Chapitre 20 – Instrumentation électrique
On commence par I 0 en se plaçant en fonctionnement en générateur de courant. On
relie alors les deux bornes de sortie : l’alimentation délivre un courant de court-circuit
dont on peut régler la valeur. On choisit ainsi la valeur de I 0 .
On enlève le court-circuit et on bascule en fonctionnement générateur de tension.
On peut alors régler la tension de l’alimentation stabilisée. On choisit ainsi la valeur
de E.
Si on branche l’alimentation stabilisée aux bornes d’une résistance R, les valeurs de u
et de i dans la résistance sont données par l’intersection de la droite u = Ri et de la
courbe u = f (i) de la figure 20.3. On aura deux types de comportement :
u
i
I 0
E
R <
E
I0
R >
E
I0
Figure 20.4 Les deux types de fonctionnement d’une alimentation stabilisée.
• Si R <
E
I0 , l’alimentation impose un courant i = I 0 au montage et la tension vaut :
u = RI 0 .
• Si R >
E
I0 , l’alimentation impose une tension u = E au montage et l’intensité vaut :
i =
E
R .
3. Oscilloscopes
Il existe deux types d’oscilloscopes : les analogiques et les numériques.
3.1 Rappel : principe des oscilloscopes analogiques
Les oscilloscopes analogiques sont essentiellement constitués d’un tube cathodique et
de circuits électroniques permettant de visualiser et d’analyser les signaux électriques.
Le tube cathodique (Cf. figure 20.5) comprend :
• un canon à électrons émettant un faisceau d’électrons quasi-homocinétiques : il
fournira une tache lumineuse sur l’écran appelée « spot », la tension accélératrice de
la cathode est classiquement de l’ordre de 2 kV,
• un système de focalisation permettant au spot d’être aussi fin que souhaité,
• des plaques de déviation entre lesquelles sont appliquées les tensions à analyser.
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