L'ATOME QUANTIQUE
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Bohr étaient déjà acceptés à la fin de l'année 1914: l'existence de niveaux d'énergie discrets, la quantification du
moment angulaire des électrons en orbite, et l'origine des
raies spectrales. Toutefois, s'il n'existait ne serait-ce qu'une
seule raie inexplicable, même avec l'imposition de quelque
nouvelle règle, alors l'atome quantique serait en mauvaise
posture.
En 1892, l'amélioration du matériel expérimental sembla
montrer que les raies rouge (Ha) et bleue (Hy) de Balmer
dans le spectre de l'hydrogène n'étaient pas du tout des
lignes simples, mais se dédoublaient. La question de savoir si
elles étaient ou non de « vrais doublets » resta sans réponse
pendant vingt ans. Bohr pensait qu'elles n'en étaient pas. Ce
ne fut qu'au début de 1915 qu'il changea d'avis lorsque de
nouvelles expériences révélèrent que les raies de Balmer
rouge, bleue et violette étaient en fait toutes des doublets.
En recourant à son modèle de l'atome, Bohr ne pouvait
expliquer ce qu'on appela la« structure fine», c'est-à-dire le
dédoublement des raies. Tandis qu'il s'habituait à son
nouveau rôle de professeur à Copenhague, Bohr trouva une
nouvelle liasse d'articles qui l'attendaient, émanant d'un
Allemand qui avait résolu le problème en modifiant son
atome.
À quarante-huit ans, Arnold Sommerfeld était un brillant
professeur de physique théorique à l'université de Munich.
Au fil des années, il transforma Munich en un centre actif de
la physique théorique et quelques-uns des plus brillants
étudiants et jeunes physiciens travaillèrent sous son autorité
vigilante. Comme Bohr, il adorait le ski et invitait des
étudiants et des collègues dans son chalet des Alpes bavaroises pour faire du ski et parler de physique. «Je vous assure
que, si j'étais à Munich et que mon emploi du temps me le
permette, j'assisterais à vos cours afin de compléter mes
connaissances en physique mathématique 48 », avait écrit Einstein à Sommerfeld en 1908, alors qu'il travaillait encore à
l'Office des brevets. C'était vraiment un compliment, venant
d'un homme que son professeur de mathématiques de Zurich
avait qualifié de «chien paresseux»,
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Bohr étaient déjà acceptés à la fin de l'année 1914: l'existence de niveaux d'énergie discrets, la quantification du
moment angulaire des électrons en orbite, et l'origine des
raies spectrales. Toutefois, s'il n'existait ne serait-ce qu'une
seule raie inexplicable, même avec l'imposition de quelque
nouvelle règle, alors l'atome quantique serait en mauvaise
posture.
En 1892, l'amélioration du matériel expérimental sembla
montrer que les raies rouge (Ha) et bleue (Hy) de Balmer
dans le spectre de l'hydrogène n'étaient pas du tout des
lignes simples, mais se dédoublaient. La question de savoir si
elles étaient ou non de « vrais doublets » resta sans réponse
pendant vingt ans. Bohr pensait qu'elles n'en étaient pas. Ce
ne fut qu'au début de 1915 qu'il changea d'avis lorsque de
nouvelles expériences révélèrent que les raies de Balmer
rouge, bleue et violette étaient en fait toutes des doublets.
En recourant à son modèle de l'atome, Bohr ne pouvait
expliquer ce qu'on appela la« structure fine», c'est-à-dire le
dédoublement des raies. Tandis qu'il s'habituait à son
nouveau rôle de professeur à Copenhague, Bohr trouva une
nouvelle liasse d'articles qui l'attendaient, émanant d'un
Allemand qui avait résolu le problème en modifiant son
atome.
À quarante-huit ans, Arnold Sommerfeld était un brillant
professeur de physique théorique à l'université de Munich.
Au fil des années, il transforma Munich en un centre actif de
la physique théorique et quelques-uns des plus brillants
étudiants et jeunes physiciens travaillèrent sous son autorité
vigilante. Comme Bohr, il adorait le ski et invitait des
étudiants et des collègues dans son chalet des Alpes bavaroises pour faire du ski et parler de physique. «Je vous assure
que, si j'étais à Munich et que mon emploi du temps me le
permette, j'assisterais à vos cours afin de compléter mes
connaissances en physique mathématique 48 », avait écrit Einstein à Sommerfeld en 1908, alors qu'il travaillait encore à
l'Office des brevets. C'était vraiment un compliment, venant
d'un homme que son professeur de mathématiques de Zurich
avait qualifié de «chien paresseux»,
