13. Théorie de la diffusion
577
et on peut remplacer kr dans (13.85) par r ˆ
k 0 · k ce qui donne
ψ diff ( r, t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ(r ˆ
k 0 ,t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]e
iω0t
Lorsque t est grand et négatif, |(r − v 0 t)|≫∆r et comme ϕ(r
′ , 0) est négligeable pour r
′ ≫ ∆r, ψ diff → 0 et le paquet d’ondes tend vers un paquet
d’ondes libre : tant que le paquet d’ondes n’a pas de recouvrement avec le
potentiel, ψ diff est pratiquement nul
lim
t→−∞
ψ( r, t)=ϕ( r, t)
Le paquet d’ondes interagit avec la cible pour t ∼ 0 et lorsque t → +∞
ψ diff ( r, t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0] e
iω0t
On retrouve le paquet d’ondes dans une direction différente de la direction
initiale, modulé par l’amplitude de diffusion f (k 0 ˆ
r, k 0 ) et se propageant radialement avec une vitesse v 0 .
Nous pouvons maintenant calculer la probabilité dp de déclenchement d’un
détecteur de surface dS = r
2 dΩ placé dans la direction r. Comme le courant
à l’instant t est v 0 |ψ diff |
2 ˆ
r, la probabilité de déclencher le détecteur est
dp = v 0 r
2 dΩ
+∞
−∞
|ψ diff ( r, t)|
2 dt
= v 0 dΩ|f (k 0 ˆ
r, k 0 )|
2
+∞
−∞
|ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]|
2 dt
Par ailleurs, la probabilité pour que la particule incidente traverse une surface
unité perpendiculaire au faisceau incident est
+∞
−∞
|ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]|
2 dt
et on déduit de la définition (13.1) de la section efficace
dσ
dΩ
= |f (k 0 ˆ
r, k 0 )|
2 = |f (Ω)|
2
(13.86)
ce qui complète la justification de (13.12).
13.5 Théorie opératorielle de la diffusion
13.5.1 Équations de Lippman-Schwinger
Nous avons jusqu’à présent utilisé le formalisme de la mécanique ondulatoire pour l’étude de la diffusion, par exemple pour écrire l’équation intégrale
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et on peut remplacer kr dans (13.85) par r ˆ
k 0 · k ce qui donne
ψ diff ( r, t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ(r ˆ
k 0 ,t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]e
iω0t
Lorsque t est grand et négatif, |(r − v 0 t)|≫∆r et comme ϕ(r
′ , 0) est négligeable pour r
′ ≫ ∆r, ψ diff → 0 et le paquet d’ondes tend vers un paquet
d’ondes libre : tant que le paquet d’ondes n’a pas de recouvrement avec le
potentiel, ψ diff est pratiquement nul
lim
t→−∞
ψ( r, t)=ϕ( r, t)
Le paquet d’ondes interagit avec la cible pour t ∼ 0 et lorsque t → +∞
ψ diff ( r, t) ≃
f (k 0 ˆ
r, k 0 )
r
ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0] e
iω0t
On retrouve le paquet d’ondes dans une direction différente de la direction
initiale, modulé par l’amplitude de diffusion f (k 0 ˆ
r, k 0 ) et se propageant radialement avec une vitesse v 0 .
Nous pouvons maintenant calculer la probabilité dp de déclenchement d’un
détecteur de surface dS = r
2 dΩ placé dans la direction r. Comme le courant
à l’instant t est v 0 |ψ diff |
2 ˆ
r, la probabilité de déclencher le détecteur est
dp = v 0 r
2 dΩ
+∞
−∞
|ψ diff ( r, t)|
2 dt
= v 0 dΩ|f (k 0 ˆ
r, k 0 )|
2
+∞
−∞
|ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]|
2 dt
Par ailleurs, la probabilité pour que la particule incidente traverse une surface
unité perpendiculaire au faisceau incident est
+∞
−∞
|ϕ[(r − v 0 t) ˆ
k 0 , 0]|
2 dt
et on déduit de la définition (13.1) de la section efficace
dσ
dΩ
= |f (k 0 ˆ
r, k 0 )|
2 = |f (Ω)|
2
(13.86)
ce qui complète la justification de (13.12).
13.5 Théorie opératorielle de la diffusion
13.5.1 Équations de Lippman-Schwinger
Nous avons jusqu’à présent utilisé le formalisme de la mécanique ondulatoire pour l’étude de la diffusion, par exemple pour écrire l’équation intégrale
