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Lunettes et viseurs
Le réglage est alors terminé et la lunette se trouve dans la configuration représentée
sur la figure 12.13.
On peut se poser trois questions :
• Pourquoi ne pas effectuer le réglage une fois pour toute au moment de la fabrication de l’instrument et rendre solidaires les trois tubes ?
• Faut-il modifier le réglage quand l’utilisateur change ?
• Pourquoi faut-il hocher la tête pour vérifier le réglage ?
La deuxième question répond en partie à la première. Si la lunette était réglée à l’infini
une fois pour toute, son réglage ne conviendrait qu’à un utilisateur emmétrope. De
plus, les manipulations risqueraient au fil du temps de modifier les positions relatives
des tubes et de dérégler la lunette.
Quand l’utilisateur change, il ne faut absolument pas toucher au réglage de
l’objectif mais on modifie le réglage de l’oculaire. Il suffit de conjuguer le plan
du réticule (qui est celui de l’image intermédiaire) avec le P.R. de l’œil donc de
tourner la bague de l’oculaire jusqu’à voir le réticule net sans accommodation.
En ce qui concerne le hochement de tête, c’est une méthode qui permet de corriger
l’erreur dite de parallaxe. On veut que l’image intermédiaire soit exactement dans le
plan du réticule. Mais l’œil peut voir simultanément nets des objets qui sont dans
des plans proches mais différents : c’est ce qu’on appelle la latitude de mise au point.
Cependant si on bouge la tête, on se rendra compte que les objets ne sont pas dans le
même plan s’ils se déplacent l’un par rapport à l’autre, ce qui n’est pas le cas s’ils sont
dans le même plan. Le lecteur peut s’en convaincre en regardant autour de lui deux
objets dans des plans différents et en remuant la tête.
4.3 Lunettes de visée autocollimatrices
Dans le mode opératoire proposé précédemment, il est nécessaire de pouvoir viser un
objet à grande distance pour effectuer le réglage de la lunette. Ce n’est pas toujours possible quand on se trouve dans un laboratoire. Pour pallier ce problème,
une lunette dite autocollimatrice existe avec la possibilité de fabriquer un objet à l’infini.
En plus d’une lunette classique, cette lunette dispose d’une ampoule et d’une lame
semi-réfléchissante dans le tube intermédiaire (Cf. figure 12.15). Une telle lame réfléchit une fraction de la lumière mais laisse passer l’autre fraction. Si la lame est descendue comme sur la figure, l’ampoule éclaire le réticule, qui peut cependant toujours
être vu à travers la lame puisqu’elle est semi-réfléchissante.
On a dit précédemment que l’objectif est réglé lorsque le réticule se trouve dans son
plan focal image. On utilise un mode opératoire permettant de déterminer rapidement
le plan focal d’un système convergent : c’est l’autocollimation qui est décrite dans le
chapitre sur la focométrie au paragraphe 3.
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