LE DANOIS EN OR
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de quelques semaines, l'énergie illimitée et le sens pratique
de Rutherford, alors âgé de trente-six ans, avaient captivé ses
nouveaux collègues. Il allait créer un groupe de recherche
exceptionnel dont le succès resterait inégalé pendant une
bonne décennie - un groupe façonné autant par la personnalité de Rutherford que par son jugement scientifique inspiré
et son ingéniosité. Il était non seulement la tête du groupe,
mais aussi son cœur.
Né le 30 août 1871, dans une petite maison en bois d'un
étage à Spring Grave, Rutherford était le quatrième de douze
enfants. Sa mère était institutrice et son père finit comme
ouvrier dans une filature de lin. Vu la dureté de la vie dans
cette communauté rurale dispersée, James et Martha Rutherford firent ce qu'ils purent afin d'assurer que leurs enfants
aillent aussi loin que le travail et le talent pourraient les
porter. Pour Ernest, cela signifia une série de bourses qui
l'emmenèrent à l'autre bout du monde et à l'université de
Cambridge.
Lorsqu'il arriva en Angleterre en septembre 1895, Rutherford était loin d'être l'homme exubérant et plein d'assurance
qu'il deviendrait en l'espace que quelques années. La transformation débuta lorsqu'il poursuivit des travaux commencés
en Nouvelle-Zélande sur la transmission et la détection des
ondes de «téléphonie sans fil», appelées plus tard ondes
radio. En quelques mois seulement, Rutherford mit au point
un détecteur très amélioré et caressa l'idée de gagner de
l'argent avec. Il se rendit compte juste à temps que, dans une
culture scientifique où les brevets étaient rares, exploiter la
recherche dans un but lucratif pourrait porter préjudice à un
jeune homme comme lui, qui avait encore une réputation à
se faire. Tandis que l'Italien Guglielmo Marconi amassa une
fortune qui aurait pu être la sienne, Rutherford ne regretta
jamais d'avoir abandonné son détecteur pour explorer une
découverte qui avait fait la une des journaux du monde
entier.
Le 8 novembre 1895, Wilhelm Rôntgen constata que, à
chaque fois qu'il faisait passer un courant à haute tension
dans un tube en verre où régnait le vide, un rayonnement
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de quelques semaines, l'énergie illimitée et le sens pratique
de Rutherford, alors âgé de trente-six ans, avaient captivé ses
nouveaux collègues. Il allait créer un groupe de recherche
exceptionnel dont le succès resterait inégalé pendant une
bonne décennie - un groupe façonné autant par la personnalité de Rutherford que par son jugement scientifique inspiré
et son ingéniosité. Il était non seulement la tête du groupe,
mais aussi son cœur.
Né le 30 août 1871, dans une petite maison en bois d'un
étage à Spring Grave, Rutherford était le quatrième de douze
enfants. Sa mère était institutrice et son père finit comme
ouvrier dans une filature de lin. Vu la dureté de la vie dans
cette communauté rurale dispersée, James et Martha Rutherford firent ce qu'ils purent afin d'assurer que leurs enfants
aillent aussi loin que le travail et le talent pourraient les
porter. Pour Ernest, cela signifia une série de bourses qui
l'emmenèrent à l'autre bout du monde et à l'université de
Cambridge.
Lorsqu'il arriva en Angleterre en septembre 1895, Rutherford était loin d'être l'homme exubérant et plein d'assurance
qu'il deviendrait en l'espace que quelques années. La transformation débuta lorsqu'il poursuivit des travaux commencés
en Nouvelle-Zélande sur la transmission et la détection des
ondes de «téléphonie sans fil», appelées plus tard ondes
radio. En quelques mois seulement, Rutherford mit au point
un détecteur très amélioré et caressa l'idée de gagner de
l'argent avec. Il se rendit compte juste à temps que, dans une
culture scientifique où les brevets étaient rares, exploiter la
recherche dans un but lucratif pourrait porter préjudice à un
jeune homme comme lui, qui avait encore une réputation à
se faire. Tandis que l'Italien Guglielmo Marconi amassa une
fortune qui aurait pu être la sienne, Rutherford ne regretta
jamais d'avoir abandonné son détecteur pour explorer une
découverte qui avait fait la une des journaux du monde
entier.
Le 8 novembre 1895, Wilhelm Rôntgen constata que, à
chaque fois qu'il faisait passer un courant à haute tension
dans un tube en verre où régnait le vide, un rayonnement
