LE DANOIS EN OR
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Geiger et Marsden sur la diffusion des particules alpha. Une
semaine plus tard, Soddy écrivit à Nature pour expliquer que
l'idée de van den Broek rendait claire la signification des
lois du déplacement. C'est dans cet article que Soddy
proposa pour la première fois le concept d'isotope. Vint
ensuite une approbation de Rutherford : « La suggestion
initiale de van den Broek voulant que la charge du noyau
soit égale au numéro atomique et non à la moitié du poids
atomique me semble très prometteuse. » Rutherford faisait
l'éloge de la proposition de van den Broek un peu plus de
dix-huit mois après avoir déconseillé à Bohr de s'engager
sur une voie similaire.
Bohr ne se plaignit jamais de ne pas avoir été le premier à
publier le concept de numéro atomique, ou les idées qui valurent à Soddy le prix Nobel de chimie en 1921, à cause d'un
manque d'enthousiasme de la part de Rutherford 78 • «La
confiance en son jugement, se souvint Bohr avec attendrissement, et notre admiration pour sa puissante personnalité
formaient la base de l'inspiration ressentie par tous dans son
laboratoire, et nous incitaient tous à essayer de faire de notre
mieux pour mériter sa sympathie et l'intérêt infatigable qu'il
prenait aux travaux de tout le monde 79 • »En fait, Bohr continua
de considérer une approbation de Rutherford comme « le plus
grand encouragement que chacun d'entre nous puisse
souhaiter 80 ». Comment Bohr pouvait se permettre d'être si
généreux, alors que d'autres auraient pu se sentir amèrement
frustrés? L'explication est donnée par la suite des événements.
Après que Rutherford l'eut dissuadé de publier ses idées
novatrices, Bohr tomba sur un article récemment publié qui
attira son attention 81 • C'était l'œuvre du seul physicien théoricien de l'équipe de Rutherford, Charles Galton Darwin, petitfils du grand naturaliste. L'article concernait l'énergie perdue
par les particules alpha qui traversent la matière au lieu d'être
diffusées par les noyaux atomiques. C'était un problème
étudié à l'origine par J. J. Thomson, qui avait utilisé son
propre modèle de l'atome, mais que Darwin réexaminait sur
la base de l'atome de Rutherford.
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