LE DANOIS EN OR
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de cet échec : «Je n'avais pas de bonnes connaissances en
anglais et ne savais donc pas comment m'exprimer. Je pouvais
seulement dire que [cette équation] était incorrecte. Et lui ne
s'intéressait pas à cette accusation d'inexactitude 57 • »
Thomson, outre qu'il avait la redoutable réputation de
négliger les articles et les lettres de ses étudiants comme de
ses collègues, n'était plus activement engagé dans la physique
de l'électron.
De plus en plus déçu par Cambridge, Bohr rencontra
Rutherford une nouvelle fois, au banquet annuel des jeunes
chercheurs du Cavendish, début décembre 1911. Organisée
par les étudiants, c'était une manifestation informelle et
quelque peu chahuteuse. Après un dîner comportant pas
moins de dix plats, il y avait des toasts, des chansons, et des
limericks, ces courts poèmes improvisés dans lesquels les
étudiants taquinaient leurs illustres invités. Impressionné une
fois de plus par la personnalité de Rutherford, Bohr
commença à songer sérieusement à échanger Cambridge et
Thomson contre Manchester et Rutherford. Dans le cours du
mois, Bohr se rendit à Manchester pour débattre de cette
possibilité avec Rutherford. Jeune homme séparé de sa
fiancée, il cherchait désespérément un résultat tangible à lui
montrer pour justifier cette année passée loin d'elle. Bohr
annonça à Thomson qu'il voulait «en savoir plus sur la
radioactivitë 8 » et obtint ainsi l'autorisation de partir à
Manchester à la fin du trimestre suivant. « Cambridge était
très intéressant à tous points de vue, avoua Bohr bien des
années plus tard, mais l'expérience fut absolument inutile 59 • »
Il ne restait à Bohr que quatre mois à passer en Angleterre
lorsqu'il arriva à Manchester à la mi-mars 1912 pour assister
au début du cours d'initiation de sept semaines aux techniques expérimentales de la recherche en radioactivité. Il n'y
avait pas de temps à perdre : Bohr passa donc ses soirées à
travailler sur 1 'application de la physique de 1' électron en vue
d'une meilleure compréhension des propriétés physiques des
métaux. Avec Geiger et Marsden au nombre des enseignants,
il termina le cours avec succès et Rutherford lui confia un
petit projet de recherche.
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de cet échec : «Je n'avais pas de bonnes connaissances en
anglais et ne savais donc pas comment m'exprimer. Je pouvais
seulement dire que [cette équation] était incorrecte. Et lui ne
s'intéressait pas à cette accusation d'inexactitude 57 • »
Thomson, outre qu'il avait la redoutable réputation de
négliger les articles et les lettres de ses étudiants comme de
ses collègues, n'était plus activement engagé dans la physique
de l'électron.
De plus en plus déçu par Cambridge, Bohr rencontra
Rutherford une nouvelle fois, au banquet annuel des jeunes
chercheurs du Cavendish, début décembre 1911. Organisée
par les étudiants, c'était une manifestation informelle et
quelque peu chahuteuse. Après un dîner comportant pas
moins de dix plats, il y avait des toasts, des chansons, et des
limericks, ces courts poèmes improvisés dans lesquels les
étudiants taquinaient leurs illustres invités. Impressionné une
fois de plus par la personnalité de Rutherford, Bohr
commença à songer sérieusement à échanger Cambridge et
Thomson contre Manchester et Rutherford. Dans le cours du
mois, Bohr se rendit à Manchester pour débattre de cette
possibilité avec Rutherford. Jeune homme séparé de sa
fiancée, il cherchait désespérément un résultat tangible à lui
montrer pour justifier cette année passée loin d'elle. Bohr
annonça à Thomson qu'il voulait «en savoir plus sur la
radioactivitë 8 » et obtint ainsi l'autorisation de partir à
Manchester à la fin du trimestre suivant. « Cambridge était
très intéressant à tous points de vue, avoua Bohr bien des
années plus tard, mais l'expérience fut absolument inutile 59 • »
Il ne restait à Bohr que quatre mois à passer en Angleterre
lorsqu'il arriva à Manchester à la mi-mars 1912 pour assister
au début du cours d'initiation de sept semaines aux techniques expérimentales de la recherche en radioactivité. Il n'y
avait pas de temps à perdre : Bohr passa donc ses soirées à
travailler sur 1 'application de la physique de 1' électron en vue
d'une meilleure compréhension des propriétés physiques des
métaux. Avec Geiger et Marsden au nombre des enseignants,
il termina le cours avec succès et Rutherford lui confia un
petit projet de recherche.
