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2.3 - L’approche par types de risques :
Avant l’introduction du volet changement climatique dans les projets scientifiques et
opérationnels, la vulnérabilité ne fait pas partie du processus de gestion des risques côtiers.
Les travaux des géologues, des écologistes et des ingénieurs se faisaient indépendamment les
uns des autres (Klein., 2002).
Le défi du changement climatique a rendu la collaboration entre eux nécessaire, c’est dans
cette optique que le concept de la vulnérabilité s’est imposé comme objectif d'intégration dans
cette collaboration en l’élargissant aux aspects statistiques et économiques.
L'approche par type de risque est l’approche la plus répondue dans laquelle historisation des
aléas, en termes de concentration et de périodicité constitue l’élément essentiel dans les
politiques de gestion des risques et de mise en place des plans prévisionnels. Elle permet
notamment l’aide à la décision en proposant des simulations (prospectives) pour arrêter les
modèles d’aménagements à mettre en place(Veyret etReghezza., 2006; Reghezza., 2006;
Mathis et al 2016). Dans cette approche le risque est intimement lié à l’aléa(Veyret
etReghezza., 2006). De plus, la gestion du risque et les différents plans qui en découlent
visent à répondre à l’aléa en termes d’intensité et de fréquence(Léone et al 1996;Veyret
etReghezza., 2006; Reghezza., 2006; Mathis et al 2016).
La population est considérée en tant que victime passive. (Veyret etReghezza., 2006). Le
travail peut se faire indépendant sur les aléas et sur les enjeux et par croisement de données
soigneusement collectées, il est possible d’identifier le risque et de le cartographier.
L'approche du risque est donc considérée suivant l'équation suivante :
‹•“—‡‡ ൌ ‫݈ܣ‬éܽ ‫כ‬ ‫݈݊ݑݒ‬é‫ݐ݈ܾ݅݅ܽݎ‬é ǥǤǤ(2)
Depuis sa création en 1988, le (GIEC) commence à publier ses rapports relatifs à la gestion
des risques et l’évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques (Guivarch et
Cassen., 2015). La méthode utilisée adopte un processus qui permet, l’identification
exhaustive de la population et des ressources naturelles et physiques à risque ainsi que les
coûts des dégâts occasionnés et les capacités d’adaptations aux aléas. La méthode préconisée
par la GIEC a été utilisée à une échelle globale avec des déclinaisons régionales ciblées et
prioritaires.Cette approche vise à collecter le maximum de données de bases susceptibles,
d’identifier les zones prioritaires de manière à analyser les dommages prévisibles et proposer
des mesures de protection d’urgence.Cette manière de voir les choses a amené la communauté
scientifique à prendre conscience de l’ampleur des changements climatiques sur les zones
côtières.
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