LE FORÇAT DES BREVETS
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Heinrich Hertz fournit la corroboration expérimentale qui
assura que l'unification par Maxwell de l'électricité, du
magnétisme et de la lumière soit le couronnement suprême
de la physique du XIXe siècle.
Dans l'article qui donnait les grandes lignes de ses recherches, Hertz proclamait fièrement : « Les expériences ici décrites
semblent - à moi, en tout cas - éminemment appropriées
pour supprimer tout doute quant à l'identité de la lumière,
de la chaleur rayonnante et du mouvement ondulatoire électromagnétique. Je crois que dorénavant nous serons mieux
armés pour utiliser les avantages que cette identité nous
permet de déduire dans l'étude de l'optique comme celle de
l' électricité 72 • » Ironiquement, ce fut au cours de ces expériences que Hertz découvrit l'effet photoélectrique qui
fournit à Einstein les preuves d'une identité usurpée. Ses
quanta de lumière contestaient la théorie ondulatoire de la
lumière que Hertz et tous les autres physiciens croyaient
fermement établie. La lumière comme forme de rayonnement électromagnétique avait tellement de succès qu'il était
pour un physicien impensable ne serait-ce que de songer à
l'abandonner en faveur des quanta de lumière d'Einstein.
Beaucoup trouvaient ces quanta de lumière absurdes. Après
tout, l'énergie d'un quantum de lumière particulier était
déterminée par la fréquence de cette lumière, mais la
fréquence était sûrement une grandeur associée aux ondes et
non à des espèces de particules d'énergie se mouvant dans
l'espace.
Einstein acceptait aisément que la théorie ondulatoire de la
lumière ait « superbement prouvé sa valeur » en expliquant la
diffraction, l'interférence, la réflexion et la réfraction, et
qu'elle ne serait «probablement jamais remplacée par une
autre théorie 73 ». Il fit remarquer toutefois que ce succès
reposait sur le fait crucial que tous ces phénomènes optiques impliquaient le comportement de la lumière dans un
certain laps de temps et que d'éventuelles propriétés corpusculaires ne seraient pas évidentes. La situation était absolument différente lorsqu'il s'agissait de l'émission et de
l'absorption pratiquement «instantanées)> de la lumière.
Voilà pourquoi, suggérait Einstein, la théorie ondulatoire
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Heinrich Hertz fournit la corroboration expérimentale qui
assura que l'unification par Maxwell de l'électricité, du
magnétisme et de la lumière soit le couronnement suprême
de la physique du XIXe siècle.
Dans l'article qui donnait les grandes lignes de ses recherches, Hertz proclamait fièrement : « Les expériences ici décrites
semblent - à moi, en tout cas - éminemment appropriées
pour supprimer tout doute quant à l'identité de la lumière,
de la chaleur rayonnante et du mouvement ondulatoire électromagnétique. Je crois que dorénavant nous serons mieux
armés pour utiliser les avantages que cette identité nous
permet de déduire dans l'étude de l'optique comme celle de
l' électricité 72 • » Ironiquement, ce fut au cours de ces expériences que Hertz découvrit l'effet photoélectrique qui
fournit à Einstein les preuves d'une identité usurpée. Ses
quanta de lumière contestaient la théorie ondulatoire de la
lumière que Hertz et tous les autres physiciens croyaient
fermement établie. La lumière comme forme de rayonnement électromagnétique avait tellement de succès qu'il était
pour un physicien impensable ne serait-ce que de songer à
l'abandonner en faveur des quanta de lumière d'Einstein.
Beaucoup trouvaient ces quanta de lumière absurdes. Après
tout, l'énergie d'un quantum de lumière particulier était
déterminée par la fréquence de cette lumière, mais la
fréquence était sûrement une grandeur associée aux ondes et
non à des espèces de particules d'énergie se mouvant dans
l'espace.
Einstein acceptait aisément que la théorie ondulatoire de la
lumière ait « superbement prouvé sa valeur » en expliquant la
diffraction, l'interférence, la réflexion et la réfraction, et
qu'elle ne serait «probablement jamais remplacée par une
autre théorie 73 ». Il fit remarquer toutefois que ce succès
reposait sur le fait crucial que tous ces phénomènes optiques impliquaient le comportement de la lumière dans un
certain laps de temps et que d'éventuelles propriétés corpusculaires ne seraient pas évidentes. La situation était absolument différente lorsqu'il s'agissait de l'émission et de
l'absorption pratiquement «instantanées)> de la lumière.
Voilà pourquoi, suggérait Einstein, la théorie ondulatoire
