17. Champ électromagnétique quantifié
737
Dans les conditions cinématiques choisies, on peut négliger 1/a
2
0 par rapport
à q
2 ,c a r
2 k
2
e
2m e
≫ R ∞ =
e
2
2a 0
⇒ (k e a 0 )
2 ≫
m e e
2
2 a 0 =1
Une remarque importante est que nous avons pu traiter l’effet photoélectrique
dans un cadre semi-classique, sans introduire le concept de photon, contrairement à une idée largement répandue selon laquelle ce concept est nécessaire
pour expliquer l’effet de seuil (§ 1.3.2). Dans l’approche semi-classique, l’effet
de seuil est dû à la condition de résonance : l’effet photoélectrique n’est appréciable que si l’onde lumineuse est en résonance entre le niveau fondamental E 0
et un niveau E C du spectre continu : E C − E 0 = ω. L’effet photoélectrique
s’explique sans photon, mais pas sans !
17.3.4 Champ électromagnétique quantifié :
émission spontanée
Nous avons souvent fait appel à la notion de photon pour l’interprétation
intuitive des résultats de la théorie semi-classique, bien qu’à strictement parler
ce concept soit étranger à cette théorie. À moins d’utiliser un argument détourné
13 comme celui du § 5.4.1, on ne peut pas calculer la probabilité d’émission spontanée par un atome dans un état excité, car il n’y a pas de champ
électromagnétique classique préexistant et le terme d’interaction ∝
A ·
P est
nul. Il est nécessaire de faire appel au concept de champ électromagnétique
quantifié développé dans la section 17.1, car les opérateurs d’annihilation a ks
et de création a
†
ks
sont susceptibles de changer le nombre de photons. De façon
plus précise, si n ks est le nombre de photons dans le mode de vecteur d’onde k
et de polarisation s, nous allons nous intéresser aux transitions avec émission
d’un photon : n ks → n ks +1 ou avec absorption d’un photon : n ks → n ks − 1,
l’émission spontanée dans le mode ( k, s) correspondant au cas n ks =0.R a p -
pelons le développement du champ électromagnétique quantifié (17.48) à t =0
dans un volume L
3 = V
A( r)=
2ε 0 V
k
2
s=1
1
√
ω k
a ks e s ( ˆ
k) e
i k· r + a
†
ks
e
∗
s ( ˆ
k) e
−i k· r
13. Cet argument utilise la distribution de Planck, qui contient implicitement le concept
de photon : en effet, la probabilité d’occupation d’un mode du champ électromagnétique est
donnée par la théorie quantique de l’oscillateur harmonique. Il n’est donc pas surprenant
que l’on puisse en déduire l’émission spontanée.
737
Dans les conditions cinématiques choisies, on peut négliger 1/a
2
0 par rapport
à q
2 ,c a r
2 k
2
e
2m e
≫ R ∞ =
e
2
2a 0
⇒ (k e a 0 )
2 ≫
m e e
2
2 a 0 =1
Une remarque importante est que nous avons pu traiter l’effet photoélectrique
dans un cadre semi-classique, sans introduire le concept de photon, contrairement à une idée largement répandue selon laquelle ce concept est nécessaire
pour expliquer l’effet de seuil (§ 1.3.2). Dans l’approche semi-classique, l’effet
de seuil est dû à la condition de résonance : l’effet photoélectrique n’est appréciable que si l’onde lumineuse est en résonance entre le niveau fondamental E 0
et un niveau E C du spectre continu : E C − E 0 = ω. L’effet photoélectrique
s’explique sans photon, mais pas sans !
17.3.4 Champ électromagnétique quantifié :
émission spontanée
Nous avons souvent fait appel à la notion de photon pour l’interprétation
intuitive des résultats de la théorie semi-classique, bien qu’à strictement parler
ce concept soit étranger à cette théorie. À moins d’utiliser un argument détourné
13 comme celui du § 5.4.1, on ne peut pas calculer la probabilité d’émission spontanée par un atome dans un état excité, car il n’y a pas de champ
électromagnétique classique préexistant et le terme d’interaction ∝
A ·
P est
nul. Il est nécessaire de faire appel au concept de champ électromagnétique
quantifié développé dans la section 17.1, car les opérateurs d’annihilation a ks
et de création a
†
ks
sont susceptibles de changer le nombre de photons. De façon
plus précise, si n ks est le nombre de photons dans le mode de vecteur d’onde k
et de polarisation s, nous allons nous intéresser aux transitions avec émission
d’un photon : n ks → n ks +1 ou avec absorption d’un photon : n ks → n ks − 1,
l’émission spontanée dans le mode ( k, s) correspondant au cas n ks =0.R a p -
pelons le développement du champ électromagnétique quantifié (17.48) à t =0
dans un volume L
3 = V
A( r)=
2ε 0 V
k
2
s=1
1
√
ω k
a ks e s ( ˆ
k) e
i k· r + a
†
ks
e
∗
s ( ˆ
k) e
−i k· r
13. Cet argument utilise la distribution de Planck, qui contient implicitement le concept
de photon : en effet, la probabilité d’occupation d’un mode du champ électromagnétique est
donnée par la théorie quantique de l’oscillateur harmonique. Il n’est donc pas surprenant
que l’on puisse en déduire l’émission spontanée.
