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Galloway, 2015), une autre utilise une taille de 100 nm (Gigault et al., 2016). En
effet, la norme ISO TS/27 687 définit une nanoparticule comme un objet dont les
trois dimensions sont inférieures à 100 nm. Enfin, il reste que le plus souvent la
limite inférieure des microplastiques étudiés est étroitement liée à la méthode
d’extraction utilisée (GESAMP, 2015). Le meilleur exemple en est le prélèvement
des microplastiques à la surface de l’eau. En effet, l’utilisation de système de
piégeage de microplastiques tel que les chaluts Manta limitent la récupération des
microplastiques au diamètre des mailles. Ainsi, des limites basses à 50 µm (Kang et
al., 2015), 80 µm (Gewert et al., 2017), 300 µm (Fischer et al., 2016; Hidalgo-Ruz et
al., 2012; Ivar do Sul et al., 2013), 330 µm (Kang et al., 2015), 333 µm (Eriksen et
al., 2013; Gago et al., 2015; Setälä et al., 2016), 335 µm (Gewert et al., 2017), 500
µm (de Lucia et al., 2014) sont observées dans la littérature scientifique et illustrent
l’hétérogénéité des limites basses dans ce seul contexte. C’est donc souvent le
pragmatisme lié à la disponibilité du matériel de collecte et d’analyse qui domine le
choix de la limite inférieure de la classe « microplastique ».
La notion de taille des particules est étroitement liée à la notion de forme de celle-ci.
Ce problème a été largement abordé en sédimentologie dans le domaine de la
granulométrie des particules de sédiment. Lorsque la forme de la particule s’éloigne
de la sphère (pour laquelle toutes les dimensions sont égales au diamètre) ces
dimensions diffèrent. Par conséquent, par taille des particules, il sera entendu ici le
diamètre équivalent de la particule, c’est-à-dire le diamètre qu’aurait une sphère se
comportant de manière identique lors de l’analyse granulométrique (tamisage et
granulométrie laser).
B. Nomenclatures
La création du terme de microplastique en 2004 (Thompson et al., 2004) a
rapidement induit la création de termes tels que « macroplastique »,
« mésoplastique » ou encore « nanoplastique » entre la fin des années 2000 et le
début 2010. Ainsi, se sont développées les premières nomenclatures intégrant
différents termes nouveaux et permettant de nommer les plastiques en fonction de
leur taille. Par exemple, Lee et collaborateurs (Lee et al., 2013) proposent de
catégoriser les débris plastiques tels que :
 Macroplastiques (d ≥ 25 mm) ;
 Mésoplastiques (25 > d > 5 mm) ;
 Grands microplastiques (d < 5 mm).
En 2014, Mohamed Nor et Obbard (Mohamed Nor & Obbard, 2014) proposent une
classification plus complète intégrant dix classes de plastiques (Fig. 14). En 2015,
Van Cauwenberghe et collaborateurs (Van Cauwenberghe et al., 2015b) proposent
une classification des plastiques s’appuyant sur le travail réalisé par les experts du
MFSD Technical Subgroup on Marine Litter (MSFD GES Technical Subgroup on
Marine Litter, 2013). La même année une autre proposition de classification,
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