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LE GRAND ROMAN DE I.A PHYSIQUE QUANTIQUE
Si sa carrière devait progresser, Planck savait qu'il lui fallait,
«d'une manière ou d'une autre, se faire une réputation dans
le domaine de la science 30 ». La chance lui sourit lorsque
l'université de Gôttingen annonça que le sujet de son prestigieux concours d'essais était «La nature de l'énergie». Or,
avant même qu'il ait terminé son mémoire, en mai 1885, « un
message de délivrance 31 » arriva. On lui offrait un poste de
professeur extraordinaire à l'université de Kiel, sa ville natale.
Il soupçonna que c'était l'amitié de son père avec le directeur
du département de physique qui avait conduit à cette proposition. Il l'accepta néanmoins et mit la dernière main à son
essai pour le concours de Gôttingen peu après son arrivée
dans sa ville natale.
Alors même que trois mémoires seulement avaient été
soumis, deux stupéfiantes années s'écoulèrent avant qu'on
annonce qu'il n'y aurait pas de vainqueur. Planck fut classé
deuxième, les juges refusant de lui décerner le premier prix à
cause du soutien qu'il avait apporté à Helmholtz dans une
polémique scientifique avec un membre du corps enseignant
de Gôttingen. L'incident attira l'attention de Helmholtz sur
Planck et ses travaux. Au bout d'un peu plus de trois ans à
Kiel, en novembre 1888, Planck se vit offrir un honneur inattendu. Il n'était pas le premier ni même le deuxième choix,
mais après que d'autres eurent décliné le poste, c'est à
Planck, soutenu par Helmholtz, qu'on demanda de succéder
à Gustav Kirchhoff à l'université de Berlin comme professeur
de physique théorique.
Au printemps 1889, la capitale n'était pas la ville que
Planck avait quittée onze ans plus tôt. La puanteur qui
choquait constamment les visiteurs avait disparu lorsqu'un
nouveau système de canalisations avait remplacé les anciens
égouts à ciel ouvert et, la nuit, les principales artères étaient
éclairées par de modernes lampes électriques. Helmholtz
n'était plus directeur de l'institut de physique de l'université:
il avait la charge du PTR, majestueux établissement de
recherche flambant neuf, à cinq kilomètres de là. August
Kundt, le successeur d'Helmholtz, n'avait joué aucun rôle
dans la nomination de Planck, mais l'accueillit comme «une
excellente acquisition » et « un homme splendide 32 ».
LE GRAND ROMAN DE I.A PHYSIQUE QUANTIQUE
Si sa carrière devait progresser, Planck savait qu'il lui fallait,
«d'une manière ou d'une autre, se faire une réputation dans
le domaine de la science 30 ». La chance lui sourit lorsque
l'université de Gôttingen annonça que le sujet de son prestigieux concours d'essais était «La nature de l'énergie». Or,
avant même qu'il ait terminé son mémoire, en mai 1885, « un
message de délivrance 31 » arriva. On lui offrait un poste de
professeur extraordinaire à l'université de Kiel, sa ville natale.
Il soupçonna que c'était l'amitié de son père avec le directeur
du département de physique qui avait conduit à cette proposition. Il l'accepta néanmoins et mit la dernière main à son
essai pour le concours de Gôttingen peu après son arrivée
dans sa ville natale.
Alors même que trois mémoires seulement avaient été
soumis, deux stupéfiantes années s'écoulèrent avant qu'on
annonce qu'il n'y aurait pas de vainqueur. Planck fut classé
deuxième, les juges refusant de lui décerner le premier prix à
cause du soutien qu'il avait apporté à Helmholtz dans une
polémique scientifique avec un membre du corps enseignant
de Gôttingen. L'incident attira l'attention de Helmholtz sur
Planck et ses travaux. Au bout d'un peu plus de trois ans à
Kiel, en novembre 1888, Planck se vit offrir un honneur inattendu. Il n'était pas le premier ni même le deuxième choix,
mais après que d'autres eurent décliné le poste, c'est à
Planck, soutenu par Helmholtz, qu'on demanda de succéder
à Gustav Kirchhoff à l'université de Berlin comme professeur
de physique théorique.
Au printemps 1889, la capitale n'était pas la ville que
Planck avait quittée onze ans plus tôt. La puanteur qui
choquait constamment les visiteurs avait disparu lorsqu'un
nouveau système de canalisations avait remplacé les anciens
égouts à ciel ouvert et, la nuit, les principales artères étaient
éclairées par de modernes lampes électriques. Helmholtz
n'était plus directeur de l'institut de physique de l'université:
il avait la charge du PTR, majestueux établissement de
recherche flambant neuf, à cinq kilomètres de là. August
Kundt, le successeur d'Helmholtz, n'avait joué aucun rôle
dans la nomination de Planck, mais l'accueillit comme «une
excellente acquisition » et « un homme splendide 32 ».
