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Figure 10 : L’ingestion par le crabe Carcinus maenas de microfibres en polypropylène a pour conséquence une
baisse du budget énergétique pour le crabe (Watts et al., 2015).
I-4-2. Le cas des microplastiques des produits cosmétiques
De nombreux microplastiques utilisés dans les produits d’hygiène sont susceptibles
de passer les barrières des systèmes d’assainissement et de se retrouver dans le
milieu naturel. Ces particules ont la taille du plancton et il est probable que ces
particules puissent être ingérées par les organismes marins. Il est intéressant de
constater que dans le cas de ces plastiques des tests sur leur toxicité ont été réalisés.
Ces tests sont cependant effectués dans des conditions « normales » d’utilisation,
pour l’essentiel donc sur le derme (Boerger et al., 2010). Par conséquent, un
ingrédient est considéré comme sain à partir du moment où il ne montre pas d’impact
négatif par application cutanée, même si en cas d’ingestion il est impliqué dans la
formation de tumeurs (Leslie, 2014).
I-5. Contamination des microplastiques par d’autres polluants
I-5.1. Micropolluants dans l’eau et microplastiques
Les microplastiques possèdent un ratio surface sur volume élevé. Cette propriété
facilite l’adsorption de polluants présents dans l’eau tels que les métaux (Boucher et
al., 2016; Brennecke et al., 2016; Holmes et al., 2012, 2014), les perturbateurs
endocriniens (Fossi et al., 2014; Fossi et al., 2012) ou encore les polluants organiques
persistants (Bakir et al., 2012; Lee et al., 2013; Rios et al., 2007).
a. Métaux lourds
Les métaux lourds, tels que ceux utilisés comme antifouling (Cu et Zn) dans les
peintures de bateau (Fig. 11), présentent une affinité élevée pour les microplastiques
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Evaluation des microplastiques dans les sédiments et les eaux de surface de la baie de Zemmouri - 32/103

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