Elevage Iarvaire de la carpe
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1) limiter l'emploi de proies vivantes aux premiers stades du dévelop:
pement et passer rapidement à un aliment
la
séquence : nauplii d'Artemia pendant la première semaine, Artemia et aliment
de démarrage pour truite ou saumon pendant la deuxième
seule4
ment
aliment sec pendant les 3ème et 4ème semaines
2) donner un aliment artificiel en complément de proies vivantes. C'est
le cas
du mélange Artemia—jaune d'oeuf, témoin utilisé par APPELBAUM et
DDR
(1978) ou du mélange rotifëres—aliment sec (LUBZENS et al., 1984)
3) utiliser uniquement un aliment artificiel sans faire appel aux
proies vivantes (APPELBAUM et DDR, 1978).
Dans
la présente revue nous examinerons spécialement cette dernière
voie.
Suivant l'exemple de la salmoniculture intensive les recherches se
sont
orientées vers des aliments composés secs. Ceux—ci sont en effet plus
faciles à stocker et à manipuler. Ils permettent en principe d'obtenir des
résultats plus réguliers (METAILLER et ALLIOT, 1978).
L'utilisation d'aliments composés pour truite comme aliment de démar—
rage pour carpe a généralement conduit à des échecs. Par contre, ces mêmes
aliments conviennent aux larves qui ont atteint, après plusieurs jours
d'alimentation sur des proies vivantes, un poids de l'ordre d'une dizaine
de milligrammes, appelé "poids d'adaptation" (BRYANT et MATTY, 1981).
Différentes hypothèses ont été émises depuis une décennie pour expliquer la mauvaise utilisation des aliments artificiels par les plus jeunes
stades.
On a supposé par exemple que l'équipement en enzymes digestives,
en
particulier protéolytiques, était insuffisant. La supériorité du
plancton vivant viendrait alors du fait qu'il contient les enzymes permet—
tant
son
autodigestion (DABROWSKI et GLOGOWSKI, 1977). Pourtant les essais
de
supplémentation des régimes artificiels avec de la trypsine bovine
(DABROWSKI et al.,
1978) ou avec des extraits d'hépatopancréas de carpe
(DABROWSKA et al., 1979) n'ont pas donné de résultats concluants. Par
ailleurs le dosage in vitro d'activités enzymatiques (trypsine et chymo—
trypsine) n'a pas révélé de différences notables entre des larves de carpe
maintenues à jeun et nourries soit avec des proies vivantes, soit avec un
aliment artificiel
(RAGYANSZKI, 1980).
Une
autre hypothèse est celle de l'existence de besoins nutritionnels
spécifiques des stades larvaires. La présence dans les nauplii d'Artemia
d'une substance indispensable à la métamorphose des larves de poissons
(FLUCHTER, 1982) et le Caractère essentiel de la pyrimidine (DABROWSKI et
KAUSHIK,
1982) ont ainsi été suggérés.
Des
essais comparatifs ont montré que des aliments secs qui étaient
équivalents au zooplancton, du point de vue croissance et survie, pour
des
larves de carpe herbivore (Êtengpharyngodgn idella) étaient tres inferieurs
â l'aliment vivant pour la carpe commune (KAINZ et GOLLMANN, 1980, avec
l'aliment EWOS C 10 ; DABROWSKI,
1984b, avec un aliment à base de levure
Candida tropicalis et de foie lyophilisé).
Cependant, chez la carpe commune, d'autres expériences ont abouti à
de très bons résultats, comparables à ceux obtenus avec des pr01es
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1) limiter l'emploi de proies vivantes aux premiers stades du dévelop:
pement et passer rapidement à un aliment
la
séquence : nauplii d'Artemia pendant la première semaine, Artemia et aliment
de démarrage pour truite ou saumon pendant la deuxième
seule4
ment
aliment sec pendant les 3ème et 4ème semaines
2) donner un aliment artificiel en complément de proies vivantes. C'est
le cas
du mélange Artemia—jaune d'oeuf, témoin utilisé par APPELBAUM et
DDR
(1978) ou du mélange rotifëres—aliment sec (LUBZENS et al., 1984)
3) utiliser uniquement un aliment artificiel sans faire appel aux
proies vivantes (APPELBAUM et DDR, 1978).
Dans
la présente revue nous examinerons spécialement cette dernière
voie.
Suivant l'exemple de la salmoniculture intensive les recherches se
sont
orientées vers des aliments composés secs. Ceux—ci sont en effet plus
faciles à stocker et à manipuler. Ils permettent en principe d'obtenir des
résultats plus réguliers (METAILLER et ALLIOT, 1978).
L'utilisation d'aliments composés pour truite comme aliment de démar—
rage pour carpe a généralement conduit à des échecs. Par contre, ces mêmes
aliments conviennent aux larves qui ont atteint, après plusieurs jours
d'alimentation sur des proies vivantes, un poids de l'ordre d'une dizaine
de milligrammes, appelé "poids d'adaptation" (BRYANT et MATTY, 1981).
Différentes hypothèses ont été émises depuis une décennie pour expliquer la mauvaise utilisation des aliments artificiels par les plus jeunes
stades.
On a supposé par exemple que l'équipement en enzymes digestives,
en
particulier protéolytiques, était insuffisant. La supériorité du
plancton vivant viendrait alors du fait qu'il contient les enzymes permet—
tant
son
autodigestion (DABROWSKI et GLOGOWSKI, 1977). Pourtant les essais
de
supplémentation des régimes artificiels avec de la trypsine bovine
(DABROWSKI et al.,
1978) ou avec des extraits d'hépatopancréas de carpe
(DABROWSKA et al., 1979) n'ont pas donné de résultats concluants. Par
ailleurs le dosage in vitro d'activités enzymatiques (trypsine et chymo—
trypsine) n'a pas révélé de différences notables entre des larves de carpe
maintenues à jeun et nourries soit avec des proies vivantes, soit avec un
aliment artificiel
(RAGYANSZKI, 1980).
Une
autre hypothèse est celle de l'existence de besoins nutritionnels
spécifiques des stades larvaires. La présence dans les nauplii d'Artemia
d'une substance indispensable à la métamorphose des larves de poissons
(FLUCHTER, 1982) et le Caractère essentiel de la pyrimidine (DABROWSKI et
KAUSHIK,
1982) ont ainsi été suggérés.
Des
essais comparatifs ont montré que des aliments secs qui étaient
équivalents au zooplancton, du point de vue croissance et survie, pour
des
larves de carpe herbivore (Êtengpharyngodgn idella) étaient tres inferieurs
â l'aliment vivant pour la carpe commune (KAINZ et GOLLMANN, 1980, avec
l'aliment EWOS C 10 ; DABROWSKI,
1984b, avec un aliment à base de levure
Candida tropicalis et de foie lyophilisé).
Cependant, chez la carpe commune, d'autres expériences ont abouti à
de très bons résultats, comparables à ceux obtenus avec des pr01es
