RÉVOLUTIONNAIRE MALGRÉ LUI
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mémorisé, sec et monotone 18 ». Planck, qui s'attendait à être
inspiré par eux, avoua que « les cours de ces hommes ne
m'apportèrent aucun gain perceptible 19 ». Cherchant à étancher sa «soif de connaissances scientifiques avancées 20 », il
découvrit les travaux de Rudolf Clausius, un physicien de
cinquante-six ans qui enseignait à l'université de Bonn.
Planck fut immédiatement subjugué par « le style lucide »
de Clausius « et la clarté lumineuse de son raisonnement»,
à mille lieues de l'enseignement terne des deux éminents
professeurs 21 • Son enthousiasme pour la physique lui revint
lorsqu'il parcourut les écrits de Clausius sur la thermodynamique. Les fondements de cette science qui s'intéresse à la
chaleur et à ses rapport avec d'autres formes d'énergie se résumaient à l'époque en deux principes seulement 22 • Le premier
était une rigoureuse formulation du fait que l'énergie, quelle
que soit sa forme, possédait la propriété particulière de se
conserver. L'énergie ne pouvait être ni créée ni détruite, mais
uniquement convertie d'une forme en une autre. Une pomme
suspendue à une branche d'arbre possède une énergie potentielle en vertu de sa position dans le champ gravitationnel de la
Terre, sa hauteur au-dessus du sol. Lorsqu'elle tombe, l'énergie
potentielle de la pomme est convertie en énergie cinétique,
l'énergie du mouvement.
Planck était lycéen lorsqu'il découvrit pour la première fois
le principe de la conservation de l'énergie. Ille frappa « comme
une révélation », parce qu'il possédait « une validité absolue,
universelle, indépendamment de toute action humaine 23 »,
C'est à ce moment qu'il entrevit l'éternité et qu'il commença
à considérer la recherche des lois fondamentales ou absolues
de la nature « comme la quête scientifique la plus sublime qui
soit dans la vie 24 ». Il fut tout autant fasciné quand il lut
ensuite la formulation donnée par Clausius du deuxième
principe de la thermodynamique : « La chaleur ne passera
pas spontanément d'un corps plus froid à un corps plus
chaud 25 • » L'invention ultérieure du réfrigérateur démontra
ce que Clausius voulait dire par « spontanément >>, Le réfrigérateur a besoin d'être branché sur une source externe
d'énergie- électrique, en l'occurrence- pour faire passer la
chaleur d'un corps plus froid à un corps plus chaud.
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mémorisé, sec et monotone 18 ». Planck, qui s'attendait à être
inspiré par eux, avoua que « les cours de ces hommes ne
m'apportèrent aucun gain perceptible 19 ». Cherchant à étancher sa «soif de connaissances scientifiques avancées 20 », il
découvrit les travaux de Rudolf Clausius, un physicien de
cinquante-six ans qui enseignait à l'université de Bonn.
Planck fut immédiatement subjugué par « le style lucide »
de Clausius « et la clarté lumineuse de son raisonnement»,
à mille lieues de l'enseignement terne des deux éminents
professeurs 21 • Son enthousiasme pour la physique lui revint
lorsqu'il parcourut les écrits de Clausius sur la thermodynamique. Les fondements de cette science qui s'intéresse à la
chaleur et à ses rapport avec d'autres formes d'énergie se résumaient à l'époque en deux principes seulement 22 • Le premier
était une rigoureuse formulation du fait que l'énergie, quelle
que soit sa forme, possédait la propriété particulière de se
conserver. L'énergie ne pouvait être ni créée ni détruite, mais
uniquement convertie d'une forme en une autre. Une pomme
suspendue à une branche d'arbre possède une énergie potentielle en vertu de sa position dans le champ gravitationnel de la
Terre, sa hauteur au-dessus du sol. Lorsqu'elle tombe, l'énergie
potentielle de la pomme est convertie en énergie cinétique,
l'énergie du mouvement.
Planck était lycéen lorsqu'il découvrit pour la première fois
le principe de la conservation de l'énergie. Ille frappa « comme
une révélation », parce qu'il possédait « une validité absolue,
universelle, indépendamment de toute action humaine 23 »,
C'est à ce moment qu'il entrevit l'éternité et qu'il commença
à considérer la recherche des lois fondamentales ou absolues
de la nature « comme la quête scientifique la plus sublime qui
soit dans la vie 24 ». Il fut tout autant fasciné quand il lut
ensuite la formulation donnée par Clausius du deuxième
principe de la thermodynamique : « La chaleur ne passera
pas spontanément d'un corps plus froid à un corps plus
chaud 25 • » L'invention ultérieure du réfrigérateur démontra
ce que Clausius voulait dire par « spontanément >>, Le réfrigérateur a besoin d'être branché sur une source externe
d'énergie- électrique, en l'occurrence- pour faire passer la
chaleur d'un corps plus froid à un corps plus chaud.
