Chapitre 22 – Étude expérimentale de quelques circuits à diode (PCSI)
On utilise le circuit de la figure 22.17 et on s’intéresse à la tension u R aux bornes
du résistor et à la tension u D aux bornes de la diode. La f.e.m. est sinusoïdale
e = E
√
2 cos vt.
a) Cas d’une alimentation de forte amplitude
On considère le cas usuel où la tension d’alimentation est celle du secteur, de valeur
efficace E = 240 V. On observe alors les signaux suivants :
e
u D
t
t
t
u R
Figure 22.18 Allure des tensions pour un redressement monoalternance.
u R se superpose parfaitement aux alternances positives de e et u D se superpose parfaitement aux alternances négatives de e, c’est d’ailleurs pour cette raison que les courbes
ont été décalées.
Étant donné la forte valeur des tensions par rapport à la tension de seuil de la diode,
on va supposer la diode idéale.
Puisque u R = Ri d’après les courbes :
• i = 0 lorsque e 0 donc la diode est passante et u D = 0.
• i = 0 lorsque e 0 donc la diode est bloquée.
On peut interpréter ces résultats en utilisant la méthode graphique. La droite de charge
u D = e − Ri a pour intersection avec les axes u D = e et i =
e
R
et sa pente est
1
R
(Cf. figure 22.19). Au cours du temps, e varie tandis que R reste constante : la droite
se déplace donc parallèlement à elle-même entre deux droites extrêmes (en pointillés) d’intersection avec l’axe des abscisses : e max = E
√
2 (droite D 1 ) et e min − E
√
2
(droite D 2 ).
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