LE DANOIS EN OR
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ajouta au premier une courte note suggérant - correctement,
ainsi qu'il s'avérerait plus tard- que les rayons X, comme la
lumière, étaient une forme de rayonnement électromagnétique.
Tandis que Rutherford s'affairait à mener ses expériences,
à Paris, le Français Henri Becquerel essayait de découvrir si
les substances phosphorescentes, qui luisent dans l'obscurité,
pouvaient aussi émettre des rayons X. Au lieu de quoi il
trouva que des composés de l'uranium émettaient un rayonnement, qu'ils soient phosphorescents ou non. L'annonce
par Becquerel de la découverte de ses « rayons uraniques » ne
suscita guère de curiosité dans les milieux scientifiques et ne
mérita pas de gros titres dans les journaux. Guère plus qu'une
poignée de physiciens s'intéressèrent aux rayons de
Becquerel car, comme leur découvreur, la plupart croyaient
que seuls les composés de l'uranium les émettaient. Toutefois, Rutherford choisit d'étudier les effets des «rayons uraniques » de Becquerel sur la conductivité électrique des gaz. Ce
fut une décision qu'il décrivit plus tard comme la plus importante de sa vie.
Il commença par tester la pénétration du rayonnement de
l'uranium en utilisant des couches très minces de « métal
hollandais>>, un alliage de cuivre et de zinc. Il trouva que la
quantité de rayonnement qui traversait le métal pour ioniser
l'air environnant dépendait du nombre de couches interposées. À un certain point, ajouter des couches supplémentaires
ne réduisait plus guère l'intensité du rayonnement, mais
ensuite, contre toute attente, elle commençait à retomber
avec l'addition de nouvelles couches. Après avoir répété
l'expérience avec différents matériaux et avoir constaté le
même processus général, Rutherford ne pouvait proposer
qu'une seule explication. Les radiations émises par l'uranium
étaient de deux types, qu'il appela rayons alpha et rayons
bêta.
Quand le physicien allemand Gerhard Schmidt annonça
que le thorium et ses composés émettaient eux aussi un
rayonnement, Rutherford le compara avec les rayons alpha et
bêta. Il découvrit que celui du thorium était plus puissant et
conclut « à la présence de rayons d'une espèce plus
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