4.3 Effets électrodynamiques
123
G(t)
( )
B
Ods
(S )
G
Odl
Odf
Odu
G(t+dt)
Figure 4.7 Déplacement d’un circuit conducteur dans le champ
4.3.5 Effets électromécaniques de l’induction
Que la force électromotrice d’induction résulte d’une variation temporelle du champ
ou d’un mouvement relatif, le signe négatif caractérisant la loi (4.38), ou l’équation
(4.30), témoigne qualitativement d’une réaction du système vis à vis de la cause responsable de son changement d’état magnétique
(1) . Ainsi, toute variation de flux magnétique opérée à travers un circuit conducteur provoquera l’apparition d’une force
électromotrice susceptible d’engendrer à son tour des courants induits cherchant à
contrecarrer la variation initiale. Ce caractère « modérateur » du phénomène d’induction est connu sous le nom de loi de Lenz.
En conséquence, si l’on plonge un conducteur dans un champ variable, ce dernier
sera le siège de courants induits s’opposant à la pénétration du champ dans le volume
qu’il occupe. Comme l’illustre la figure 4.8, on peut alors attribuer à un petit corps
d’épreuve conducteur, placé dans un champ extérieur alternatif H extv , un moment
magnétique instantané m v qui s’oppose, pour la plus grande partie du temps, aux variations du champ appliqué. Il en résulte pour la force moyenne subie par le corps de
la part de la bobine un sens exclusivement répulsif. De la même manière, une bobine
en court-circuit plongée dans un champ alternatif cherchera spontanément à orienter
son axe dans une direction perpendiculaire à celle du champ appliqué. Aussi, ce type
d’interaction pourrait-il être qualitativement rapproché des effets précédemment observés dans le cas d’un corps diamagnétique placé dans un champ stationnaire (cf.
figure 4.6).
Cette analogie cesse pourtant d’être valide lorsque l’on s’intéresse aux effets inductifs engendrés par le mouvement relatif des sources. En effet, si l’on remplace la
(1) On vérifiera que cette réaction est bien indépendante des conventions d’orientation choisies pour le circuit
considéré.
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G(t)
( )
B
Ods
(S )
G
Odl
Odf
Odu
G(t+dt)
Figure 4.7 Déplacement d’un circuit conducteur dans le champ
4.3.5 Effets électromécaniques de l’induction
Que la force électromotrice d’induction résulte d’une variation temporelle du champ
ou d’un mouvement relatif, le signe négatif caractérisant la loi (4.38), ou l’équation
(4.30), témoigne qualitativement d’une réaction du système vis à vis de la cause responsable de son changement d’état magnétique
(1) . Ainsi, toute variation de flux magnétique opérée à travers un circuit conducteur provoquera l’apparition d’une force
électromotrice susceptible d’engendrer à son tour des courants induits cherchant à
contrecarrer la variation initiale. Ce caractère « modérateur » du phénomène d’induction est connu sous le nom de loi de Lenz.
En conséquence, si l’on plonge un conducteur dans un champ variable, ce dernier
sera le siège de courants induits s’opposant à la pénétration du champ dans le volume
qu’il occupe. Comme l’illustre la figure 4.8, on peut alors attribuer à un petit corps
d’épreuve conducteur, placé dans un champ extérieur alternatif H extv , un moment
magnétique instantané m v qui s’oppose, pour la plus grande partie du temps, aux variations du champ appliqué. Il en résulte pour la force moyenne subie par le corps de
la part de la bobine un sens exclusivement répulsif. De la même manière, une bobine
en court-circuit plongée dans un champ alternatif cherchera spontanément à orienter
son axe dans une direction perpendiculaire à celle du champ appliqué. Aussi, ce type
d’interaction pourrait-il être qualitativement rapproché des effets précédemment observés dans le cas d’un corps diamagnétique placé dans un champ stationnaire (cf.
figure 4.6).
Cette analogie cesse pourtant d’être valide lorsque l’on s’intéresse aux effets inductifs engendrés par le mouvement relatif des sources. En effet, si l’on remplace la
(1) On vérifiera que cette réaction est bien indépendante des conventions d’orientation choisies pour le circuit
considéré.
