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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
finale ne soit l'Union soviétique, confisqua le passeport de
Bohm puis le lui rendit en limitant sa validité aux voyages
vers les États-Unis. Préoccupé par le risque que son exil sudaméricain ne le coupe de la communauté physique internationale, Bohm acquit la nationalité brésilienne pour circonvenir l'interdiction de voyager imposée par les Américains.
Cependant, aux États-Unis, Oppenheimer allait devoir
affronter une commission d'enquête. La pression exercée sur
lui s'intensifia dès qu'il apparut que Klaus Fuchs, un physicien
qu'il avait choisi pour travailler sur la bombe à hydrogène, était
un espion soviétique. Einstein conseilla à Oppenheimer de se
présenter à l'audience, d'envoyer promener la commission et
de rentrer chez lui. Il n'en fit rien, mais un deuxième jugement, au printemps 1954, retira à Oppenheimer sa certification secret défense.
Bohm quitta le Brésil en 1955 et passa deux ans à l'institut
Technion de Haïfa, en Israël, avant de se rendre en Angleterre. Après quatre ans à l'université de Bristol, Bohm
s'installa définitivement à Londres en 1961 une fois qu'il eut
été nommé professeur de physique théorique au Birkbeck
College. Pendant son séjour mouvementé à Princeton, Bohm
s'était principalement consacré à l'étude de la structure et de
l'interprétation de la mécanique quantique. En février 1951,
il publia Théorie quantique, l'un des premiers traités de
physique qui examinent relativement en détail l'interprétation de la théorie et l'expérience de pensée EPR.
Einstein, Podolsky et Rosen avaient élaboré une expérience
imaginaire impliquant un couple de particules corrélées, A et
B, si éloignées l'une de l'autre qu'il devait leur être impossible d'interagir physiquement l'une avec l'autre. EPR soutenaient qu'une mesure effectuée sur la particule A ne pouvait
perturber physiquement la particule B. Puisque toute mesure
ne peut être effectuée que sur une seule des p<>~ticules à la
fois, EPR croyaient pouvoir neutraliser la contre-attaque de
Bohr - un acte de mesure cause une « perturbation
physique ».Les propriétés des deux particules étant corrélées,
affirmaient-ils, il est possible, en mesurant une propriété de la
particule A, telle que sa position, de connaître la propriété
correspondante de la particule B sans la perturber. Le but
LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
finale ne soit l'Union soviétique, confisqua le passeport de
Bohm puis le lui rendit en limitant sa validité aux voyages
vers les États-Unis. Préoccupé par le risque que son exil sudaméricain ne le coupe de la communauté physique internationale, Bohm acquit la nationalité brésilienne pour circonvenir l'interdiction de voyager imposée par les Américains.
Cependant, aux États-Unis, Oppenheimer allait devoir
affronter une commission d'enquête. La pression exercée sur
lui s'intensifia dès qu'il apparut que Klaus Fuchs, un physicien
qu'il avait choisi pour travailler sur la bombe à hydrogène, était
un espion soviétique. Einstein conseilla à Oppenheimer de se
présenter à l'audience, d'envoyer promener la commission et
de rentrer chez lui. Il n'en fit rien, mais un deuxième jugement, au printemps 1954, retira à Oppenheimer sa certification secret défense.
Bohm quitta le Brésil en 1955 et passa deux ans à l'institut
Technion de Haïfa, en Israël, avant de se rendre en Angleterre. Après quatre ans à l'université de Bristol, Bohm
s'installa définitivement à Londres en 1961 une fois qu'il eut
été nommé professeur de physique théorique au Birkbeck
College. Pendant son séjour mouvementé à Princeton, Bohm
s'était principalement consacré à l'étude de la structure et de
l'interprétation de la mécanique quantique. En février 1951,
il publia Théorie quantique, l'un des premiers traités de
physique qui examinent relativement en détail l'interprétation de la théorie et l'expérience de pensée EPR.
Einstein, Podolsky et Rosen avaient élaboré une expérience
imaginaire impliquant un couple de particules corrélées, A et
B, si éloignées l'une de l'autre qu'il devait leur être impossible d'interagir physiquement l'une avec l'autre. EPR soutenaient qu'une mesure effectuée sur la particule A ne pouvait
perturber physiquement la particule B. Puisque toute mesure
ne peut être effectuée que sur une seule des p<>~ticules à la
fois, EPR croyaient pouvoir neutraliser la contre-attaque de
Bohr - un acte de mesure cause une « perturbation
physique ».Les propriétés des deux particules étant corrélées,
affirmaient-ils, il est possible, en mesurant une propriété de la
particule A, telle que sa position, de connaître la propriété
correspondante de la particule B sans la perturber. Le but
