3 • Propriétés
des corps purs
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3.5 Changements de phase
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
où T eb.n est la température d’ébullition normale (en degrés K) ou température d’ébullition à pression atmosphérique et ΔH v est en kJ/kmol.
K = 88 kJ/kmol.K pour les liquides non polaires.
K = 109 kJ/kmol.K pour les liquides polaires (eau, alcools).
La précision de la règle de Trouton n’est que de 30 %. Néanmoins, c’est
un bon point de repère pour un fluide dont on ne connaît absolument
pas la chaleur latente de vaporisation. Par exemple pour l’eau, on a
T eb,n = 373 K, ce qui conduit à ΔH v = 40 657 kJ/kmol. En fait, la chaleur
de vaporisation de l’eau à 0 °C est de 2 500 kJ/kg soit 45 000 kJ/kmol, ce
qui correspond à la valeur obtenue par la règle de Trouton à 10 % près.
Pour la chaleur de fusion, par analogie avec la règle de Trouton, la règle
de Honda prédit que, pour les métaux, la chaleur latente de fusion est
proportionnelle à la température de fusion :
métaux
[3.64]
où T f est la température de fusion en degrés K et ΔH f est en kJ/kmol.
En ce qui concerne les composés organiques et inorganiques, les corrélations conseillées sont les suivantes :
composés inorganiques
[3.65]
composés organiques
[3.66]
■ Titre du mélange diphasique
Dans un mélange diphasique, nous pouvons distinguer les masses de
chacune des phases et définir un titre. Par exemple, considérons le
mélange liquide-gaz. Nous définissons :
– M la masse totale du mélange fluide,
– M l la masse de la phase liquide,
– M v la masse de la phase vapeur.
10
f
f
H
T
D
=
25
f
f
H
T
D
=
40
f
f
H
T
D
=
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