Chapitre VI : Interactions des radionucléides entre les compartiments atmosphérique,
terrestre et marin
182
Les vitesses de dépôt estimées dans ce travail sont comparables aux valeurs rapportées par
Fogh et al.,(1999) au Danemark (0,0005-0,022 m.s
-1 ), et par Rosner et al., (1996) en
Allemagne (0,0007-0,0042 m.s
-1 ).
Le
7
Be n’a pas été détecté dans les sols de Chréa et les sédiments de la baie d’Alger. Les sols
de Chréa (sols de surface et carotte) ont été prélevés en périodes sèches en absence de
précipitations.
La carotte sédimentaire de la baie d’Alger a été prélevée à une profondeur de 73 m. Le
7 Be
ne peut pas traverser cette profondeur de colonne d’eau pour atteindre les sédiments en raison
de sa courte période de 53 jours.
4. Transferts intercompartimentaux du 137 Cs
Le
137
Cs n’a pas été détecté dans toutes les matrices environnementales étudiées. L’analyse
par spectrométrie gamma a révélé sa présence dans les matrices de l’hydrosphère (sédiments),
la lithosphère (sols) et l’atmosphère (particules) et son absence dans les aérosols et les eaux de
pluie.
Contrairement aux deux précédents radionucléides, le
137
Cs est bien d’origine anthropique.
Les tests d’armes et les accidents nucléaires ont introduit le
137 Cs dans les compartiments de
l’environnement du territoire Algérien (Noureddine et al., 1997, Baggoura et al., 1998).
Dans le compartiment atmosphérique, le
137 Cs a été détecté uniquement dans les particules
des sites d’Alger et de Chréa avec des activités largement inférieures à celles du
210
Pb et
du
7 Be, elles sont de 0,013 Bq∙g
-1 et 0,04 Bq∙g
-1 , respectivement.
L’absence du
137
Cs dans les aérosols et les eaux de pluies des deux sites confirme l’absence
d’un évènement nucléaire récent rejetant du
137
Cs dans l’atmosphère, particulièrement lors des
périodes ayant précédé l’échantillonnage.
Le
137
Cs dans le compartiment atmosphérique a tendance à être transféré par des processus de
dépôts secs et humides vers les milieux continentaux et aquatiques (Robeau et al., 2000).
L’absence du
137
Cs dans les aérosols collectés dans les deux sites durant la période d’étude
n’a pas permis de calculer les vitesses de dépôt de ce radionucléide. A ce niveau-là, les flux
mensuels de dépôt du
137
Cs calculés à partir des dépôts secs et/ou humides ont été présentés
(Tab. VI.3).
Précédent

Transfert et dépôt de la radioactivité des aérosols et des eaux de pluie vers le sol et le milieu marin: application au nord de l\'Algérie - 212/259

Suivant