Gestion de projet – Vers les méthodes agiles
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Quelles sont les erreurs les plus fréquemment commises par ceux qui adoptent une méthode
agile ?
1) La réponse de l’expert Jean Tabaka, coach et mentor agile chez Rally Software Development.
Comme le dit Ken Schwaber dans son cours Scrum, lorsque les équipes se débattent avec
l’agilité, « ce n’est pas Scrum qui échoue, c’est l’adoption qu’en fait l’organisation qui échoue ».
Voici quelques exemples courants d’échecs dans l’adoption des méthodes agiles :
– La sous-utilisation des rétrospectives : la force de l’agilité est que l’on inspecte et que
l’on adapte régulièrement notre processus, les priorités, les estimations et nos engagements. Des rétrospectives permanentes et rigoureuses sont aussi importantes que la discipline de la planification continuelle et rigoureuse.
– L’incapacité à réunir tout le monde aux réunions de planification : les méthodes agiles
exigent la participation totale des développeurs, des testeurs, du représentant des clients, des
experts et des utilisateurs du produit qui peuvent avoir un impact sur le succès du développement, du déploiement et du retour sur investissement. Si tous ces acteurs sont inaccessibles,
on en arrive à des engagements sans fondement sur les priorités et les estimations.
– De mauvais scrumMasters ou coachs agiles : lorsque l’adoption d’une méthode agile marche
bien, cela renforce le rôle de leader au service de l’équipe pour le scrumMaster ou le coach.
Ce dernier ne prend plus de décision à la place de l’équipe. Au contraire, le rôle de ces coachs
agiles est de lever les obstacles au bénéfice de l’équipe. Ils la guident dans ses décisions sur
les estimations, sur l’auto-affectation des tâches et sur ses engagements.
– L’indisponibilité du product owner ou un très grand nombre de product owners qui n’arrivent
pas à se mettre d’accord : le product owner doit être le membre de l’équipe qui s’engage sur le
succès d’une release ou d’une itération. Il a la responsabilité d’exprimer la vision globale du
produit, de fournir le détail des exigences sans retard et de prendre des décisions per tinentes
sur les priorités.
– L’impossibilité de placer les tests plus tôt : l’apprentissage n’est pas envisageable dans un
processus agile si l’équipe n’arrive pas à placer les activités de tests dans chaque itération.
Elle y arrive en appliquant continuellement une plus grande discipline à ce qu’elle a réalisé
durant l’itération. Le test, sous toutes ses formes, est un des meilleurs moyens de mesure de
l’achèvement d’une itération.
– L’obtention d’un « chèque en blanc » de la part de l’encadrement supérieur : l’engagement
de l’encadrement supérieur dans une démarche agile demande plus que de l’argent et des
effets d’annonce. L’équipe de management doit être totalement engagée dans les évolutions
organisationnelles nécessaires pour qu’une méthode agile por te ses fruits.
2) La réponse de l’expert Laurent Bossavit, président de l’association Agile France.
L’erreur cardinale consiste à penser que, parce qu’on a adopté telle ou telle pratique, qu’on a
apporté tel ou tel changement à sa façon de travailler, on n’a plus besoin de s’améliorer. Il faut
toujours augmenter son niveau d’exigence !
Du côté des développeurs, l’erreur la plus fréquente, quelle que soit la méthode, consiste à se
focaliser sur les moyens, les solutions, sans avoir pris le temps de comprendre voire de poser
le problème. Lorsqu’il s’agit de mettre en place eXtreme Programming, cela se traduit souvent
par plus d’énergie consacrée à choisir des outils, par exemple, qu’à comprendre la méthode.
GestProjInform Livre Page 220 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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Quelles sont les erreurs les plus fréquemment commises par ceux qui adoptent une méthode
agile ?
1) La réponse de l’expert Jean Tabaka, coach et mentor agile chez Rally Software Development.
Comme le dit Ken Schwaber dans son cours Scrum, lorsque les équipes se débattent avec
l’agilité, « ce n’est pas Scrum qui échoue, c’est l’adoption qu’en fait l’organisation qui échoue ».
Voici quelques exemples courants d’échecs dans l’adoption des méthodes agiles :
– La sous-utilisation des rétrospectives : la force de l’agilité est que l’on inspecte et que
l’on adapte régulièrement notre processus, les priorités, les estimations et nos engagements. Des rétrospectives permanentes et rigoureuses sont aussi importantes que la discipline de la planification continuelle et rigoureuse.
– L’incapacité à réunir tout le monde aux réunions de planification : les méthodes agiles
exigent la participation totale des développeurs, des testeurs, du représentant des clients, des
experts et des utilisateurs du produit qui peuvent avoir un impact sur le succès du développement, du déploiement et du retour sur investissement. Si tous ces acteurs sont inaccessibles,
on en arrive à des engagements sans fondement sur les priorités et les estimations.
– De mauvais scrumMasters ou coachs agiles : lorsque l’adoption d’une méthode agile marche
bien, cela renforce le rôle de leader au service de l’équipe pour le scrumMaster ou le coach.
Ce dernier ne prend plus de décision à la place de l’équipe. Au contraire, le rôle de ces coachs
agiles est de lever les obstacles au bénéfice de l’équipe. Ils la guident dans ses décisions sur
les estimations, sur l’auto-affectation des tâches et sur ses engagements.
– L’indisponibilité du product owner ou un très grand nombre de product owners qui n’arrivent
pas à se mettre d’accord : le product owner doit être le membre de l’équipe qui s’engage sur le
succès d’une release ou d’une itération. Il a la responsabilité d’exprimer la vision globale du
produit, de fournir le détail des exigences sans retard et de prendre des décisions per tinentes
sur les priorités.
– L’impossibilité de placer les tests plus tôt : l’apprentissage n’est pas envisageable dans un
processus agile si l’équipe n’arrive pas à placer les activités de tests dans chaque itération.
Elle y arrive en appliquant continuellement une plus grande discipline à ce qu’elle a réalisé
durant l’itération. Le test, sous toutes ses formes, est un des meilleurs moyens de mesure de
l’achèvement d’une itération.
– L’obtention d’un « chèque en blanc » de la part de l’encadrement supérieur : l’engagement
de l’encadrement supérieur dans une démarche agile demande plus que de l’argent et des
effets d’annonce. L’équipe de management doit être totalement engagée dans les évolutions
organisationnelles nécessaires pour qu’une méthode agile por te ses fruits.
2) La réponse de l’expert Laurent Bossavit, président de l’association Agile France.
L’erreur cardinale consiste à penser que, parce qu’on a adopté telle ou telle pratique, qu’on a
apporté tel ou tel changement à sa façon de travailler, on n’a plus besoin de s’améliorer. Il faut
toujours augmenter son niveau d’exigence !
Du côté des développeurs, l’erreur la plus fréquente, quelle que soit la méthode, consiste à se
focaliser sur les moyens, les solutions, sans avoir pris le temps de comprendre voire de poser
le problème. Lorsqu’il s’agit de mettre en place eXtreme Programming, cela se traduit souvent
par plus d’énergie consacrée à choisir des outils, par exemple, qu’à comprendre la méthode.
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