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LE GRAND ROMAN DE LA PHYSIQUE QUANTIQUE
Rutherford était depuis longtemps conscient de ce qui
semblait un problème insoluble. < ouvrage de 1906 Les Transformations radioactives, a été l'une
des plus grandes difficultés que j'aie rencontrées en tentant
de déduire la constitution d'un atome stable 53 • >> Or, en 1911,
il choisit d'ignorer la difficulté. < car elle dépendra manifestement de la structure fine de
l'atome, et du mouvement de la particule constitutive
chargée 54 • >>
Le test initial pratiqué par Geiger sur la formule de diffusion de Rutherford avait été bref et limité dans son étendue.
Marsden rejoignit alors Geiger pour passer la plus grande
partie de l'année suivante à effectuer des recherches plus
détaillées. En juillet 1912, leurs résultats confirmèrent la
formule de la diffusion et les principales conclusions de la
théorie de Rutherford 55 • < rappela Marsden de nombreuses années plus tard, fut une
tâche laborieuse mais excitante 56 • >> Ils découvrirent également que la charge centrale était, compte tenu des erreurs
expérimentales, plus ou moins la moitié du poids atomique. À
l'exception de l'hydrogène, qui avait un poids atomique de
un, le nombre d'électrons dans tous les autres atomes était
·forcément égal à approximativement la moitié du poids
atomique. Il était maintenant possible de réduire le nombre
d'électrons dans un atome d'hélium, par exemple, à deux,
alors que précédemment il aurait pu y en avoir jusqu'à
quatre. Cette réduction du nombre d'électrons impliquait
toutefois que l'atome de Rutherford rayonnait encore plus
d'énergie qu'on ne le soupçonnait auparavant.
Tandis que Rutherford relatait à Bohr des épisodes du
premier congrès Solvay, il négligea de mentionner que ni luimême ni personne d'autre n'avait discuté de son atome
nucléaire.
Cependant, à Cambridge, le rapport intellectuel que Bohr
cherchait à établir avec]. J. Thomson resta lettre morte. Des
années plus tard, Bohr identifia l'une des raisons possibles
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