lA RÉALITÉ QUANTIQUE
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une détermination exacte de la quantité de mouvement de
B. Par conséquent, d'après le critère de réalité EPR, la quantité de mouvement de B doit être un élément de la réalité
physique. De même, en mesurant la position exacte de A, il
est possible, parce que la distance physique entre A et B est
connue, d'en déduire la position de B sans la mesurer directement. Elle doit donc, soutiennent EPR, être elle aussi un
élément de la réalité physique. EPR semblaient avoir trouvé là
un moyen d'établir avec certitude les valeurs exactes soit de la
quantité de mouvement soit de la position de B grâce à des
mesures effectuées sur la particule A, sans la moindre possibilité d'une perturbation physique de la particule B.
Sur la base de leur critère de réalité, EPR affirmaient qu'ils
avaient ainsi prouvé que la quantité de mouvement comme la
position de la particule B sont des « éléments de réalité », et
qu'on peut simultanément obtenir les valeurs exactes de la
position et de la quantité de mouvement de B. Puisque la
mécanique quantique, au travers du principe d'incertitude,
élimine toute possibilité qu'une particule possède simultanément ces deux propriétés, ces «éléments de réalité» n'ont
pas de contrepartie dans la théorie 15 • Par conséquent,
concluent EPR, la description de la réalité physique donnée
par la mécanique quantique est incomplète.
L'expérience imaginaire d'Einstein n'était pas conçue pour
mesurer simultanément la position et la quantité de mouvement de la particule B. Il admettait qu'il était impossible de
mesurer directement l'une ou l'autre de ces deux propriétés
d'une particule sans causer une perturbation physique irréductible. Au lieu de quoi, l'expérience de pensée à deux
particules avait été élaborée pour démontrer que pareilles
propriétés pouvaient avoir une existence simultanée définie,
que la position comme la quantité de mouvement d'une
particule sont des «éléments de réalité». Si ces propriétés de
la particule B peuvent être déterminées sans que B soit
observée (mesurée), alors ces propriétés de B doivent exister
comme éléments de la réalité physique indépendamment de
toute observation (mesure). La particule B possède une position réelle et une quantité de mouvement réelle.
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