INCERTITUDE À COPENHAGUE
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atomique». Bohr batailla pour terminer l'article afin de
pouvoir le présenter lors d'un congrès de physique qui aurait
lieu sous peu, mais ce fut encore une version provisoire. Pour
l'instant, il lui faudrait s'en contenter.
Le congrès international de physique de Côme, du 11 au
20 septembre 1927, célébrait le centenaire de la mort du
physicien italien Alessandro Volta, inventeur de la pile électrique. Tandis que le congrès battait son plein, Bohr continua
de rédiger et de corriger ses notes jusqu'au jour prévu pour
sa conférence, le 16 septembre. À l'Istituto Carducci, dans le
public impatient d'entendre ce qu'il avait à dire, se trouvaient
Born, de Broglie, Compton, Franck, Heisenberg, von Laue,
Lorentz, Kramers, Pauli, Planck et Sommerfeld.
Certains membres du public eurent du mal à saisir tous les
mots énoncés d'une voix douce par Bohr qui donnait pour la
première fois les grandes lignes de son nouveau cadre
conceptuel de la complémentarité, suivies d'une présentation
du principe d'incertitude de Heisenberg et du rôle de la
mesure dans la théorie des quanta. Bohr enchaîna tous ces
éléments, y compris l'interprétation probabiliste donnée par
Max Born de la fonction d'onde de Schrôdinger, de façon à
ce qu'ils constituent les bases d'une nouvelle compréhension
physique de la mécanique quantique. Les physiciens appelleraient plus tard cette fusion d'idées «l'interprétation de
Copenhague >>.
Cette conférence était pour Bohr la culmination de ce que
Heisenberg décrivit plus tard comme « une étude intensive de
toutes les questions concernant l'interprétation de la théorie
des quanta à Copenhague 85 >>. Au début, même le jeune magicien du quantum était troublé par les réponses du Danois.
«je me souviens de discussions avec Bohr qui se prolongeaient jusqu'au milieu de la nuit et se terminaient presque
dans le désespoir, et quand je suis allé me promener seul
dans le parc voisin, je n'ai cessé de me répéter la question: La
nature peut-elle vraiment être aussi absurde qu'elle nous le
semblait dans ces expériences atomiques 86 ? >> La réponse de
Bohr était un oui sans équivoque. Le rôle central donné à la
mesure et à l'observation viciait toutes les tentatives pour
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atomique». Bohr batailla pour terminer l'article afin de
pouvoir le présenter lors d'un congrès de physique qui aurait
lieu sous peu, mais ce fut encore une version provisoire. Pour
l'instant, il lui faudrait s'en contenter.
Le congrès international de physique de Côme, du 11 au
20 septembre 1927, célébrait le centenaire de la mort du
physicien italien Alessandro Volta, inventeur de la pile électrique. Tandis que le congrès battait son plein, Bohr continua
de rédiger et de corriger ses notes jusqu'au jour prévu pour
sa conférence, le 16 septembre. À l'Istituto Carducci, dans le
public impatient d'entendre ce qu'il avait à dire, se trouvaient
Born, de Broglie, Compton, Franck, Heisenberg, von Laue,
Lorentz, Kramers, Pauli, Planck et Sommerfeld.
Certains membres du public eurent du mal à saisir tous les
mots énoncés d'une voix douce par Bohr qui donnait pour la
première fois les grandes lignes de son nouveau cadre
conceptuel de la complémentarité, suivies d'une présentation
du principe d'incertitude de Heisenberg et du rôle de la
mesure dans la théorie des quanta. Bohr enchaîna tous ces
éléments, y compris l'interprétation probabiliste donnée par
Max Born de la fonction d'onde de Schrôdinger, de façon à
ce qu'ils constituent les bases d'une nouvelle compréhension
physique de la mécanique quantique. Les physiciens appelleraient plus tard cette fusion d'idées «l'interprétation de
Copenhague >>.
Cette conférence était pour Bohr la culmination de ce que
Heisenberg décrivit plus tard comme « une étude intensive de
toutes les questions concernant l'interprétation de la théorie
des quanta à Copenhague 85 >>. Au début, même le jeune magicien du quantum était troublé par les réponses du Danois.
«je me souviens de discussions avec Bohr qui se prolongeaient jusqu'au milieu de la nuit et se terminaient presque
dans le désespoir, et quand je suis allé me promener seul
dans le parc voisin, je n'ai cessé de me répéter la question: La
nature peut-elle vraiment être aussi absurde qu'elle nous le
semblait dans ces expériences atomiques 86 ? >> La réponse de
Bohr était un oui sans équivoque. Le rôle central donné à la
mesure et à l'observation viciait toutes les tentatives pour
