ou si, le taux
facteur
limitant, le régime doit être spécialement enrichi en certains elements en
231
Un
autre
facteur limitant est le maintien de la qualité de l'eau
(ADRON et al.,
1974
;
GIRIN et PERSON—LÈ RUYET,
1977) qu'il faut concilier
avec
la distribution régulière et abondante de nourriture.
Dans
la compétition qui oppose la croissance des larves et la prolifé—
ration des microorganismes, l'objectif est évidemment de freiner cette
dernière.
Un premier moyen de diminuer la pollution consiste à augmenter
la stabilité à l'eau des particules. Les techniques de fabrication des
microparticules (microgranulés et microcapsules),déjà envisagées à propos
des
larves de poissons de mer, représentent un vaste champ de recherches.
Dans
le
cas
des
larves de crustacés, ces techniques ont déjà donné de très
bons résultats
(TESHIMA et al.,
1982). L'addition de substances rendant
ces
particules attractives pour les larves (APPELBAUM, 1980) peut également
constituer un moyen de réduire la fraction d'aliment non consommée.
Un autre
domaine d'action pour limiter le développement des microor—
ganismes indésirables est la modification des structures d‘élevage
(KOZIANOWSKI et al., 1981
;
CHARLON et BERGOT,
1984) de façon à faciliter
l'évacuation des déchets et le nettoyage. Le renouvellement de l'eau dans
les bacs
qui influence la répartition des bactéries entre l'eau circulante
d'une part et la surface des parois d'autre part (TANAKA et al., 1981) est
également à prendre en compte. En outre, d'autres moyens d'intervention
demeurent peu étudiés comme l'utilisation des produits antibiotiques ou
fongicides (HECHT et VILJOEN, 1982 ; GATESOUPE, 1982) ou la modification
de
la composition chimique de l'eau d'élevage (LAM et SHARMA, 1985).
Un progrès que l'on peut attendre à court terme est l'amélioration de
la qualité des aliments de démarrage destinés aux larves.
La plupart des aliments testés jusqu'à présent contiennent une forte
proportion de levure. APPELBAUM (1977) a trouvé que la levure Candida
lipolytica constituait à elle seule un aliment de départ suffisant au moins
pendant les dix premiers jours. Le foie, dont l'utilisation comme aliment
de départ pour les alevins de truite ou de saumon était courante avant le
développement des aliments secs complets, est également incorporé dans des
aliments pour larves de carpe.
Cela n'exclut pas la possibilité pour
d'autres matières premières de constituer des ingrédients tout aussi inté—
ressents.
Les
échecs initialement enregistrés avec du plancton lyophilisé
ou
des muscles de poissons peuvent être en effet attribués aussi bien à des
conditions expérimentales défavorables (distribution insuffisante ou dégra—
dation du milieu) qu'à une mauvaise valeur nutritionnelle.
On peut également espérer des progrès dans la détermination des
besoins nutritionnels des larves.
Ces besoins sont encore très mal connus.
En effet on ne dispose que depuis peu de temps d'installations expérimen—
tales adaptées au testage en lots de régimes artificiels expérimentaux.
SEN et al.
(1978) en utilisant la caséine comme seule source protéique
concluent qu'une teneur en protéines de 452 du poids sec de l'aliment est
suffisante pour les plus jeunes stades comme pour les animaux plus âgés.
Les
survies obtenues par les auteurs sont cependant médiocres et ce résultat mériterait une confirmation.
Chez
les
larves, croissance et consommation, rapportées au poids vif,
sont beaucoup plus élevées que chez les animaux plus
serait
inte—
ressent
de savoir si cette consommation plus forte Suffit a
couvrir
les
besoins plus élevés des larves ou si, le taux
facteur
limitant, le régime doit être spécialement enrichi en certains elements en
