© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Montages intégrateur et pseudo-intégrateur
6.4 Montage pseudo-intégrateur
Le montage intégrateur proposé précédemment présente une saturation en sortie due
aux écarts par rapport au modèle idéal de l’amplificateur opérationnel.
-
+
e
s
R
C
r
Figure 21.24 Montage pseudo-intégrateur.
Le montage de la figure 20.24 permet de s’affranchir de ce phénomène de saturation.
On suppose que l’amplificateur opérationnel est idéal et qu’il fonctionne en régime
linéaire. On peut donc utiliser la relation e = v + − v − = 0 soit v + = v − = 0. En
négligeant les courants de polarisation, on écrit la loi des nœuds en termes de potentiel
à l’entrée inverseuse en notant Z l’impédance équivalente à l’association en parallèle
de C et r :
e
R
+
s
Z
= 0
Or
Z =
1
1
r + jCv
=
r
1 + jrCv
on en déduit donc :
s =
r
R (1 + jrCv)
e
On obtient donc un filtre passe-bas du premier ordre qui n’aura un comportement
intégrateur que pour des pulsations telles que v
1
rC
.
Par conséquent, les constantes (qui correspondent à un signal de fréquence nulle)
comme la tension de décalage et les courants de polarisation ne sont pas intégrées
par ce montage. On s’affranchit ainsi du phénomène de dérive. En contrepartie, on
ne peut pas intégrer les signaux de n’importe quelle fréquence : seuls ceux dont les
fréquences vérifient f
1
2prC
pourront être intégrés. C’est pourquoi on parle de
pseudo-intégrateur.
De plus, si on choisit la fréquence de coupure très faible (rC de l’ordre de quelques
hertz), le montage ne laisse passer que la composante continue du signal d’entrée c’està-dire sa valeur moyenne : un filtre passe-bas de fréquence de coupure très faible est
donc un opérateur « valeur moyenne ».
535
Montages intégrateur et pseudo-intégrateur
6.4 Montage pseudo-intégrateur
Le montage intégrateur proposé précédemment présente une saturation en sortie due
aux écarts par rapport au modèle idéal de l’amplificateur opérationnel.
-
+
e
s
R
C
r
Figure 21.24 Montage pseudo-intégrateur.
Le montage de la figure 20.24 permet de s’affranchir de ce phénomène de saturation.
On suppose que l’amplificateur opérationnel est idéal et qu’il fonctionne en régime
linéaire. On peut donc utiliser la relation e = v + − v − = 0 soit v + = v − = 0. En
négligeant les courants de polarisation, on écrit la loi des nœuds en termes de potentiel
à l’entrée inverseuse en notant Z l’impédance équivalente à l’association en parallèle
de C et r :
e
R
+
s
Z
= 0
Or
Z =
1
1
r + jCv
=
r
1 + jrCv
on en déduit donc :
s =
r
R (1 + jrCv)
e
On obtient donc un filtre passe-bas du premier ordre qui n’aura un comportement
intégrateur que pour des pulsations telles que v
1
rC
.
Par conséquent, les constantes (qui correspondent à un signal de fréquence nulle)
comme la tension de décalage et les courants de polarisation ne sont pas intégrées
par ce montage. On s’affranchit ainsi du phénomène de dérive. En contrepartie, on
ne peut pas intégrer les signaux de n’importe quelle fréquence : seuls ceux dont les
fréquences vérifient f
1
2prC
pourront être intégrés. C’est pourquoi on parle de
pseudo-intégrateur.
De plus, si on choisit la fréquence de coupure très faible (rC de l’ordre de quelques
hertz), le montage ne laisse passer que la composante continue du signal d’entrée c’està-dire sa valeur moyenne : un filtre passe-bas de fréquence de coupure très faible est
donc un opérateur « valeur moyenne ».
535
