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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Planck comprit que Clausius ne se contentait pas d'énoncer
une évidence, mais quelque chose de bien plus profond. La
chaleur, transfert d'énergie de A à B en vertu d'une différence de température, expliquait des phénomènes familiers
comme une tasse de café chaud qui se refroidit ou un cube
de glace qui fond dans un verre d'eau. Mais, sans intervention
humaine, l'inverse ne se produisait jamais. Pourquoi pas ? Le
principe de la conservation de l'énergie ne s'oppose pas à ce
qu'une tasse de café se réchauffe et que l'air environnant se
refroidisse, ou que l'eau du verre se réchauffe et que le
glaçon se refroidisse. ll ne s'opposait pas à ce que la chaleur
passe spontanément d'un corps froid à un corps chaud.
Toutefois, quelque chose empêchait que le phénomène se
produise. Clausius découvrit cette entité et la nomma
entropie. Elle était au cœur des raisons qui font que certains
processus se produisent dans la nature et d'autres non.
Lorsqu'une tasse de café chaud se refroidit, l'air environnant se réchauffe tandis que l'énergie se dissipe et se perd
irrémédiablement, assurant ainsi que le processus inverse ne
peut se produire. Si la conservation de l'énergie était la
manière dont la nature équilibre son bilan dans toute transaction physique possible, la nature exigerait alors un prix pour
toute transaction qui se produirait effectivement. D'après
Clausius, l'entropie était le prix à payer pour qu'il se produise
quelque chose ou non. Dans tout système isolé, seuls étaient
autorisés les processus ou transactions dans lesquels l'entropie
soit restait la même, soit augmentait. Tout processus conduisant à une diminution de l'entropie était strictement interdit.
Clausius définit l'entropie comme la quantité de chaleur
qui entre dans un corps ou un système ou qui en sort, divisée
par la température à laquelle se produit le processus. Si un
corps chauffé à 500 degrés perd 1000 unités d'énergie au
profit d'un corps plus froid, alors son entropie a diminué de
-1000/500:;;:: -2. Le corps froid à 250 degrés a gagné
1000 unités d'énergie et son entropie a augmenté de
+1000/250:;;:: 4. L'entropie générale du système - les corps
chaud et froid combinés- a augmenté de 2 unités d'énergie
par degré. Tous les processus réels sont irréversibles parce
qu'ils entraînent un accroissement de l'entropie. C'est la
LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Planck comprit que Clausius ne se contentait pas d'énoncer
une évidence, mais quelque chose de bien plus profond. La
chaleur, transfert d'énergie de A à B en vertu d'une différence de température, expliquait des phénomènes familiers
comme une tasse de café chaud qui se refroidit ou un cube
de glace qui fond dans un verre d'eau. Mais, sans intervention
humaine, l'inverse ne se produisait jamais. Pourquoi pas ? Le
principe de la conservation de l'énergie ne s'oppose pas à ce
qu'une tasse de café se réchauffe et que l'air environnant se
refroidisse, ou que l'eau du verre se réchauffe et que le
glaçon se refroidisse. ll ne s'opposait pas à ce que la chaleur
passe spontanément d'un corps froid à un corps chaud.
Toutefois, quelque chose empêchait que le phénomène se
produise. Clausius découvrit cette entité et la nomma
entropie. Elle était au cœur des raisons qui font que certains
processus se produisent dans la nature et d'autres non.
Lorsqu'une tasse de café chaud se refroidit, l'air environnant se réchauffe tandis que l'énergie se dissipe et se perd
irrémédiablement, assurant ainsi que le processus inverse ne
peut se produire. Si la conservation de l'énergie était la
manière dont la nature équilibre son bilan dans toute transaction physique possible, la nature exigerait alors un prix pour
toute transaction qui se produirait effectivement. D'après
Clausius, l'entropie était le prix à payer pour qu'il se produise
quelque chose ou non. Dans tout système isolé, seuls étaient
autorisés les processus ou transactions dans lesquels l'entropie
soit restait la même, soit augmentait. Tout processus conduisant à une diminution de l'entropie était strictement interdit.
Clausius définit l'entropie comme la quantité de chaleur
qui entre dans un corps ou un système ou qui en sort, divisée
par la température à laquelle se produit le processus. Si un
corps chauffé à 500 degrés perd 1000 unités d'énergie au
profit d'un corps plus froid, alors son entropie a diminué de
-1000/500:;;:: -2. Le corps froid à 250 degrés a gagné
1000 unités d'énergie et son entropie a augmenté de
+1000/250:;;:: 4. L'entropie générale du système - les corps
chaud et froid combinés- a augmenté de 2 unités d'énergie
par degré. Tous les processus réels sont irréversibles parce
qu'ils entraînent un accroissement de l'entropie. C'est la
