Diagnostiquer sa gestion de projet
CHAPITRE 1
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par un budget et un délai contractuels. Parce que les autres, pour des questions économiques, acceptent d’être contraints et de courir le risque. Mais le taux d’échec des projets
informatiques est le même chez les prestataires que chez les directions informatiques : ils
sont confrontés aux mêmes difficultés et aux mêmes incertitudes, dans un cadre rigidifié,
de surcroît.
Le contrat au forfait contraint et mène au rapport de force, voire au conflit. Il est de moins
en moins adapté, même si les directions juridiques pensent de plus en plus le contraire en
standardisant les contrats de sous-traitance sur ce modèle.
Plutôt que de vouloir tout contractualiser, chacun va devoir apprendre à collaborer efficacement dans le seul but de mener à bien ensemble le projet. Chacun va devoir s’engager mais sur des règles communes et non concurrentes, basées sur une vision partagée et
une confiance mutuelle.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 6, « Gérer les hommes » et au chapitre 7, « Adopter une approche agile ».
Question 17 : gommer les distances
L’éloignement géographique justifie sans doute une adaptation des méthodologies.
L’absence de contact visuel ou audio est souvent compensée par une documentation
volumineuse, mais qui ne formalise pas toute la connaissance tacite d’une équipe, celle
qui crée la vision et l’esprit d’équipe… et qui n’est pas toujours mise à jour.
Il faut alors utiliser tous les moyens électroniques dont on dispose : visioconférence, site
wiki, webcams, skype… sans oublier les déplacements, pour dépasser le problème de la
distance.
Les méthodologies modernes qui mettent en avant la communication comme facteur clé
du succès sont particulièrement adaptées à ces contextes. Elles sont nées avec les
nouvelles technologies, elles ont émergé devant le constat que, dans les approches traditionnelles, trop peu de place est consacrée aux échanges entre membres de l’équipe ou
avec le client.
☞ Pour aller plus loin…
Reportez-vous au chapitre 6, « Gérer les hommes ».
Question 18 : définir sa propre méthodologie
La question n’est pas de savoir quelle méthodologie vous utilisez ; il en existe pléthore,
des lourdes aux plus légères, plus ou moins formalisées, des plus radicales aux plus
souples, avec des philosophies très différentes, rarement appliquées à la lettre mais
souvent adaptées.
La question, c’est bien plutôt d’identifier, sur chaque projet, les pratiques utiles, efficaces, qui conduisent au succès, et celles qui sont inutiles voire nuisibles au projet.
GestProjInform Livre Page 33 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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