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2.4 - L’approche par la vulnérabilité :
La définition de la vulnérabilité elle-même a passé de l’interprétation classique qui consiste à
connaître et d’identifier la capacité d'endommagement des biens et des personnes, à une
vision plus globale allant vers la capacité de réponse de la société à des crises potentielles
(adaptation, résilience), liée à des facteurs conjoncturels (l'aléa) et structurels (contexte socioéconomique, culturel, fonctionnel, institutionnel) (D'Ercole., 1994).
C’est une approche récente, elle a commencé à intéresser les scientifiques depuis le début des
années 2000. L’idée initiale s’est développée autour de la problématique d’extension et
d’aménagement urbaine en zones inondables (Barroca et al., 2013).
Les sciences sociales ont largement contribué à faire émerger la nécessité d’introduire la
tendance et l’interaction de la pauvreté, les ressources naturels et la sécurité alimentaire dans
l’évaluation de la vulnérabilité, par groupe communautaire, pour mieux cerner les
conséquences en termes de préjudices potentiels et de capacité à en faire face (Klein et al.,
2005). La démarche est donc focalisée sur un groupe cible préalablement étudié vivant dans
un espace géographique particulier largement influencé par des facteurs socioculturels
(Klein., 2002). On parle dans ce cas de deux concepts importants qui constituent la
vulnérabilité qui sont la résilience (expliqué précédemment) et la sensibilité qui est définie
comme la fragilité du système ou de la zone pouvant potentiellement être touchée par un aléa
(IPCC., 2014).
Les approches multidimensionnelles du risque côtier sont apparus depuis le début du 21ème
siècle parmi lesquels on cite le projet COCORISCO (Connaissance Compréhension et gestion
des Risques Côtiers -France-) par lequel la vulnérabilité est évaluée à partir des composantes
aléa et enjeux (définies précédemment) ainsi que la gestion (politique, outil de prévention,
mesures de protection et de réparation) et la perception (représentations, vision des habitants
usagers, élus, gestionnaires, conscience du risque, attachement au territoire, capacité
d’adaptation)(Meur-Ferec., 2006) (Figure 10).
En effet, ces deux composantes la perception et la gestion s’avère importantes une fois
introduites dans le schéma systémique de la vulnérabilité dans le sens où, les gestionnaires et
les citoyens imprégnés du risque encouru savent quels sont les actions à entreprendre pour
limiter les dégâts occasionnés. (Hénaff et al., 2013).
La vulnérabilité est considéréedonc comme la combinaison de deux facteurs qui sont la
sensibilité et la résilience selon le 5ème rapport du GIEC (IPCC., 2014). La sensibilité
correspond à la faiblesse du système pouvant être frappé par un aléa, tandis que la résilience
correspond à la capacité du système à se protéger suite au passage d'un aléa(IPCC., 2014).
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2.4 - L’approche par la vulnérabilité :
La définition de la vulnérabilité elle-même a passé de l’interprétation classique qui consiste à
connaître et d’identifier la capacité d'endommagement des biens et des personnes, à une
vision plus globale allant vers la capacité de réponse de la société à des crises potentielles
(adaptation, résilience), liée à des facteurs conjoncturels (l'aléa) et structurels (contexte socioéconomique, culturel, fonctionnel, institutionnel) (D'Ercole., 1994).
C’est une approche récente, elle a commencé à intéresser les scientifiques depuis le début des
années 2000. L’idée initiale s’est développée autour de la problématique d’extension et
d’aménagement urbaine en zones inondables (Barroca et al., 2013).
Les sciences sociales ont largement contribué à faire émerger la nécessité d’introduire la
tendance et l’interaction de la pauvreté, les ressources naturels et la sécurité alimentaire dans
l’évaluation de la vulnérabilité, par groupe communautaire, pour mieux cerner les
conséquences en termes de préjudices potentiels et de capacité à en faire face (Klein et al.,
2005). La démarche est donc focalisée sur un groupe cible préalablement étudié vivant dans
un espace géographique particulier largement influencé par des facteurs socioculturels
(Klein., 2002). On parle dans ce cas de deux concepts importants qui constituent la
vulnérabilité qui sont la résilience (expliqué précédemment) et la sensibilité qui est définie
comme la fragilité du système ou de la zone pouvant potentiellement être touchée par un aléa
(IPCC., 2014).
Les approches multidimensionnelles du risque côtier sont apparus depuis le début du 21ème
siècle parmi lesquels on cite le projet COCORISCO (Connaissance Compréhension et gestion
des Risques Côtiers -France-) par lequel la vulnérabilité est évaluée à partir des composantes
aléa et enjeux (définies précédemment) ainsi que la gestion (politique, outil de prévention,
mesures de protection et de réparation) et la perception (représentations, vision des habitants
usagers, élus, gestionnaires, conscience du risque, attachement au territoire, capacité
d’adaptation)(Meur-Ferec., 2006) (Figure 10).
En effet, ces deux composantes la perception et la gestion s’avère importantes une fois
introduites dans le schéma systémique de la vulnérabilité dans le sens où, les gestionnaires et
les citoyens imprégnés du risque encouru savent quels sont les actions à entreprendre pour
limiter les dégâts occasionnés. (Hénaff et al., 2013).
La vulnérabilité est considéréedonc comme la combinaison de deux facteurs qui sont la
sensibilité et la résilience selon le 5ème rapport du GIEC (IPCC., 2014). La sensibilité
correspond à la faiblesse du système pouvant être frappé par un aléa, tandis que la résilience
correspond à la capacité du système à se protéger suite au passage d'un aléa(IPCC., 2014).
