Comme
S 1 H = S 1 H + H H = 1,64 mm
et
S 1 H = S 1 F 1 + F 1 F + F H + H H
= f
1 + F 1 F − f + H H = 1,81 mm , les points principaux H et H
sont pratiquement
confondus 2 mm derrière la cornée.
Un œil normal, utilisé sans accommodation, est donc équivalent à une lentille convergente de sommet H
placé pratiquement au niveau de la cornée, de vergence = 60 δ .
On peut écrire sa relation de conjugaison sous la forme simple :
n
p −
n
p
=
n
H A
−
1
H A
= = 60
La discussion précédente implique que, sans accommodation, un œil normal et au repos
forme sur la rétine l’image nette d’un objet situé à l’infini. Quelle que soit la position de
l’objet, la distance p
est donc fixée par la géométrie de l’œil. Dans la situation de vision à
l’infini, ( p −→ ∞), on détermine que, pour un œil normal au repos :
n
p = 60
5. ŒIL EMMÉTROPE (NORMAL)
La description précédente a négligé le pouvoir d’accommodation du cristallin qui permet, dans une certaine marge, de placer les images sur la rétine, sans déplacement des
éléments optiques. En vertu de ses possibilités d’accommodation, si l’objet se rapproche,
l’œil modifie sa vergence sans modifier la distance séparant le système optique de la
rétine. Il faut donc considérer l’œil normal, dit encore emmétrope, comme un système
de vergence variable. On peut donc écrire la formule de conjugaison sous la forme suivante :
= 60 −
1
p
où varie suivant la position de l’objet. Pour déterminer l’amplitude de variation de la
vergence, on considère les deux positions extrêmes d’accommodation d’un œil normal
qui peut, par convention, former des images nettes d’objets placés entre 25 cm et l’infini
(pratiquement pour l’œil, l’infini s’étend au-delà de 6 m).
On distingue les deux limites suivantes :
– vision éloignée nette (punctum remotum, noté P R ) : p → ∞ (( = P R = 60 δ). Dans ce
cas, l’œil n’accommode pas et on retrouve la situation discutée au paragraphe précédent.
On dit dans ce cas que l’œil est au repos ;
– vision nette rapprochée (punctum proximum, noté PP) : p = −0,25 m (( = P P = 64 δ).
Ainsi, l’œil emmétrope doit être capable de modifier sa vergence entre 60 et 64 dioptries. Cet écart de 4 dioptries est l’amplitude minimale nécessaire à une vision correcte.
Pour être à l’aise, on étend cette amplitude de 60 à 65, couvrant ainsi 5 dioptries, intervalle appelé amplitude d’accommodation ou amplitude dioptrique. Dans les exemples
traités par la suite, nous utiliserons une amplitude égale à 4 qui permet de couvrir toutes
les distances comprises au-delà de 25 cm pour un œil normal.
9 • L’œil
269
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
S 1 H = S 1 H + H H = 1,64 mm
et
S 1 H = S 1 F 1 + F 1 F + F H + H H
= f
1 + F 1 F − f + H H = 1,81 mm , les points principaux H et H
sont pratiquement
confondus 2 mm derrière la cornée.
Un œil normal, utilisé sans accommodation, est donc équivalent à une lentille convergente de sommet H
placé pratiquement au niveau de la cornée, de vergence = 60 δ .
On peut écrire sa relation de conjugaison sous la forme simple :
n
p −
n
p
=
n
H A
−
1
H A
= = 60
La discussion précédente implique que, sans accommodation, un œil normal et au repos
forme sur la rétine l’image nette d’un objet situé à l’infini. Quelle que soit la position de
l’objet, la distance p
est donc fixée par la géométrie de l’œil. Dans la situation de vision à
l’infini, ( p −→ ∞), on détermine que, pour un œil normal au repos :
n
p = 60
5. ŒIL EMMÉTROPE (NORMAL)
La description précédente a négligé le pouvoir d’accommodation du cristallin qui permet, dans une certaine marge, de placer les images sur la rétine, sans déplacement des
éléments optiques. En vertu de ses possibilités d’accommodation, si l’objet se rapproche,
l’œil modifie sa vergence sans modifier la distance séparant le système optique de la
rétine. Il faut donc considérer l’œil normal, dit encore emmétrope, comme un système
de vergence variable. On peut donc écrire la formule de conjugaison sous la forme suivante :
= 60 −
1
p
où varie suivant la position de l’objet. Pour déterminer l’amplitude de variation de la
vergence, on considère les deux positions extrêmes d’accommodation d’un œil normal
qui peut, par convention, former des images nettes d’objets placés entre 25 cm et l’infini
(pratiquement pour l’œil, l’infini s’étend au-delà de 6 m).
On distingue les deux limites suivantes :
– vision éloignée nette (punctum remotum, noté P R ) : p → ∞ (( = P R = 60 δ). Dans ce
cas, l’œil n’accommode pas et on retrouve la situation discutée au paragraphe précédent.
On dit dans ce cas que l’œil est au repos ;
– vision nette rapprochée (punctum proximum, noté PP) : p = −0,25 m (( = P P = 64 δ).
Ainsi, l’œil emmétrope doit être capable de modifier sa vergence entre 60 et 64 dioptries. Cet écart de 4 dioptries est l’amplitude minimale nécessaire à une vision correcte.
Pour être à l’aise, on étend cette amplitude de 60 à 65, couvrant ainsi 5 dioptries, intervalle appelé amplitude d’accommodation ou amplitude dioptrique. Dans les exemples
traités par la suite, nous utiliserons une amplitude égale à 4 qui permet de couvrir toutes
les distances comprises au-delà de 25 cm pour un œil normal.
9 • L’œil
269
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
