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et peuvent être rapidement adsorbés (Brennecke et al., 2016). L’adsorption de
métaux lourds peut être très rapide puisqu’en seulement huit semaines, de
l’aluminium, du fer, du manganèse, du cuivre, du plomb, du zinc et de l’argent ont
été adsorbés par des granulés plastiques industriels placés dans l’eau d’un port
(Ashton et al., 2010). Une autre étude met en évidence que la cinétique d’adsorption
de métaux lourds pouvait être très rapide puisqu’une centaine d’heures suffit pour
que la réaction atteigne l’équilibre (Holmes et al., 2012). Au contraire, d’autres tests
menés sur un an dans le milieu marin sur différents plastiques ont montré une
augmentation progressive en métaux lourds sur cette période (Rochman et al.,
2014a).
Figure 11 : Exemple de fragment de peinture de bateau.
b. Molécules organiques
Les microplastiques peuvent également être contaminés par de nombreuses
molécules organiques hydrophobes (Rios et al., 2007). Parmi ces molécules
organiques, les polluants organiques persistants (POP) sont la classe la plus
couramment rencontrée. Les plastiques peuvent en effet être, tout comme pour les
métaux lourds, être des pièges à POP (Rios et al., 2007). Des molécules comme le
dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) peuvent ainsi être observées dans certains
microplastiques prélevés en mer (Frias et al., 2010; Rios et al., 2007). Le DDT est
l’un des insecticides les plus utilisés dans le monde. Il est connu pour s’accumuler de
manière importante dans les poissons, et se bioaccumuler le long de la chaîne
alimentaire.
I-5.2. Les microplastiques vecteurs de micropolluants
Les microplastiques peuvent être considérés comme des vecteurs de transfert
d’autres pollutions (Nakashima et al., 2016), les plastiques permettant ainsi la
et peuvent être rapidement adsorbés (Brennecke et al., 2016). L’adsorption de
métaux lourds peut être très rapide puisqu’en seulement huit semaines, de
l’aluminium, du fer, du manganèse, du cuivre, du plomb, du zinc et de l’argent ont
été adsorbés par des granulés plastiques industriels placés dans l’eau d’un port
(Ashton et al., 2010). Une autre étude met en évidence que la cinétique d’adsorption
de métaux lourds pouvait être très rapide puisqu’une centaine d’heures suffit pour
que la réaction atteigne l’équilibre (Holmes et al., 2012). Au contraire, d’autres tests
menés sur un an dans le milieu marin sur différents plastiques ont montré une
augmentation progressive en métaux lourds sur cette période (Rochman et al.,
2014a).
Figure 11 : Exemple de fragment de peinture de bateau.
b. Molécules organiques
Les microplastiques peuvent également être contaminés par de nombreuses
molécules organiques hydrophobes (Rios et al., 2007). Parmi ces molécules
organiques, les polluants organiques persistants (POP) sont la classe la plus
couramment rencontrée. Les plastiques peuvent en effet être, tout comme pour les
métaux lourds, être des pièges à POP (Rios et al., 2007). Des molécules comme le
dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) peuvent ainsi être observées dans certains
microplastiques prélevés en mer (Frias et al., 2010; Rios et al., 2007). Le DDT est
l’un des insecticides les plus utilisés dans le monde. Il est connu pour s’accumuler de
manière importante dans les poissons, et se bioaccumuler le long de la chaîne
alimentaire.
I-5.2. Les microplastiques vecteurs de micropolluants
Les microplastiques peuvent être considérés comme des vecteurs de transfert
d’autres pollutions (Nakashima et al., 2016), les plastiques permettant ainsi la
