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Stigmatisme et aplanétisme approchés
En utilisant le retour inverse de la lumière et en considérant A comme un objet virtuel,
on obtient avec la même construction A image réelle de A (Cf. figure S10.9).
A
A
Figure 10.5 Image d’un
objet réel par un miroir plan.
A
A
Figure 10.6 Image d’un objet
virtuel par un miroir plan.
A
A
B
B
Figure 10.7 Aplanétisme
d’un miroir plan.
Soit B dans le plan transverse contenant A. Par la même construction translatée vers le
haut (Cf. figure 10.7), on obtient B symétrique de B par rapport au miroir, et donc
dans le plan transverse contenant A .
Le miroir plan est rigoureusement aplanétique pour tout point de l’espace et c’est
le seul système optique qui vérifie cette propriété.
On peut donc construire l’image d’un objet linéique transverse, AB, à travers le
miroir ; tout point du segment AB sera sur le segment A B . L’image a la même taille
que l’objet. On définit le grandissement, qui est une grandeur algébrique, par :
g =
A B
AB
(10.1)
Ici g = 1, ce qui signifie que l’image est de même taille que l’objet et dans le même
sens. A B est symétrique de AB par le miroir. Comme objet et image sont symétriques
par rapport au miroir, l’image d’un point à l’infini est à l’infini : les foyers objet et
image d’un miroir plan sont à l’infini. On dit que le système est afocal.
2. Stigmatisme et aplanétisme approchés
2.1 Stigmatisme approché
Comme on va le voir sur de nombreux exemples, l’image d’un point n’est pas
un point mais une tache lumineuse. Peut-on se contenter de la tache obtenue ?
Oui, si elle n’est pas trop grosse. Mais que signifie « pas trop grosse » ? En fait, cela
dépend de l’observateur, qui utilise soit son œil, soit un autre récepteur tel qu’une
pellicule photo ou un récepteur numérique (plaque CCD). Dans le cas de l’œil, ce
sont les cellules (cônes ou bâtonnets) qui assurent la réception (Cf. chapitre sur les
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