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pollution, l’érosion côtière, la dégradation des sites, l’extension du bâti au détriment du
foncier agricole et l’étouffement du rivage marin (ONS, 2011).
Aussi, La croissance démographique en Algérie ne cesse de croître et particulièrement sur
la mince partie terrestre du littoral qui totalise, en termes de superficie, un peu plus de 1300
km
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, ce qui a entraîné une augmentation de l’urbanisation sur les bandes côtières
considérées dans certains endroits, à juste titre d’ailleurs, comme zones à risques.
En effet, les wilayas du littoral sont caractérisées par un très fort indice de concentration de
la population. L’existence des terres agricoles, des infrastructures de transport et de
communication, ainsi que toutes les commodités nécessaires à l’activité industrielle ne font
qu’accroître cette concentration de la population sur la bande littorale.
Les résultats issus des recensements de population ( les RGPH, 1998 et 2008) ainsi que les
projections de populations effectuées par l’ONS montrent la tendance à la hausse aussi
bien de la population totale du pays que de la population du littoral (ONS, 2011).
De par sa position géographique, hautement importante, le littoral algérien constitue un
lieu de concentration des populations et des activités industrielles et agricoles. Cette
concentration longeant la zone côtière s’explique par le fait que, le nord de l’Algérie est
caractérisé par une bande de 100 km de profondeur hautement fertile limitée par la mer
méditerranée au nord et un vaste désert aride au sud.
Le tableau nous renseigne sur la concentration de la population sur la zone littorale qui est
source de vulnérabilité avérée, pour laquelle, un effort de redistribution spatiale s’avère
nécessaire si, on veut vraiment réduire la vulnérabilité.
En effet, la population des quatorze wilayas du littoral passe de 10,2 Millions en 1987 à
12,6 Millions puis à 14,5 Millions respectivement en 1998 et 2008 (ONS., 2011) (Voir
annexe II). En termes de structure, nous constatons un léger rééquilibrage en faveur des
wilayas de l’intérieur du pays.
En effet, en 2008 la population des wilayas du littoral ne représente plus que 39,58 % de la
population totale, alors qu’elle représentait près de 41,64% en 1987. Les projections de
population réalisées par l’ONS montrent qu’en termes de structure cette tendance à la
baisse continuera pour atteindre 38,3% en 2020 (ONS, 2011). Celle ci est de nature à
réduire la vulnérabilité sociale en zones littorales.
L'indice de vulnérabilité côtière et du risque côtier constitue un outil de grande importance
pour l'évaluation du degré du risque d'érosion et de submersion dans les zones littorales en
raison de la simplicité de leur interprétation par les décideurs (la représentation des
résultats se fait sous forme de cartes des zones les plus à risques). La réalisation de cet
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Indice de vulnérabilité et de risque côtier pour l\'évaluation du risque d\'érosin et de submerstion dans le littoral centre Algérien (cas de la baie de Bouismal ) - 26/241

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