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Physique statistique
13.2 LOIS LOCALES DE CONSERVATION
Nous allons appliquer l’équation d’Enskog au cas où Q = m. On a alors DQ = 0 et
C(Q) = 0. Puisque m est une constante, Dm = 0 et l’on obtient :
m
∂n
∂t
+ m
∂
∂r a
n v a = 0
(18)
Pour trouver une forme plus explicite de cette équation remarquons que :
• la masse volumique du gaz r(r, t) est reliée au nombre moyen de particules par unité
de volume n(r, t) par r(r, t) = m n(r, t).
• la vitesse moyenne v = u a été définie dans la section 12.5 (équation 12.35). Elle est
appelée vitesse hydrodynamique.
•
∂
∂r a
(ru a ) = div ru. En effet,
∂
∂r a
(ru a ) =
∂
∂x
ru x +
∂
∂y
ru y +
∂
∂z
ru z = div ru.
On trouve donc :
∂r(r, t)
∂t
+ div
r(r, t) u(r, t)
= 0
(19)
Cette équation est connue sous le nom d’équation de continuité. Elle exprime la conservation locale de la masse.
Si maintenant nous prenons pour Q une des composantes de l’impulsion Q = mv j , par
exemple, l’équation (17) devient :
∂
∂t
n mv j = nm Dv j − m
∂
∂r a
nv a v j
(20)
Car DQ = 0 par suite de la conservation de l’impulsion. Puisque t, r a et v a sont des
variables indépendantes, le terme Dv j se réduit à :
Dv j =
F a
m
∂v j
∂v a
=
F a
m
d ja =
F j
m
= F
j
(21)
où d ja = 1 si j = a et 0 dans le cas contraire. Nous avons introduit la force par unité de
masse F
a . Par conséquent, (20) devient :
∂
∂t
ru j
+
∂
∂r a
r v a v j = rF
j
(22)
Pour évaluer le second terme du premier membre, il est commode d’introduire la vitesse
hydrodynamique u et la déviation autour de celle-ci : w = v − u. Il vient alors :
v a v j = (u a + w a )(u j + w j ) = (u a u j + u a w j + w a u j + w a w j )
= u a u j + u a w j + u j w a + w a w j = u a u j + w a w j
puisque w a = w j = 0 par définition (u = v). L’équation (22) peut s’écrire sous la forme :
∂
∂t
ru j
+
∂
∂r a
ru a u j = −
∂(r w a w j )
∂r a
+ rF
j
(23)
La quantité rw a w j est un objet mathématique particulier qui s’appelle un tenseur. C’est
la généralisation d’un vecteur. Pour le cas que nous considérons ici, ce tenseur est d’ordre
Physique statistique
13.2 LOIS LOCALES DE CONSERVATION
Nous allons appliquer l’équation d’Enskog au cas où Q = m. On a alors DQ = 0 et
C(Q) = 0. Puisque m est une constante, Dm = 0 et l’on obtient :
m
∂n
∂t
+ m
∂
∂r a
n v a = 0
(18)
Pour trouver une forme plus explicite de cette équation remarquons que :
• la masse volumique du gaz r(r, t) est reliée au nombre moyen de particules par unité
de volume n(r, t) par r(r, t) = m n(r, t).
• la vitesse moyenne v = u a été définie dans la section 12.5 (équation 12.35). Elle est
appelée vitesse hydrodynamique.
•
∂
∂r a
(ru a ) = div ru. En effet,
∂
∂r a
(ru a ) =
∂
∂x
ru x +
∂
∂y
ru y +
∂
∂z
ru z = div ru.
On trouve donc :
∂r(r, t)
∂t
+ div
r(r, t) u(r, t)
= 0
(19)
Cette équation est connue sous le nom d’équation de continuité. Elle exprime la conservation locale de la masse.
Si maintenant nous prenons pour Q une des composantes de l’impulsion Q = mv j , par
exemple, l’équation (17) devient :
∂
∂t
n mv j = nm Dv j − m
∂
∂r a
nv a v j
(20)
Car DQ = 0 par suite de la conservation de l’impulsion. Puisque t, r a et v a sont des
variables indépendantes, le terme Dv j se réduit à :
Dv j =
F a
m
∂v j
∂v a
=
F a
m
d ja =
F j
m
= F
j
(21)
où d ja = 1 si j = a et 0 dans le cas contraire. Nous avons introduit la force par unité de
masse F
a . Par conséquent, (20) devient :
∂
∂t
ru j
+
∂
∂r a
r v a v j = rF
j
(22)
Pour évaluer le second terme du premier membre, il est commode d’introduire la vitesse
hydrodynamique u et la déviation autour de celle-ci : w = v − u. Il vient alors :
v a v j = (u a + w a )(u j + w j ) = (u a u j + u a w j + w a u j + w a w j )
= u a u j + u a w j + u j w a + w a w j = u a u j + w a w j
puisque w a = w j = 0 par définition (u = v). L’équation (22) peut s’écrire sous la forme :
∂
∂t
ru j
+
∂
∂r a
ru a u j = −
∂(r w a w j )
∂r a
+ rF
j
(23)
La quantité rw a w j est un objet mathématique particulier qui s’appelle un tenseur. C’est
la généralisation d’un vecteur. Pour le cas que nous considérons ici, ce tenseur est d’ordre
