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I-3-4. Impact des additifs
Les additifs sont des composants essentiels de la fabrication de plastiques. Ils ne sont
cependant que partiellement prisonniers de la matrice polymérique et ont parfois la
capacité de migrer de celle-ci vers le milieu environnant. Or, les plastiques sont
constitués d’une quantité parfois importante d’additifs dont certains sont connus pour
être nocifs pour l’environnement et la santé. C’est par exemple le cas de certaines
molécules appartenant à la famille des phtalates.
Les additifs ayant des effets de perturbateurs endocriniens peuvent induire des effets
négatifs même à des teneurs très faibles de l’ordre du ng/L au μg/L (Cole et al,
2011). Par ailleurs, selon une étude, le coût des perturbateurs endocriniens pour la
santé humaine est de l’ordre de 150 milliards d’euros par an pour les états de l’Union
européenne (Trasande et al., 2015).
En plus de leur effet de perturbateur endocrinien, certains phtalates sont connus pour
leur impact sur l’hérédité épigénétique et sur l’apparition de pathologies à l’âge
adulte (Benjamin et al., 2017).
I-4. Les pollutions par les microplastiques sont une menace pour
l’environnement
I-4-1. Conséquence de l’ingestion des microplastiques
L’ingestion de nanoplastiques ou de microplastiques par des organismes
planctoniques est susceptible d’affecter un large ensemble de fonctions telles que la
reproduction, la croissance (Besseling et al., 2014) ou encore le comportement de
nutrition (Cole et al., 2015). L’ingestion de microplastiques a un coût énergétique
pour les organismes (Fig. 10) (Watts et al., 2015). Ce coût peut se traduire par une
diminution de la croissance, de la reproduction et de la santé de l’organisme
(Sussarellu et al., 2016). L’exposition de l’huître japonaise à des concentrations
élevées de microplastiques a montré l’impact négatif de ces particules sur le
comportement de nutrition et la reproduction des adultes ainsi que sur la croissance
des juvéniles (Sussarellu et al., 2016). Une augmentation des taux de mortalité et une
diminution des recrutements ont ainsi été mises en évidence chez le copépode
Calanus helgolandicus soumis à de fortes concentrations de microplastiques (Cole et
al., 2015). Chez les poissons, l’ingestion de plastiques pourrait, à grande échelle de
temps et d’espace, entraîner une diminution des populations (Boerger et al., 2010).
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