Gérer les hommes
CHAPITRE 6
189
En tant que facilitateur, le chef de projet doit tenir compte de chacun des types de
personnalités du groupe et amener celui-ci à trouver le consensus. Une technique
simple et rapide aide les équipes à exprimer leur position par rapport à une décision : c’est la technique du « vote à cinq doigts ».
La technique est efficace parce qu’elle révèle vraiment la réalité d’un blocage et la
nécessité de poursuivre la discussion.
• Elle maintient un climat de contradiction positive : lorsqu’une équipe a réussi à
régler de façon consensuelle un conflit, elle est capable, ensuite, de tirer profit de
la contradiction positive ; chacun sait écouter, étudier, discuter toutes les alternatives pour faire émerger la meilleure solution/décision, représentative de toutes les
propositions initiales débattues. Le processus de prise de décision n’en est
qu’amélioré. Jean Tabaka 1 distingue (voir tableau 6-1) le conflit « constructif » et
le conflit « destructif ».
Quel est le principe de la technique du « vote à cinq doigts » ?
1) L’équipe est réunie pour une décision à prendre ou une solution à trouver, débattue en
séance.
2) Chacun doit exprimer son vote à l’aide des cinq doigts d’une main :
– Cinq doigts signifient « J’adhère totalement à cette idée, c’est la meilleure ; si j’avais pu la
trouver moi-même ! »
– Quatre doigts signifient « Cette solution me va et je suis ravi que l’on y soit parvenu. »
– Trois doigts signifient « Je peux m’accommoder de cette décision et y appor ter mon
soutien. »
– Deux doigts signifient « J’ai quelques réserves vis-à-vis de cette solution et j’aurai du mal à
la soutenir. »
– Un doigt (toujours l’index !) signifie « J’ai de sérieux doutes sur cette solution, je ne peux ni
m’en accommoder, ni la soutenir ; j’oppose un veto. »
3) Lorsque tous les membres ont voté, le chef de projet facilitateur repère les votes à un ou
deux doigts.
4) S’il n’y en a aucun, la décision collective est retenue et adoptée.
5) Si des membres s’opposent à la décision (avec un ou deux doigts), le chef de projet facilitateur doit amener l’équipe à reconsidérer sa position et chercher de nouvelles alternatives ou
compromis afin d’amener les opposants à voter avec au minimum trois doigts.
1. Jean Tabaka, Collaboration Explained, Facilitation skills for software project leaders, Addison
Wesley, 2006.
GestProjInform Livre Page 189 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
CHAPITRE 6
189
En tant que facilitateur, le chef de projet doit tenir compte de chacun des types de
personnalités du groupe et amener celui-ci à trouver le consensus. Une technique
simple et rapide aide les équipes à exprimer leur position par rapport à une décision : c’est la technique du « vote à cinq doigts ».
La technique est efficace parce qu’elle révèle vraiment la réalité d’un blocage et la
nécessité de poursuivre la discussion.
• Elle maintient un climat de contradiction positive : lorsqu’une équipe a réussi à
régler de façon consensuelle un conflit, elle est capable, ensuite, de tirer profit de
la contradiction positive ; chacun sait écouter, étudier, discuter toutes les alternatives pour faire émerger la meilleure solution/décision, représentative de toutes les
propositions initiales débattues. Le processus de prise de décision n’en est
qu’amélioré. Jean Tabaka 1 distingue (voir tableau 6-1) le conflit « constructif » et
le conflit « destructif ».
Quel est le principe de la technique du « vote à cinq doigts » ?
1) L’équipe est réunie pour une décision à prendre ou une solution à trouver, débattue en
séance.
2) Chacun doit exprimer son vote à l’aide des cinq doigts d’une main :
– Cinq doigts signifient « J’adhère totalement à cette idée, c’est la meilleure ; si j’avais pu la
trouver moi-même ! »
– Quatre doigts signifient « Cette solution me va et je suis ravi que l’on y soit parvenu. »
– Trois doigts signifient « Je peux m’accommoder de cette décision et y appor ter mon
soutien. »
– Deux doigts signifient « J’ai quelques réserves vis-à-vis de cette solution et j’aurai du mal à
la soutenir. »
– Un doigt (toujours l’index !) signifie « J’ai de sérieux doutes sur cette solution, je ne peux ni
m’en accommoder, ni la soutenir ; j’oppose un veto. »
3) Lorsque tous les membres ont voté, le chef de projet facilitateur repère les votes à un ou
deux doigts.
4) S’il n’y en a aucun, la décision collective est retenue et adoptée.
5) Si des membres s’opposent à la décision (avec un ou deux doigts), le chef de projet facilitateur doit amener l’équipe à reconsidérer sa position et chercher de nouvelles alternatives ou
compromis afin d’amener les opposants à voter avec au minimum trois doigts.
1. Jean Tabaka, Collaboration Explained, Facilitation skills for software project leaders, Addison
Wesley, 2006.
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