Gérer les hommes
CHAPITRE 6
187
démultiplier ainsi les rôles. Le chef de projet porte souvent plusieurs casquettes, y
compris celle-ci.
Elle lui confère la responsabilité de veiller à ce que chacun remplisse efficacement son
rôle au sein de l’équipe en expliquant, en clarifiant et en adaptant les principes et les
pratiques de la méthode.
Ce rôle est d’autant plus stratégique que l’équipe démarre avec une nouvelle méthodologie ; elle peut ne pas être encore mature ou faire de la résistance à l’introduction de
nouvelles pratiques.
Dans ce cas, l’enjeu pour le chef de projet est de faire appel à son bon sens, sans jamais
recourir à l’autorité qui n’est plus de mise.
Développer la collaboration
En constituant son équipe et en créant des conditions favorables, le chef de projet favorise la collaboration au sein d’une équipe. Comment se caractérise une équipe qui collabore efficacement ?
• Elle est autonome, s’auto-organise et prend des décisions : la direction doit laisser
l’équipe prendre ses décisions et ses responsabilités pour définir comment elle va
travailler pour livrer le produit. Cet espace de liberté d’action est une marque de
confiance. Cette capacité de décision offre à l’équipe une motivation supplémentaire,
surtout si les objectifs sont atteints. Lorsqu’une décision est prise collectivement, il y a
engagement de toute l’équipe sur l’objectif commun. Si la décision mène à l’échec,
celui-ci est assumé collectivement et considéré comme une étape d’apprentissage. En
laissant cette autonomie à l’équipe, la direction lui accorde cette possibilité
d’apprendre par elle-même.
Le chef de projet : cette auto-organisation fonctionne sous le regard « bienveillant » du
chef de projet, qui intervient pour faciliter la mise en œuvre de pratiques collaboratives, débloquer une situation difficile ou animer une réunion de coordination.
• La recherche du consensus y est permanente : obtenir le consensus ne signifie pas que
tous les membres de l’équipe adhèrent inconditionnellement à toutes les décisions ;
mais cela suppose que personne n’est trahi, trompé ou laissé-pour-compte. Le
consensus est recherché pour améliorer la qualité de la décision, en envisageant tous
les arguments divergents et les différents scénarios possibles. Pour parvenir à une décision consensuelle, l’équipe doit accepter ses différends voire ses conflits pour trouver
une décision convergente.
Le chef de projet : il assiste l’équipe dans la résolution des conflits, en essayant
d’amener chaque membre à trouver un compromis. La difficulté réside dans le fait que
chacun a une façon différente de réagir dans un conflit, en fonction de sa personnalité.
GestProjInform Livre Page 187 Vendredi, 3. avril 2009 12:07 12
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démultiplier ainsi les rôles. Le chef de projet porte souvent plusieurs casquettes, y
compris celle-ci.
Elle lui confère la responsabilité de veiller à ce que chacun remplisse efficacement son
rôle au sein de l’équipe en expliquant, en clarifiant et en adaptant les principes et les
pratiques de la méthode.
Ce rôle est d’autant plus stratégique que l’équipe démarre avec une nouvelle méthodologie ; elle peut ne pas être encore mature ou faire de la résistance à l’introduction de
nouvelles pratiques.
Dans ce cas, l’enjeu pour le chef de projet est de faire appel à son bon sens, sans jamais
recourir à l’autorité qui n’est plus de mise.
Développer la collaboration
En constituant son équipe et en créant des conditions favorables, le chef de projet favorise la collaboration au sein d’une équipe. Comment se caractérise une équipe qui collabore efficacement ?
• Elle est autonome, s’auto-organise et prend des décisions : la direction doit laisser
l’équipe prendre ses décisions et ses responsabilités pour définir comment elle va
travailler pour livrer le produit. Cet espace de liberté d’action est une marque de
confiance. Cette capacité de décision offre à l’équipe une motivation supplémentaire,
surtout si les objectifs sont atteints. Lorsqu’une décision est prise collectivement, il y a
engagement de toute l’équipe sur l’objectif commun. Si la décision mène à l’échec,
celui-ci est assumé collectivement et considéré comme une étape d’apprentissage. En
laissant cette autonomie à l’équipe, la direction lui accorde cette possibilité
d’apprendre par elle-même.
Le chef de projet : cette auto-organisation fonctionne sous le regard « bienveillant » du
chef de projet, qui intervient pour faciliter la mise en œuvre de pratiques collaboratives, débloquer une situation difficile ou animer une réunion de coordination.
• La recherche du consensus y est permanente : obtenir le consensus ne signifie pas que
tous les membres de l’équipe adhèrent inconditionnellement à toutes les décisions ;
mais cela suppose que personne n’est trahi, trompé ou laissé-pour-compte. Le
consensus est recherché pour améliorer la qualité de la décision, en envisageant tous
les arguments divergents et les différents scénarios possibles. Pour parvenir à une décision consensuelle, l’équipe doit accepter ses différends voire ses conflits pour trouver
une décision convergente.
Le chef de projet : il assiste l’équipe dans la résolution des conflits, en essayant
d’amener chaque membre à trouver un compromis. La difficulté réside dans le fait que
chacun a une façon différente de réagir dans un conflit, en fonction de sa personnalité.
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