LE FORÇAT DES BREVETS
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saient des perturbations ondulatoires dans l'éther. Ces «Accès
de Réflexion facile et de Transmission facile 67 », selon ses
propres termes, étaient le mécanisme par lequel une partie du
faisceau lumineux était transmise par le verre et le reste
réfléchi. Il associa la « grosseur » ( bigness) de ces perturbations à la couleur. Les plus grosses perturbations, celles ayant
la plus grande longueur d'onde dans la terminologie élaborée
ultérieurement, étaient responsables de la production du
rouge. Les plus petites, celles ayant la longueur d'onde la plus
courte, produisaient le violet.
Le physicien hollandais Christiaan Huygens soutint que les
particules de lumière newtoniennes n'existaient pas. De treize
ans l'aîné de Newton, Huygens avait dès 1678 développé une
théorie ondulatoire de la lumière qui expliquait la réflexion
et la réfraction. L'ouvrage qu'il avait mis en chantier sur ce
sujet, Traité de la lumière, ne fut pas publié avant 1690. Pour
Huygens, la lumière était une onde qui se propageait dans
l'éther. Elle était comparable aux rides qui se déploient à la
surface immobile d'un étang à partir de l'impact d'une pierre
jetée dans l'eau. Si la lumière était réellement composée de
particules, demandait Huygens, alors où était la preuve des
collisions qui devraient se produire lorsque les trajets des
différents faisceaux lumineux se recoupaient? Il n'y en avait
pas, soutenait Huygens. Les ondes sonores n'entrent pas en
collision ; par conséquent, la lumière doit elle aussi être de
nature ondulatoire.
Bien que les théories de Newton et de Huygens aient été en
mesure d'expliquer la réflexion et la réfraction, chacune prédisait des résultats différents quand il s'agissait de certains autres
phénomènes optiques, dont aucun ne put être testé avec un
minimum de précision pendant des décennies. Toutefois, il y
eut une prédiction qui put être observée. Un faisceau lumineux composé de particules de Newton se déplaçant en ligne
droite devrait projeter des ombres nettes lorsqu'il frappe des
objets, alors que les ondes de Huygens, comme les vagues qui
sont déviées par un objet qu'elles rencontrent, devraient
produire des ombres dont le contour est légèrement flou. Le
père Francesco Grimaldi, jésuite et mathématicien italien,
baptisa diffraction cette déviation de la lumière autour du bord
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saient des perturbations ondulatoires dans l'éther. Ces «Accès
de Réflexion facile et de Transmission facile 67 », selon ses
propres termes, étaient le mécanisme par lequel une partie du
faisceau lumineux était transmise par le verre et le reste
réfléchi. Il associa la « grosseur » ( bigness) de ces perturbations à la couleur. Les plus grosses perturbations, celles ayant
la plus grande longueur d'onde dans la terminologie élaborée
ultérieurement, étaient responsables de la production du
rouge. Les plus petites, celles ayant la longueur d'onde la plus
courte, produisaient le violet.
Le physicien hollandais Christiaan Huygens soutint que les
particules de lumière newtoniennes n'existaient pas. De treize
ans l'aîné de Newton, Huygens avait dès 1678 développé une
théorie ondulatoire de la lumière qui expliquait la réflexion
et la réfraction. L'ouvrage qu'il avait mis en chantier sur ce
sujet, Traité de la lumière, ne fut pas publié avant 1690. Pour
Huygens, la lumière était une onde qui se propageait dans
l'éther. Elle était comparable aux rides qui se déploient à la
surface immobile d'un étang à partir de l'impact d'une pierre
jetée dans l'eau. Si la lumière était réellement composée de
particules, demandait Huygens, alors où était la preuve des
collisions qui devraient se produire lorsque les trajets des
différents faisceaux lumineux se recoupaient? Il n'y en avait
pas, soutenait Huygens. Les ondes sonores n'entrent pas en
collision ; par conséquent, la lumière doit elle aussi être de
nature ondulatoire.
Bien que les théories de Newton et de Huygens aient été en
mesure d'expliquer la réflexion et la réfraction, chacune prédisait des résultats différents quand il s'agissait de certains autres
phénomènes optiques, dont aucun ne put être testé avec un
minimum de précision pendant des décennies. Toutefois, il y
eut une prédiction qui put être observée. Un faisceau lumineux composé de particules de Newton se déplaçant en ligne
droite devrait projeter des ombres nettes lorsqu'il frappe des
objets, alors que les ondes de Huygens, comme les vagues qui
sont déviées par un objet qu'elles rencontrent, devraient
produire des ombres dont le contour est légèrement flou. Le
père Francesco Grimaldi, jésuite et mathématicien italien,
baptisa diffraction cette déviation de la lumière autour du bord
