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LE GRAND ROMAN DE lA PHYSIQUE QUANTIQUE
et Comp!on devaient faciliter la discussion des concepts théoriques. A la fin du premier jour, tous les protagonistes
majeurs s'étaient exprimés, sauf un, Einstein.
Après une réception décontractée le mardi matin à
l'Université libre de Bruxelles, tout le monde se retrouva
l'après-midi pour entendre la communication de Louis de
Broglie sur «La nouvelle dynamique des quanta>>. S'exprimant en français, de Broglie commença par donner les
grandes lignes de sa propre contribution, l'extension à la
matière de la dualité onde-particule, et à expliquer comment
Schrôdinger l'avait ingénieusement développée en mécanique ondulatoire. Ensuite, il s'avança prudemment en
concédant qu'il y avait beaucoup de vrai dans les idées de
Born, puis suggéra une autre voie que l'interprétation probabiliste de la fonction d'onde de Schrôdinger.
Dans la« théorie de l'onde pilote>>, comme la nomma plus
tard de Broglie, un électron existe réellement à la fois comme
onde et comme particule, contrairement à l'interprétation de
Copenhague où un électron se comporte soit comme une
particule, soit comme une onde selon le type d'expérience
pratiqué. Les particules comme les ondes existent simultanément, soutint de Broglie, la particule chevauchant l'onde
comme le planchiste, la vague. Les ondes conduisant ou
« pilotant >> les particules d'un endroit à un autre étaient
physiquement réelles, contrairement aux ondes de probabilité abstraites de Born. Bohr et ses sympathisants étaient
déterminés à affirmer la suprématie de l'interprétation de
Copenhague et Schrôdinger voulait toujours obstinément
promouvoir sa conception de la mécanique ondulatoire.
L'onde pilote de de Broglie fut donc contestée. Cherchant
l'appui du seul homme capable d'influencer les indécis, de
Broglie fut désappointé lorsque Einstein garda le silence.
Le mercredi 26 octobre, les partisans des deux versions
rivales de la mécanique quantique s'adressèrent au congrès.
Pendant la séance du matin, Heisenberg et Born présentèrent
un rapport commun. Il était divisé en quatre sections principales: le formalisme mathématique, l'interprétation physique,
le principe d'incertitude et les applications de la méqmique
quantique.
LE GRAND ROMAN DE lA PHYSIQUE QUANTIQUE
et Comp!on devaient faciliter la discussion des concepts théoriques. A la fin du premier jour, tous les protagonistes
majeurs s'étaient exprimés, sauf un, Einstein.
Après une réception décontractée le mardi matin à
l'Université libre de Bruxelles, tout le monde se retrouva
l'après-midi pour entendre la communication de Louis de
Broglie sur «La nouvelle dynamique des quanta>>. S'exprimant en français, de Broglie commença par donner les
grandes lignes de sa propre contribution, l'extension à la
matière de la dualité onde-particule, et à expliquer comment
Schrôdinger l'avait ingénieusement développée en mécanique ondulatoire. Ensuite, il s'avança prudemment en
concédant qu'il y avait beaucoup de vrai dans les idées de
Born, puis suggéra une autre voie que l'interprétation probabiliste de la fonction d'onde de Schrôdinger.
Dans la« théorie de l'onde pilote>>, comme la nomma plus
tard de Broglie, un électron existe réellement à la fois comme
onde et comme particule, contrairement à l'interprétation de
Copenhague où un électron se comporte soit comme une
particule, soit comme une onde selon le type d'expérience
pratiqué. Les particules comme les ondes existent simultanément, soutint de Broglie, la particule chevauchant l'onde
comme le planchiste, la vague. Les ondes conduisant ou
« pilotant >> les particules d'un endroit à un autre étaient
physiquement réelles, contrairement aux ondes de probabilité abstraites de Born. Bohr et ses sympathisants étaient
déterminés à affirmer la suprématie de l'interprétation de
Copenhague et Schrôdinger voulait toujours obstinément
promouvoir sa conception de la mécanique ondulatoire.
L'onde pilote de de Broglie fut donc contestée. Cherchant
l'appui du seul homme capable d'influencer les indécis, de
Broglie fut désappointé lorsque Einstein garda le silence.
Le mercredi 26 octobre, les partisans des deux versions
rivales de la mécanique quantique s'adressèrent au congrès.
Pendant la séance du matin, Heisenberg et Born présentèrent
un rapport commun. Il était divisé en quatre sections principales: le formalisme mathématique, l'interprétation physique,
le principe d'incertitude et les applications de la méqmique
quantique.
