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LE GRAND ROMAN DE lA PHYSIQUE QUANTIQUE
sion était doublée, son volume diminuait de moitié. Si la pression était multipliée par trois, le volume était divisé par trois.
À température constante, le volume d'un gaz est inversement
proportionnel à sa pression. L'explication physique correcte
des lois des gaz dut attendre que Ludwig Boltzmann et James
Clerk Maxwell élaborent la théorie cinétique des gaz au
XIXe siècle. « Tant de propriétés de la matière, en particulier
sous forme gazeuse, peuvent être déduites de l'hypothèse que
leurs infimes particules sont animées d'un mouvement
rapide, dont la vitesse augmente avec la température, écrivit
Maxwell en 1860, que la nature précise de ce mouvement
devient le sujet de la curiosité rationnelle 15 • » Ce qui l'amena
à conclure que « les relations entre pression, température et
densité dans un gaz parfait peuvent s'expliquer en supposant
que ces particules se déplacent en ligne droite avec une vélocité uniforme, heurtant les parois du récipient contenant le
gaz et produisant ainsi la pression 16 ». Des molécules en
mouvement continuel, entrant en collision aléatoirement les
unes avec les autres et avec les parois produisaient les relations entre pression, température et volume exprimées dans
les lois des gaz. On pouvait considérer les molécules comme
la « variable cachée » microscopique non observée qui expliquait les propriétés macroscopiques effectivement observées
des gaz.
L'explication donnée par Einstein du mouvement brownien en 1905 est un exemple où la «variable cachée» est les
molécules du liquide dans lequel les grains de pollen sont en
suspension. La raison du mouvement désordonné des grains
qui avait tant intrigué la communauté scientifique fut soudain
claire après qu'Einstein eut fait remarquer qu'il était dû au
bombardement de molécules invisibles, mais très réelles.
L'attrait des variables cachées en mécanique quantique
avait ses racines dans l'affirmation d'Einstein que la théorie
était incomplète. Cette incomplétude était peut-être due à
l'impossibilité de saisir l'existence d'une couche de réalité
sousjacente. Cette veine non exploitée sous la forme de variables cachées - peut-être des particules ou des forces cachées,
voire quelque chose de complètement inédit - restaurerait
une réalité indépendante et objective. Des phénomènes qui
LE GRAND ROMAN DE lA PHYSIQUE QUANTIQUE
sion était doublée, son volume diminuait de moitié. Si la pression était multipliée par trois, le volume était divisé par trois.
À température constante, le volume d'un gaz est inversement
proportionnel à sa pression. L'explication physique correcte
des lois des gaz dut attendre que Ludwig Boltzmann et James
Clerk Maxwell élaborent la théorie cinétique des gaz au
XIXe siècle. « Tant de propriétés de la matière, en particulier
sous forme gazeuse, peuvent être déduites de l'hypothèse que
leurs infimes particules sont animées d'un mouvement
rapide, dont la vitesse augmente avec la température, écrivit
Maxwell en 1860, que la nature précise de ce mouvement
devient le sujet de la curiosité rationnelle 15 • » Ce qui l'amena
à conclure que « les relations entre pression, température et
densité dans un gaz parfait peuvent s'expliquer en supposant
que ces particules se déplacent en ligne droite avec une vélocité uniforme, heurtant les parois du récipient contenant le
gaz et produisant ainsi la pression 16 ». Des molécules en
mouvement continuel, entrant en collision aléatoirement les
unes avec les autres et avec les parois produisaient les relations entre pression, température et volume exprimées dans
les lois des gaz. On pouvait considérer les molécules comme
la « variable cachée » microscopique non observée qui expliquait les propriétés macroscopiques effectivement observées
des gaz.
L'explication donnée par Einstein du mouvement brownien en 1905 est un exemple où la «variable cachée» est les
molécules du liquide dans lequel les grains de pollen sont en
suspension. La raison du mouvement désordonné des grains
qui avait tant intrigué la communauté scientifique fut soudain
claire après qu'Einstein eut fait remarquer qu'il était dû au
bombardement de molécules invisibles, mais très réelles.
L'attrait des variables cachées en mécanique quantique
avait ses racines dans l'affirmation d'Einstein que la théorie
était incomplète. Cette incomplétude était peut-être due à
l'impossibilité de saisir l'existence d'une couche de réalité
sousjacente. Cette veine non exploitée sous la forme de variables cachées - peut-être des particules ou des forces cachées,
voire quelque chose de complètement inédit - restaurerait
une réalité indépendante et objective. Des phénomènes qui
